Stress excessif

Stress excessif (anxiété, nervosité, surmenage, etc.)

Causes et Symptômes associés

Difficultés psychologiques – Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête, etc.), fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, pertes de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements.

Difficultés socio-économiques – Idem ci-dessus

Épisode traumatique passager ou prolongé – Idem ci-dessus.

Hypertension artérielle – Initialement, aucun dans 50 % des cas
Bourdonnements d’oreille, étourdissements/ vertiges, maux de tête la nuit ou au réveil, nervosité, troubles oculaires. Signaux subséquents: douleurs à la poitrine, mictions nocturnes/fréquentes et excessives, paralysie passagère des membres, saignements
du nez, respiration difficile, troubles ocu- laires sévères.

Hvperthyroïdie – Amaigrissement (sans perle d’appétit), battements de cœur accélérés et irréguliers, bouffées de chaleur, crampes musculaires, démangeaisons oculaires, dérèglement du cycle menstruel (chez la femme), faiblesse générale, goitre (parfois), hyperactivité, protubérance oculaire unilatérale ou bilatérale (it peut même y avoir une difficulté à fermer Toril protubérant ou les deux yeux), sensibilité à la lumière, transpiration excessive, tremblement des doigts, vision floue, yeux cernés et/ou secs.

Manque de sommeil – Idem.

Mode de vie – Idem.

Sclérose en plaques – Douleurs faciales, engourdissement, fai-
blesse musculaire croissante, fatigue, fourmillements, incontinence unnaire, mouvements incontrôlable des yeux, paralysie faciale, perte de la libido ou frigidité/ impuissance, pertes de mémoire, raideurs
musculaires, troubles de la coordination (perte d’équilibre, etc.). troubles émotifs, vertiges, vision floue/dédoublée.

Qu’est-ce que le stress?
Le stress est une séquence de réactions biochimiques complexes
associées à la survie et qui sont inscrites dans la partie la plus primitive de votre système nerveux. Hans Selye, qui est le premier à
l’avoir systématiquement étudié, le définissait globalement comme
étant le syndrome général d’adaptation.
Dès qu’il y a un danger imminent, votre cerveau sonne l’alarme
et votre organisme réagit par divers mécanismes qui vous permettront de vous défendre avec un maximum de vigueur et d’efficacité.
Il y a d’abord production d’hormones de stress (adrénaline, cortisol, etc.) qui provoquent une vasoconstriction généralisée. Celle-ci
accélère l’arrivée du sang dans les muscles.
Faites l’expérience suivante. Effectuez un certain type d’exercice
lissez exigeant en temps normal quand vous vous sentez relax. Par
exemple, des « pompes ».
Dés que vous êtes en colère ou que vous ressentez une grande tension mentale, refaites des « pompes » Vous serez peut-être surpris de constater que vous pouvez facilement faire vos « pompes » habituelles et même facilement améliorer votre record d’un bon quart. Outre ce réflexe vasoconstrietcur de base, s’ajoute le fait que vos pupilles s’agrandissent comme pour intimider votre adversaire et que vos poings ont instinctivement tendance à se serrer.

Quand le stress devient-il négatif?
La civilisation moderne n’a pas éteint ce réflexe primitif et universel d’auto-défensc qu’est le stress aigu. Et même si vous n’avez pas à vous battre contre un lion, cette « explosion » de vigueur liée au
stress a tendance à se produire des que vous ressentez une forme de
risque ou de danger – réel ou non.
Certes, il est normal d’avoir une montée d’adrénaline dans une situation de travail où, par exemple, on remet en question votre
compétence ou bien lorsque vous devez apprendre une nouvelle technologie. Même si votre vie n’est pas à proprement parler en danger, votre survie (nourriture, logement, etc.) l’est par contre puisque vous dépendez de l’argent que fournit votre travail. Néanmoins, votre réaction est bien souvent disproportionnée par rapport à ce que vous vivez en réalité.
Ainsi, la montée d’adrénaline vous donne l’énergie pour donner une correction au supérieur qui vous fait des remontrances, mais ce n’est sans doute pas la réaction la plus souhaitable dans ce contexte.

Ce que vous pouvez faire

S’il s’agit de difficultés psychologiques
Qu’il s’agisse de névrose, de dépression ou de troubles sexuels, vos difficultés psychologiques ont toutes une composante de stress
qui agit comme cause ou facteur d’aggravation. Dans bien des cas.
la consultation s’impose pour s’attaquer à la racine du problème.
Vous pouvez néanmoins corriger par vous-même certains aspects
de ce stress avec les recommandations qui suivent.

