Taches rouges virant au pourpre ou au noir

Taches rouges virant au pourpre ou au noir

Causes et Symptômes associés

Carence en vitamine C: Déchaussement des dents, faiblesse, fragilité des os, hémorragies gingivales et des muqueuses, inflammation des gencives, lèvres et commissures des lèvres fendillées, taches rouges provoquées par des hémorragies sous-cutanées. Chez les enfants : douleurs intenses dans les jambes, perte d’appétit, perte de poids

Empoisonnement du sang (septicémie, bactériémie): Diarrhée, éruptions cutanées d’une multitude de plaques rougeâtres, bleuâtres ou noires, fièvre irrégulière accompagnée d’une sudation intense, frissons intenses, maux de tête violents, papules et cloques cutanées

Endocardite: – En cas d’endocardite lente : douleurs articulaires et musculaires, éruptions de petites taches rouges ou pourpres sur tout le corps, fatigue, fièvre (souvent le seul symptôme apparent), frissons, pâleur du visage, perte d’appétit, placards rouges sur la paume des mains et la plante des pieds, rythme cardiaque irrégulier et/ou rapide, saignements du nez, sang dans les urines – En cas d’endocardite aiguë : fièvre élevée et irrégulière, forte diarrhée, frissons, maux de tête, transpiration intense, souffle au cœur

Méningite: – Chez l’adulte : délire, coma (si non traitée), convulsions, éruptions de petites taches rouges ou pourpres sur tout le corps,  fièvre élevée, intolérance à la lumière et au bruit, maux de tète intenses et persistants, raideurs dans le cou et la colonne vertébrale, vomissements – Chez ic nourrisson : air malade, convulsions, irritabilité, manque d’appétit, vomissements (aucun des signes classiques : raideurs de la nuque, intolérance à la lumière et au bruit, etc., ne s’appliquent au nourrisson) – Chez l’enfant : air malade, convulsions, changement brusque de comportement, maux de tête, raideurs de la nuque, vomissements

Peste: Etat de stupeur, éruptions de taches rouges tournant au noir, fortes fièvres, frissons, grosseurs aux aines, sous les aisselles et ailleurs sur le corps

Sprue (stéatorrhée idiopathique): Abdomen ballonné et sensible, affaiblissement, anémie, gaz intestinaux, diarrhée claire et mousseuse, langue rouge, perte d’appétit et de poids, pigmentation brunâtre au niveau du tronc et des membres, teint pâle (la maladie a le temps de bien s’installer avant que les premiers symptômes n’apparaissent)

Typhus: Congestion du visage, courbatures, délire, éruption de taches rougeâtres qui tournent au noir, état de stupeur, fatigue, forte fièvre qui dure une dizaine de jours, langue chargée, pouls faible et accéléré, violents maux de tête

Ce que vous pouvez faire
L’apparition de taches rouges devenant pourpres ou noires recèle souvent un problème majeur qui met votre survie en danger. Ne les prenez donc jamais à la légère. Au moindre doute, consultez rapidement votre médecin. Et si vous reconnaissez les symptômes d’une maladie grave, ne coure pas de risque, rendez-vous au centre d’urgence le plus proche.

S’il s’agit d’une carence en vitamine C (scorbut)
Le scorbut, une conséquence directe d’une avitominosc C, a tué des centaines d’hommes naviguant vers la « Nouvelle-France ». C’est d’ailleurs à cette époque ( 1754) que fut rédigé le premier traité sur le scorbut. Le traitement préconisé était fort simple : consommer régulièrement du jus de citron, un aliment riche en vitamine C.
De nos jours, vous risquez très peu de souffrir de scorbut. Pour combler vos besoins en vitamines C, il vous suffit de consommer
régulièrement des aliments qui en contiennent. Vos meilleures sources sont : agrumes, légumes verts (poivron et piment, notamment), mangue, papaye crue, jus de tomate, fraises. La dose quotidienne recommandée varie d’une personne à l’autre, tout dépendant si vous êtes fumeur ou non. Mais en moyenne, 500 mg constituent un bon point de départ. Si vous fumez, vous pouvez aisément doubler, voire tripler la recommandation. Une seule cigarette, en effet, détruit l’équivalent de 30 mg de vitamine C.
– Si vous souffrez d’une avitaminose C, les doses peuvent encore être augmentées jusqu’à 4.000 mg par jour mais vous ne devez pas prendre l’initiative d’une telle posologie. Consultez votre médecin.

