Toux sèche avec ou sans mucosités

Toux sèche avec ou sans mucosités

Causes et Symptômes associés

Abcès au poumon:  Difficulté à avaler (si présence d’un corps étranger), essoufflement, fatigue, fièvre, mucosités nauséabondes, peau cyanosée (bleue), perte de poids, sueurs nocturnes

Allergie respiratoire:  Ecoulement nasal, essoufflement, gorge irritée, maux de tête, nez irrité/bouché, yeux cernés/injectés de sang/irrités qui pleurent ou qui coulent

Angine:  Amygdales enflées, rouges et couvertes de petites taches blanches, déglutition difficile, diarrhée, étemuements, fièvre, mal de gorge, raideurs dans le cou, rhume, taches blanches dans la gorge

Asthme:  Anxiété, difficulté à respirer, douleurs à la poitrine, essoufflement, respiration rapide/bruyante et sifflante, sécrétions abondantes, toux surtout le soir et la nuit

Cancer du poumon:  Douleurs thoraciqucs, essoufflement, mauvaise haleine, mucosités sanguinolentes, respiration bruyante, sueurs nocturnes, voix rauque

Ecoulement postnasal:  Besoin de se racler la gorge, sensation d’étouffement (rare), mauvaise haleine (parfois)

Grippe:  Brûlures dans les yeux, faiblesse musculaire, fièvre, frissons, gastro-entérite, maux de gorge, maux de tête, muscles douloureux, obstruction des fosses nasales avec écoulements, somnolence, sueurs nocturnes

Insuffisance cardiaque:  Difficulté à respirer après un effort, difficulté à rester allongé (surtout la nuit), fatigue; A un stade plus avancé : atrophie du foie ; crachats mousseux et sanguinolents ; cedème des pieds, des jambes, des cuisses et de l’abdomen ; pertes de mémoire ; respiration bruyante/difficile

Plurésie:  Douleurs lors de l’inspiration (cote gauche de la poitrine), fièvre (si d’origine infectieuse)

Pneumocytose: Fièvre. Plus tard : anxiété, peau bleuie

Psittacose:  Douleurs musculaires, fièvre, frissons, maux de tête

Rhume:  Écoulements nasaux, nez bouché, gorge irritée, mauvaise haleine, sueurs nocturnes, voix nasillarde

Sinusite: Douleurs faciales et oculaires, tangue, fièvre, gorge irritée, grande quantité de mucus vert et jaune, larmoiements, mauvaise haleine, maux de tête, nez bouché, voix nasillarde .

Trachéite:  Douleurs thoraciques, expectorations, toux pouvant devenir grasse

C’est le type de toux que l’on rencontre le plus souvent. Et aussi le plus bénin, en général. A ce symptôme, il existe beaucoup de causes, comme vous avez pu le voir. Mais ce qui revient le plus souvent, en tant que facteurs explicatifs, ce sont les allergies, les rhumes (en France, on en compte 58 millions par an, soit 1 par personne), l’écoulement postnasal et le reflux gastro-œsophagien.
Il arrive aussi que la toux sèche soit l’indice d’un problème au niveau du cœur ou d’une infection touchant directement les poumons. Mais lorsque cela se produit, rassurez-vous, d’autres symptômes se manifestent, qui font que l’affection en cause est facile à identifier.

Ce que vous pouvez faire 
Que vous ayez un rhume ou une allergie, la règle d’or reste et demeure toujours la même : beaucoup d’eau, beaucoup d’humidité.
En effet, c’est surtout en hydratant vos voies respiratoires que vous pourrez vaincre l’agent pathogène qui s’y est logé. Les autres traitements que vous pourrez suivre aideront certes, mais dans la mesure seulement où vos voies respiratoires sont dégagées.
Il ne faut pas perdre de vue que le terrain d’élection des microbes, virus et sources d’ennuis qui vous font vilainement tousser, c’est d’abord et avant tout la sécheresse.
Combattez donc le feu par l’eau, c’est dans le cas présent la seule garantie de succès.

S’il s’agit d’un abcès au poumon
Vous avez du pus dans les poumons, ce qui signifie qu’il faut agir vite. Il existe 2 causes possibles à votre maladie : soit une bactérie anaérobie (bactérie pouvant vivre sans oxygène), soit un corps étranger.

Un abcès au poumon, toutefois, n’apparaît jamais spontanément. Pour s’installer, il a en quelque sorte besoin d’un coup de pouce – ce que l’on appelle un « facteur favorisant ».
Les facteurs favorisants sont :
– l’âge avancé;
– les problèmes dentaires non résolus ;
– l’usage régulier de sédatifs ;
– l’alcool ;
– le tabac ;
– un cancer ;
– la mauvaise alimentation.