S’il s’agit de difficultés socio-économiques
Le chômage et la pauvreté sont synonymes d’inaction, d’ennui et
d’anxiété, et donc aussi d’alcoolisme ou d’abus de tranquillisants. Il
y a le stress des gens qui travaillent trop et celui de ceux qui ne
travaillent pas. Mais le stress lié à la perte ou au manque d’emploi
est en fait l’un des plus dommageables qui soit.
C’est la base même de votre structure psychique qui est potentiellement minée.
D’une part, il y a cette insécurité presque « animale » causée par la
crainte de ne pouvoir manger et se loger convenablement (et aussi
de prendre soin de ses proches dans bien des cas). Bref, c’est votre
instinct de survie anccstral qui est en permanence sur la brèche.
D’autre part, il se produit une perte d’identité, voire de dignité
(surtout chez les hommes), qui va en s’accentuant à mesure que la
situation persiste.
Ici, vous pouvez choisir de vous replier dans un état de prostra-
tion, ce que le professeur Laborit appelait l’éiat d’inhibition de
l’action ». C’est ce mécanisme primitif qui vous amène à faire
comme l’autruche qui s’enfouit la tête dans le sable ou comme une
souris qui se fige lorsque le chat est devant elle.
Ne pouvant ni fuir ni combattre, vous vous immobilisez telle une
statue de sel en croyant vous mettre à l’abri du danger. Mais vous
risquez surtout de vous faire détruire!
Il est vrai que cette attitude peut s’avérer utile dans certains cas,
comme par exemple lorsqu’un oiseau de proie vole au-dessus d’un lapin. Si le lapin ne bouge plus, l’oiseau de proie ne pourra plus le repérer par ses mouvements.

Reste que, pour soulager l’angoisse de survie plus animale, le mieux est d’agir et de travailler d’abord sur la conscience de votre valeur – donc sur votre identité. Vous avez davantage de prise dessus puisqu’il s’agit d’un phénomène plus psychologique que biologique.

Mais comment faire?
Certes, en ce moment, vous ne pouvez pas prouver votre valeur
de la façon habituelle, c’est-à-dire par l’exercice de votre profession
et votre capacité de ramener de l’argent à la maison.
Par exemple, astreignez-vous à faire une période d’entraînement
physique vigoureuse tous les jours. C’est une bonne façon d’accu-
muler un capital de volonté et de vitalité pour traverser une longue
période de disette psychique.
Ou encore, explorez un talent potentiel. Peut-être êtes-vous doué
pour le dessin, la peinture, le bricolage, etc. Produisez des choses
dont vous serez fier ou qui vous seront utiles.
C’est aussi le temps de faire un peu de philosophie et de vous
pencher sur le sens profond des choses. Ici encore, la pratique de la
méditation et de la relaxation vous fera le plus grand bien.
En vous attaquant de la sorte au problème de l’identité, vous
découvrirez que votre identité ne repose pas seulement sur votre
compte en banque ou votre position sociale.

S’il s’agit d’an épisode traumatique passager ou prolongé
Personne n’est à l’abri d’un stress extrême lié à un événement
dramatique : accident, divorce, mort d’un proche, rencontre avec un
employeur. Ce stress, s’il se prolonge, peut affecter sérieusement
votre santé puisque votre système immunitaire ne réagit plus aussi
efficacement, comme le montrent bien diverses études statistiques.

S’il s’agit d’hypertension artérielle
Consultez les rubriques:
Miction fréquente et impérieuse dans la section Appareil urinaire;

S’il s’agit d’hyperthyroïdie
Consultez la rubrique Goitre dans la section Peau, cheveux et
ongles.

S’il s’agit de maladies chroniques et/ou graves
Toute maladie chronique ou potentiellement mortelle et tous les
traitements qui y sont associés génèrent un stress cxuème, tant men-
tal que physique. Vous avez donc tout intérêt à diminuer au maxi-
mum ce stress pour favoriser la guérison ou la stabilisation de votre
maladie.
Voyez donc les indications qui sont données plus loin pour lutter
contre le stress. Vous trouverez notamment des conseils pour prati-
quer la visualisation thérapeutique, qui permet non seulement de
réduire le stress mais aussi de travailler sur le processus pathogène.
Pour en savoir plus sur votre problème de santé, consultez le lexique des maladies à la fin de cet ouvrage pour repérer la(les) rubriques) qui en parlent).