S`il s’agit d’un empoisonnement du sang (septicémie, bactériémie)
Un empoisonnement du sang peut survenir suite à des soins chirurgicaux (soins dentaires, avortement, pose d’un stérilet, ablation
des amygdales, etc.) ou suite à une simple égratignure ou à une brûlure légère.
Ce sont là autant d’occasions qui peuvent entraîner une infection surtout si votre organisme est incapable de circonscrire les bactéries sur les lieux de la lésion. L’empoisonnement sanguin peut entraîner la mort en moins de quelques jours si un traitement énergique n’est pas administré rapidement. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement à risque, ce qui, bien sûr, justifie l’importance d’une bonne prévention. Lorsque vous vous blessez, nettoyez rapidement la plaie à l’eau claire puis ajoutez un médicament désinfectant. Vous avez l`embarras du choix. Outre les onguents vendus en pharmacie, vous pouvez aussi avoir recours à des préparations naturelles telles l`onguent de consoude, le gel d’aloe vera, la boue d’argile, etc.
– Si, malgré tout, la plaie devient purulente et que les tissus avoisinants rougissent, consultez rapidement votre médecin.

S’il s’agit d’une endocardite
Le suffixe « ite » indique qu’il s’agit d’une inflammation. Une inflammation de l’endocarde en l’occurrence, une membrane qui recouvre les cavités du cœur.
– Que vous soyez en présence d’une endocardite lente ou aiguë,  vous avez besoin de soins rapides. En fait, toute fièvre qui dure et dont vous ignorez la cause devrait nécessairement faire l’objet d’une investigation, et ce d’autant plus rapidement que la fièvre est intense.

S’il s’agit d’une méningite
Les méninges sont des membranes fibreuses qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Ces tissus peuvent s’enflammer,
provoquant ainsi une méningite. Même si le taux de mortalité est aujourd’hui nettement moindre (de 90 %, il n’y a pas si longtemps, il n’est plus que de 4 %), la méningite n’en reste pas moins une maladie avec laquelle il ne faut pas badiner.
– Dès les premiers symptômes, consultez rapidement votre médecin.
– Dans certains cas, la survie du malade en dépend. Certaines formes de méningites peuvent aussi laisser des séquelles pénibles (cécité, surdité, arriération mentale, paralysie) si elles ne sont pas traitées assez rapidement. Côté diagnostic, notez que l’éruption de taches rouges ou pourpres sur l’ensemble du corps est une caractéristique majeure de la méningite méningococcique, la forme la plus répandue de méningite. Reste que le diagnostic et le traitement de la méningite seront finalement déterminés par l’analyse du liquide céphalo-rachidien baignant le cerveau et la moelle épinière et par la culture de certains germes.

S’il s’agit du purpura (thrombopénique idiopathique)
Le purpura se caractérise par l’apparition spontanée de taches rouges qui tournent ensuite au jaune. Elles sont causées par des dépôts de sang sous la peau. Le purpura résulte le plus souvent d’une réaction allergique, dans lequel cas il est dit symptomatique ou secondaire.
Cependant, il peut aussi être provoqué par une infection, ce qui est plus sérieux. Dans une forme particulière de purpura – la throm-bocytopénie idiopathique – on observe une grande fragilité des capillaires doublée d’un manque de plaquettes sanguines. (On sait que les plaqueUes sanguines permettent la coagulation du sang en cas de lésions ou de blessures.) Bien que les cas soient rares, certaines hémorragies liées à cette forme de purpura sont mortelles.
– Vous avez donc tout intérêt à consulter un dermatologue pour savoir exactement de quoi il retourne. Ce dernier tentera de déterminer la cause de votre purpura et vous administrera un traitement approprié.