Comment traite-t-on un abcès au poumon ?
Tout dépend de la cause. Si un corps étranger (poussière, éclat de métal ou de verre, etc.) s’est logé dans les voies respiratoires, l’intubation sera sans doute nécessaire pour vous permettre de respirer convenablement. Parallèlement, il faudra pratiquer une succion du mucus accumulé dans le poumon touché.
L’infection elle-même sera traitée à l’aide d’antibiotiques. Quant au « facteur favorisant », s’il existe, il devra également être pris en charge.

Peut-on prévenir un abcès au poumon ?
En bonne partie, oui. Il s’agit tout simplement d’éliminer les facteur favorisants :
– cessez de fumer et/ou de consommer de l’alcool ;
– surveillez votre alimentation ;
– allez régulièrement chez le dentiste si vos dents vous posent des problèmes ;
– abandonnez l’usage des sédatifs ;
– faites prendre régulièrement une radiographie de vos poumons ;

S’il s’agit d’une allergie respiratoire
Le pollen au printemps vous cause-t-il quelques problèmes ? Et le poil du chien ou du chat de votre voisin, vous rcvulsc-t-il rien que d’y penser ? Vous arrive-t-il également d’avoir des quintes de toux inexplicables (en dehors de tout autre symptôme) ?
Si c’est le cas – et nombreuses d’ailleurs sont les personnes souffrant d’allergies respiratoires – le mieux serait de voir votre médecin. Généralement, ce type de problème se soigne au moyen d’antihistaminiques vendus en pharmacie.
– Néanmoins, vous pouvez aussi choisir de faire appel à des solutions originales et naturelles, comme l’œuf de caille – voyez l’encadré – ou celles que vous trouverez à la rubrique Écoulement nasal dans la section Nez et gorge.
Voyez aussi Yeux cernés dans la section Œil.

Un œuf de Colomb : l’œuf de cailleVoilà plus de 20 ans que les vertus antiallergiqucs des œufs de caille onl été démontrées. Mais, tout récemment, la recherche a permis de mettre sur le marché des comprimés contenant des extraits d’œufs de cailles tout aussi efficaces que le produit d’origine, mais sans en avoir les désavantages. Ces comprimés sont du type sublingual, c’est-à-dire que vous les laissez se dissoudre sous la langue.

La recherche ou l’expérience clinique a démontré l’efficacité de ce produit dans les cas suivants :
– rhume des foins ;
– asthme allergique (chez les enfants) causé par les acariens et les poussières ;
– rhinite allergique (chez les adultes), qui résulte d’une exposition aux acariens, poussières, plumes et poils d’animaux ;
– allergie alimentaires.

En plus de prouver l’absence de toxicité de ces extraits d’ceufs de caille, la recherche clinique n’a constaté aucune interaction entre ceux-ci et les médicaments employés couramment pour traiter les allergies.

 

S’il s’agit d’écoulement postnasal
On appelle  »écoulement postnasal » le réflexe par lequel les mucosités sécrétées par la muqueuse nasale sont refoulées vers la gorge au lieu d’être normalement évacuées par la bouche ou par le nez. Vous avez alors une sensation d’inconfort typique qui entraîne la toux et ce besoin quasi permanent de vous racler la gorge.
Une multitude de causes expliquent ce mal assez répandu :
– appartement trop sec ;
– allergie à une substance en particulier ;
– problème au niveau des muscles de la déglutition : mal de gorge chronique ;
– déviation des fosses nasales, et d’autres encore.
Cependant, la plus fréquente reste l’hypersécrétion des glandes de la muqueuse nasale. Normalement, celles-ci produisent de 1 à 2 litres de mucus par jour. Mais il peut arriver, et c’est sans doulo votre cas, qu’elles en produisent davantage et que ce surplus fassfl l’objet d’une évacuation rétrograde.

Que faire pour en venir à bout ?
Tout dépend de la cause, bien entendu. Si vous suspecte? une anomalie touchant les muscles de la déglutition (ils sont situés i
l’arrière de la bouche) ou les fosses nasales, il est impératif de voir votre médecin.
Il en va de même si vous ave/ mal à la gorge en permanence ou souffrez d’une allergie quelconque. Si vous êtes aux prises avec une hypersécrétion des glandes de la muqueuse nasale, comme c’est très souvent le cas, voici ce que vous pouvez faire :
– buvez beaucoup d’eau, de 1 à 2 litres par jour, pour fluidifier vos sécrétions ;
– mouchez-vous aussi souvent que possible ; installez un humidificateur si vous jugez votre appartement trop sec (en particulier dans la chambre à coucher) ;
– par temps froid, couvrez-vous de façon convenable (le froid, vous l’avez remarqué, accélère la production de mucus) ;
– la nuit, placez plusieurs oreillers sous votre téte de façon qu’elle soit surélevée ;
– évitez d’avaler volontairement vos sécrétions.