S’il s’agit d’un manque de sommeil
Vous pouvez manquer de sommeil parce que vous n’avez pas le
temps (ou ne prenez pas le temps) de dormir, ou encore parce que
vous souffrez d’insomnie.
Dans le premier cas. cela peut s’expliquer par un sUess qui vous
fournit un surcroit d’énergie vitale (la fameuse « adrénaline »!) et
vous tient éveillé. Votre organisme peut endurer un tel niveau
d’activité – et de manque de sommeil pendant un certain temps.
Dans le deuxième cas. un certain niveau de stress chronique crée
de l’insomnie. Celle-ci, à son tour, vous rend plus irritable, plus
tendu durant la journée. Peu à peu, votre niveau de stress chronique
s’amplifie. Il vous devient de plus en plus difficile de vous endormir
ou d’avoir un sommeil profond et reposant. L’insomnie devient
chronique, tout comme le stress.

S ‘il s’agit de votre mode de vie
Beaucoup de gens se plaignent de stress, mais ont de la difficulté
à reconnaître que leur mode de vie en est largement responsable.
Voici quelques conseils à cet effet.
Pour l’excès de travail
Vous ne le savez sans doute que trop: nous vivons dans une
société qui valorise énormément l’effort et le travail.
C’est pourquoi bien des gens qui poussent à bout leur « machine »
n’auraient jamais l’idée de se sentir coupables parce qu’ils tra-
vaillent trop. Et pourtant, d’une certaine façon, ils ne valent guère
mieux que l’alcoolique qui se « défonce » jour après jour.
De là vient d’ailleurs l’expression anglaise « workalcoholic » pour
désigner le « boulomanc ».
Pire, il est maintenant établi que le « boulomanc » devient rapide-
ment contreproductif et peut même représenter un grave risque pour
sa société s’il occupe un poste de cadre. Et jusqu’à un certain point.

S il s agit de la sclérose en plaques
Consultez la rubrique Faiblesse musculaire dans la section Symptômes généraux.

Mais aussi…
Les calmants et les techniques de relaxation peuvent venir à bout
du stress aigu et favoriser la phase de récupération après un événement traumatique.
Il n’en demeure pas moins que l’idéal est d’augmenter par avance
votre résistance de base au stress.
Même une personne très nerveuse peut développer une remarquable capacité d’adaptation aux agents stressants. Et, comme le démontrent bien des cas, le fait d’avoir vécu une enfance extrêmement difficile (adoption, inceste, violence conjugale, etc.) ou un début de vie adulte très éprouvant, n’est pas un obstacle au bonheur.

Comment pratiquer la relaxation
La pratique de la relaxation vise à vous détendre, tant à un niveau
physique que psychique, et donc à « nettoyer » les aspects néfastes du
stress. Nous vous proposons ici 2 techniques de relaxation qui se
travaillent de manière diamétralement opposée. Vous pouvez les
utiliser alternativement, en fonction de votre état particulier ou des
circonstances.

Comment pratiquer la visualisation
Vous savez maintenant comment vous détendre. Vous pouvez alors combiner la pratique de la relaxation à celle de l’imagerie mentale

1. Trouvez le bon moment
Un jour, vous pourrez pratiquer la visualisation dans n’importe
quelle circonstance – ou presque. Pour vos débuts, il est préférable
de vous placer dans les meilleures conditions possibles.
Assurez-vous donc que vous avez tout le temps devant vous et
que vous ne serez dérangé en aucune façon.
Notez que les minutes qui précèdent l’endormissement ou celles
qui suivent votre réveil matinal facilitent beaucoup le travail de
visualisation puisque vous êtes alors beaucoup plus en contact avec
votre subconscient.

2. Adoptez la bonne attitude corporelle
La visualisation se pratique bien lorsque vous êtes couché, mais
vous risquez de vous endormir.

3. Concentrez-vous sur votre respiration pendant quelques minutes
Comme pour la relaxation (voyez plus haut), respirez profondément pour allonger votre expiration. Lorsque vous sentez que votre esprit s’est ouvert à une dimension plus subtile et plus intérieure, vous êtes à commencer vos visualisations.

4. Faites le point sur ce que vous souhaitez vraiment
Vos besoins relèvent de l’ordre physique, affectif, mental ou spirituel. Dans le contexte qui vous préoccupe ici, il s’agit plus vraisemblablement de problèmes qui concernent votre santé physique (douleurs, limitations, etc.) ou psychologique (stress, etc.).

5. Créez ensuite une image qui évoque clairement votre problème de santé
Prenons l’exemple d’un mal de tête récurrent. A quoi vous fait-il
penser?
Par exemple:
– avez-vous l’impression de recevoir des coups de marteau sur la tête?

6. Transformez l’image négative en image positive
Des que vous aurez une idée claire de votre mal, vous pouvez
agir dessus et la corriger à votre gré. Prenez l’image mentale choisie
et retravaillez-la comme un poète joue avec une métaphore.

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