Mais aussi…
Comme vous avez pu le constater, toutes les maladies qui précèdent sont causées par une infection quelconque : infection des méninges, de l’endocarde, de la muqueuse intestinale, etc. ).
Et votre principal atout pour déjouer les infections quelles qu’elles soient, c’est de vous doter d’un système immunitaire efficace. Lisez donc ce qui suit.

Votre système immunitaire a-t-il besoin d’attention?
Si votre organisme éprouve de la difficulté à se. défendre contre ses agresseurs, votre système immunitaire a certainement besoin d’être vivifié. Voici quelques galvanisantes recommandations.

N’abusez pas des antibiotiques
La découverte des antibiotiques a constitué une véritable révolution dans le domaine médical. Grâce à la pénicilline, on pouvait dorénavant soigner plusieurs maladies jadis mortelles.
S’il est toujours vrai que les antibiotiques agissent efficacement
pour plusieurs infections, on constate désormais que certains virus et
bactéries ont peu à peu développé une résistance à ces antibiotiques.
0 Pour contrer cette escalade, ne prenez des antibiotiques que lors-
que vous ne pouvez pas vraiment faire autrement. De plus, insistez auprès de votre médecin pour qu’il vous prescrive un antibiotique spécifique plutôt qu’un antibiotique à large spectre.

Nourrissez-vous sainement !
« Que ton aliment soit ton remède », disait Hippocrate. Deux mille ans plus tard, cette maxime reste toujours aussi valable. Même dans les milieux médicaux pourtant plus enclins à promouvoir la « pilule » et le bistouri, on admet de plus en plus l’importance d’une alimentation saine et variée. Rappelons qu’une telle alimentation devrait inclure des fruits et légumes en abondance, des céréales entières, des légumes secs, du poisson, des fruits de mer mais peu de viande.
– Consommez vos aliments frais. Privilégiez les fruits, légumes et céréales de culture biologique, les viandes et les produits laitiers
provenant d’animaux nourris avec des céréales biologiques. Les pesticides sapent votre système immunitaire. Des études ont notamment démontré que certains pesticides modifient l’action des vitamines C et A, lesquelles jouent un rôle essentiel sur le plan immunitaire.

Dormez sur vos 2 oreilles au moins 8 heures par jour !
Au début du siècle – Thomas Edison n’avait pas encore inventé l’ampoule, à l’époque – nos pères et mères dormaient en moyenne 9 heures par nuit. Nous en dormons aujourd’hui environ 7 et demi. Les spécialistes affirment que la population souffre d’un manque chronique de sommeil. Sans compter que pour les citadins de plus en plus nombreux que nous sommes, les nuits ne sont pas aussi reposantes qu’elles l`étaient jadis. Il n’est donc pas étonnant que votre organisme et, par conséquent, votre système immunitaire manquent d’ardeur.

Allez jouer dehors !
C’est mille fois prouvé, le grand air et l’exercice n’ont pas leur pareil pour vous aider à « décompresser ». Faites-vous un devoir de mettre le nez dehors au moins 30 minutes par jour, que ce soit pour marcher d’un pas tranquille, pour courir, pour jardiner, etc. Les bienfaits d’une telle pratique se feront rapidement sentir, aussi bien sur votre forme physique que sur votre moral qui, comme on le sait, n’est pas sans influencer votre système immunitaire. Tout est lié !

Laissez les plantes vous aider !
Certaines plantes s’avèrent tout à fait efficaces pour vous aider à lutter contre les infections et pour fortifier votre système immuni-
taire.
Il s’agit de :
– l’astragale ou huang qi (Scrophularia spp.)y une plante majeure reconnue depuis la nuit des temps en Chine pour ses propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires. Les Chinois la recommandaient aussi pour stimuler l’énergie vitale (le Jing) ;
– la rudbeckie (Echinacea spp.)y une plante familière de nos jardins. Tout comme l’astragale, la rudbeckie améliore la résistance de l’organisme contre les attaques de toutes sortes.

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