S’il s’agit d’histoplasmose
L’histoplasmose est une infection des voies respiratoires causée par les spores de l’un ou l’autre de ces champignons : Histoplasma capsulatum (qui sévit principalement en Amérique du nord, en Afrique et en Asie) et Histoplasma duboisii (que Ton retrouve uniquement en Afrique).

Ces 2 champignons proviennent essentiellement des déjections d’oiseaux ou de chauves-souris. La maladie se présente sous 3 formes : aiguë, chronique ou disséminée. Cette dernière est la plus grave, elle peut même être mortelle.
– Le traitement repose sur des antifongiques.

S’il s’agit d’une insuffisance cardiaque
C’est un mal assez répandu, malgré tout. On le reconnaît à la toux creuse, voire caverneuse de ceux qui en sont affectés. Un conseil : si vous avez tendance à avoir des sueurs froides, à éprouver une certaine gêne respiratoire surtout la nuit, courez voir votre médecin. C’est une urgence.

S’il s’agit d’une pneumocytose
C’est une infection des poumons due à un parasite ou à un champignon. Elle rend la respiration très difficile. En sont surtout victimes les immunodéprimés, c’est-à-dire les personnes atteintes d’un cancer, du sida, etc.
– Son traitement repose sur les sulfamides.

S’il s’agit d’unepsittacose
Les porteurs de cette maladie sont les oiseaux de la famille des psittacidés : perroquets et perruches, principalement. On retrouve dans leurs matières fécales une bactérie, Chlamydia psittaci, qui, une fois en suspension dans l’air, peut venir en contact avec les
voies respiratoires des humains de leur entourage.
Il existe 3 formes de psittacose : disséminée, pseudogrippale et pulmonaire. Dans votre cas, il semble que ce soit cette dernière qui
vous affecte.
– Le traitement de la psittacose se fonde sur l’administration d’antibiotiques. Mais si vous êtes en contact régulier avec un perroqun ou une perruche, le mieux serait de vous éloigner de l’animait sinon de vous en débarrasser.

S`il s’agit d’un reflux gastro-œsophagien 
Un problème fréquent, celui-là, beaucoup plus qu’on ne le pense. Il s’agit d’un défaut de l’estomac dont une petite partie cherche à passer dans le thorax à travers le diaphragme. Cela provoque une
hernie – l’hernie dite hiatale. Plus techniquement, le reflux gastro-œsophagien consiste en un retour du contenu acide de l’estomac dans l’œsophage. Il en résulte cette sensation de brûlure si désagréable que connaissent bien ceux qui font souvent face à ce problème. Cette sensation de brûlure fait principalement son apparition après un repas copieux. Le sujet – vous – se lève de table, se penche et hop ! la brûlure se manifeste.
Mais rassurez-vous, il est facile de mettre fin au reflux gastro-œsophagien. Voici quelques trucs simples :
– évitez les repas trop copieux. Si vous êtes une bonne fourchette,
mangez un peu plus souvent, voilà tout ;
– de même, ne consommez pas trop de boissons effervescentes. Elles n’aident pas votre cause ;
– accusez-vous un surplus de poids ? Si oui, tâchez d’y remédier. Des études le démontrent : l’obésité est pour beaucoup dans l’apparition du reflux gastro-œsophagien ; .
– essayez ce remède ancien mais fort efficace : buvez un verre d’eau chaude.
– en dernier recours, prenez un médicament antiacide. Ils ne vous fera pas de tort, mais tâchez de ne pas vous y habituer. Essayez plutôt d’éradiquer votre mal à la source, en mangeant moins et en oubliant quelque peu les boissons effèivëscentes.

S’il s’agit d’une trachéite
C’est une maladie qui, sous sa forme virale, se guérit facilement. Elle apparaît généralement au printemps ou à l’automne, lors des changements climatiques importants. Au bout de quelques jours de soins, habituellement, elle part comme elle est venue… en catimini.
Les soins à donner sont simples.
– Le conseil de base s’applique, à savoir beaucoup d’eau. N’hésitez pas, buvez-en de 8 à 10 verres par jour.
– A recommander également : les bains chauds et/ou les douches
chaudes. Ils aident à calmer l’inflammation.
– Non négligeables et mêmes très précieuses car elles sont un complément aux douches chaudes et aux bains chauds : les inhalations. Vous trouverez dans Mais aussi… quelques conseils à ce
propos : méthode à suivre, huiles essentielles à employer, etc.
Prenez beaucoup de vitamine C, environ 3.000 mg par jour, le temps que durent vos symptômes. Cette vitamine possède cette propriété unique : renforcer l’immunité. N’excédez pas la dose cependant, car la vitamine C, prise en trop grande quantité, provoque parfois de la diarrhée, donc la déshydratation.
Attention : si vous souffrez d’insuffisance rénale ou si votre sang accuse un surplus de fer, oubliez la vitamine C.
– Plus important que tout : si vous êtes fumeur, écrasez votre cigarette. Du moins pendant la durée de votre trachéite.
– Enfin, ne jetez pas votre dévolu trop vite sur les sirops vendus en pharmacie. Ils ne contiennent pas toujours les substances susceptibles de régler votre problème. En tout état de cause, cherchez
surtout les sirops renfermant du gai’acol ou de la guaïfcnésine. Cet antitussif ne supprimera pas votre toux comme par enchantement mais il renforcera les mécanismes de défence de votre organisme.

