Toux avec mucosités sanguinolentes

Toux avec mucosités sanguinolentes

Causes et Symptômes associés

Bronchiectasie: Fièvre, infections pulmonaires répétées, mauvaise mine, mucosités abondantes, perte de poids, très mauvaise haleine

Cancer du poumon:  Douleurs à la poitrine, respiration bruyante, souffle court, sueurs nocturnes, toux avec mauvaise haleine, toux persistante (avec parfois des mucosités sanguinolentes), voix rauque

Infection à la poitrine:  Douleurs, fièvre, mucosités verdâtres et/ou jaunâtres

Insuffisance cardiaque: Difficulté à respirer après un effort, difficulté à rester allongé (surtout la nuit), fatigue;  A un stade plus avancé : atrophie du foie ; crachats mousseux ; œdème des pieds, des jambes, des cuisses et de l’abdomen ; pertes de mémoire ; respiration bruyante/difficile

Pneumonie:  Battements de cœur rapides, douleurs thoraciques lors de l’inspiration, essouflement, fièvre, frissons intenses, lèvres violacées, odeurs corporelles, toux grasse

Sténose de la valvule mitrale:  Battements de cœur rapides, essoufflement, fatigue, palpitations (phase initiale), toux avec mucosités sanguinolentes, veines des pommettes dilatées (apparence congestionnée)

Tuberculose:  Douleurs à la poitrine, essoufflement, fatigue, fièvre (surtout le soir), perte de poids, sueurs nocturnes/froides, toux grasse

Prenez garde 
II ne s’agit pas ici de paniquer mais d’être sur ses gardes. Si vous êtes jeune et en bonne santé et que vous ne fumez pas ou peu, le pire qui puisse vous arriver, c’est qu’une veinule ait éclaté tout simplement dans votre nez. JUen de grave, donc.
Si vous avez 50 ans et plus, par contre, et que vous êtes rumeur, li les risques sont accrus. Voyez votre médecin, qui vous examinera probablement en profondeur. Gardez toujours en mémoire, si ce n’est déjà fait, que le risque de lésions pulmonaires s’accroît avec l’usage du tabac.

Ce que vous pouvez faire
Si vous notez la présence de sang dans vos mucosités, restez calme. Très souvent, en effet, ce phénomène n’est que passager. Le lendemain il n’y paraît plus. Mais si la chose se répète plus de 2 ou 3 fois, prenez rendez-vous à la clinique. Il est tout probable qu’une veinule se soit rompue, mais ne prenez aucun risque. Vous n’avez qu’une santé.
S’il s’agit d’une bronchiectasie 
Elle se traduit par une dilatation anormale des bronches. Il en existe 2 formes : diffuse et localisée.
– La forme diffuse fait suite à une maladie infectieuse (rougeole, par exemple) et son traitement fait appel à la kinésithérapie.
– La forme localisée, elle, apparaît après une affection broncho-pulmonaire et son traitement est chirurgical.

S’il s`agit d’un cancer du poumon
Fumer alors que Ton souffre d’une affection bronchopulmonaire revient à demander à un poisson de respirer en dehors de l’eau. Soyez logique avec vous-même !

S’il s’agit d’une infection à la poitrine
Vous êtes sans doute victime d’une rupture de vaisseau liée à un état pathologique mineur : rhume, mal de gorge, sinusite, etc. Il n’y a donc pas lieu de vous affoler.  Il arrive très souvent, en effet, qu’un vaisseau ou une veinule éclate à force, par exemple, de se moucher, de renifler ou de se racler la gorge.
Gardez votre sang-froid (cela dit sans jeu de mots) et tout rentrera dans Tordre. Mais si le problème persiste, le conseil d’usage s’applique : voyez votre médecin.

S’il s’agit d’une pneumonie
La pneumonie, comme du reste la bronchiectasie (qui est une dilatation pathologique des bronches), appelle un traitement de choc d’ordre médical. Beaucoup de gens meurent de pneumonie, faute de soins rapides. Au début du siècle, elle était d’ailleurs la principale cause de mortalité. De nos jours, la situation s’est améliorée mais, aux États-Unis par exemple, 40.000 personnes décèdent encore chaque année de cette maladie. En France, on compte près de 15.000 décès pour la pneumonie et la bronchopneumonie (chiffres de 1995).
Il ne faut donc pas la négliger. Rappelons que très souvent la
pneumonie survient lorsque l’organisme est affaibli. C’est ce qui explique pourquoi tant de personnes atteintes de maladies dégénératives comme le cancer, le sida, etc., meurent finalement non pas directement du cancer ou du sida mais de pneumonie.
Le Dr Stogner a parfaitement raison : « Si vous croyez avoir un
pneumonie, vous devez voir votre médecin. Cette maladie peut être mortelle. »

Peut-on prévenir la pneumonie ?
Bien sûr que oui. Du moins, dans une large mesure. Si votre organisme est déjà affaibli par une maladie, vous devrez certes redoubler de prudence, mais si vous jouissez d’une bonne santé générale, vous pouvez éviter la pneumonie. Que faire ? Gardez-vous en forme. Evitez les excès de poids et faites de l’exercice de manière à accroître votre résistance physique. Si vous êtes un candidat aux rhumes et autres affections saisonnières, aussi paradoxal que cela puisse paraître, toussez. Vous vous débarrasserez ainsi plus facilement des bactéries qui logent dans vos voies respiratoires.

Si vous êtes une personne à risque (vous êtes âgé ou de santé fragile, vous souffrez d’une maladie chronique aux poumons, de diabète), faites-vous vacciner chaque année.

Mais aussi…
Si vous êtes atteint de pneumonie et que le médecin vous a prescrit des antibiotiques, ne faites pas l’erreur commune, à savoir cesser de prendre votre médication sous prétexte que vous vous sentez mieux.
Dites-vous bien que la dose recommandée par votre médecin doit être prise intégralement. Sinon, c’est la rechute assurée. Toute présence de sang dans les mucosités doit être prise au sérieux. Il ne s’agit pas, bien sûr, de vous affoler, mais d’être conscient qu’il y a peut-être là un problème et qu’il faut le régler.
Trop de gens, lorsqu’ils sont placés devant un symptôme plus ou
moins alarmant, ont hélas un réflexe de panique. Résultat, ils se
mettent la tête sous terre et « oublient » de s’adresser à un méde-
cin, de crainte de se voir confirmés un verdict désastreux. Ce n’est pas toujours le cas, heureusement, mais comme dit le proverbe : « Prudence et sagesse sont toujours de mise « . D’autant plus, n’est-il pas vrai, que toute maladie prise à temps est déjà à moitié guérie.

 

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