Gare à la bronchite
Il arrive très souvent en elïei qu’une simple trachéite se transforme en bronchite. Cela peut se produire au bout Je quelques jour à peine. Les symptômes seront alors une toux grasse accompagne de mucosités épaisses.  Une trachéite, normalement, se soigne dans la tiédeur du foyer sans qu’il soit besoin de médicaments. Il n’en va pas de même pour la bronchite. Son onginc étant le plus souvent bactérienne, elle
requiert des antibiotiques.

Mais aussi…
Contre la toux, rien de mieux, encore, que les bons vieux des naturels. Ceux qui ont fait leurs preuves, qui ont traverse le temps.
Les voici donc.
Miel et citron : la meilleure des combinaisons
En effet, pour combattre les maux de gorge souvent associés à la toux, rien de tel que ces deux ingrédients.
Le miel, tout d’abord, non seulement favorise la guérison des blessures et garde les plaies stériles, mais c’est aussi un excellent
antiseptique, selon le Dr P.J. Armon, d’Afrique du Sud.
– Mélangé au citron, son pouvoir curatif s’en trouve accru, il va sans dire.
La recette à suivre est très simple.
– Dans un grand verre d’eau chaude, diluez 30 mg de miel, auquel vous ajoutez le jus de 2 citrons bien fermes. Cette potion peut être bue, aussi bien que servir de gargarisme.
– Parlant de gargarisme, pourquoi ne pas essayer une cuillerée soupe de gros sel dans un verre d’eau chaude ? C’est à la fois efficace et très économique.

Obligatoires en cas de rhume : les inhalations
Bien sûr, vous pourrez passer à travers un rhume sans les inhalations, mais cela vous prendra plus de temps. Par conséquent, pour vous débarrasser au plus vite de vos mouchoirs, autant aller droit au but, sans concessions. Pour procéder aux inhalations, il faut très peu de choses : une chaise, une cuvette (ou une bassine) et une serviette suffisamment grande pour couvrir et votre tête et la bassine. À cela, ajoutez de l’eau très chaude et quelques gouttes d’huiles essentielles de pin ou d’eucalyptus.
– Faites vos inhalations 1 ou 2 fois par jour, à raison de 10 ou 15 minutes la séance, et en un rien de temps, vous le verrez, vous retrouverez votre mine épanouie.

À essayer : les sirops naturels contre la toux
À peine la bise venue, les pharmacies sont prises d’assaut par une cohorte de tousseurs en mal de sirops. Ils sont prêts à payer n’importe quel prix pour trouver le remède qui les allégera enfin de leur fardeau de microbes. Pourtant, en un tournemain, ils pourraient préparer eux-mêmes la décoction miracle.
– Voici donc pour vous une recette toute simple : dans une casserole, vous faites bouillir 120 g de miel et 30 g de graines de fenouil broyées. Filtrez ensuite pour éclaircir le tout.
– Autre recette : dans un pot, mélangez 120 grammes de miel et 6 gouttes d’huile essentielle de fenouil (ou encore, 3 gouttes d’huile essentielle de fenouil et 3 gouttes d’huile essentielle d’anis). Brassez bien et laissez reposer quelques temps.

Attention !
Si vous toussez surtout le soir et même la nuit, et que vous ignorez la nature de cette toux, il se pourrait que vous souffriez d’une affection particulière, à savoir l’asthme. Il reste une chose cependant : l’asthme est très difficile à diagnostiquer. Vous devrez subir maints tests, entre autres d’allergie. N’hésitez donc pas, appelez votre médecin et prenez rende-vous avec lui si jamais vous trouvez votre toux suspecte. De même, si vous apercevez du sang dans vos crachats, ne négligez pas ce « voyant rouge ». Certes, la présence de sang n’est pu nécessairement mauvais signe. Il se pourrait, par exemple, qu’il provienne d’un vaisseau éclaté dans le nez ou dans la gorge. Néan-moins, ne prenez aucun risque.

Commentaires