Selles douloureuses

Selles douloureuses

Causes et Symptômes associés

Cancer colorectal: Alternance de constipation et diarrhée, anémie, ballonnement abdominal, douleurs à l’abdomen, fièvre, flatulences, matières fécales rétrécies, sang dans les selles

Constipation: Varient en fonction de la cause

Dysenterie bacillaire (shigellose): Diarrhée, douleurs abdominales, tievre, nausées, vomissements

Fissures anales: Constipation, démangeaisons et douleurs anales accentuées lors de la défécation et en position assise, légers saignements à l’anus, relations sexuelles douloureuses, sang dans les selles

Hépatite virale:  Blanc des yeux jaune, courbatures, démangeaisons généralisées avec ou sans éruptions, (lèvre modérée, hypertrophie et sensibilité du foie, fatigue extrême, hoquet, jaunisse, mauvaise haleine, nausées, perte d’appétit, sueurs nocturnes, urines foncées

Lymphogra-nulomatose vénérienne: Chancre ulcéreux sur les parties génitales, démangeaisons anales, diarrhée, douleur à l’abdomen, écoulement de pus, éruptions cutanées, fièvre, gonflement des ganglions de l’aine, maux de tête, nausées, perte d’appétit, sensation de malaise

Maladie de Crohn: Anémie, bruits abdominaux excessifs, constipation ou diarrhée, démangeaisons anales, dénutrition, douleurs arthritiques, douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen, fièvre modérée, fissures anales, hémorragies rectales, nausées, perte de poids, sang dans les selles, selles très mal-odorantes (parfois), vomissements

Polype digestif: Diarrhée, saignement à l’anus

Rcctite: Diarrhée, douleurs au rectum, faux besoins, fièvre, sang dans les selles

Rectocolite hémorragique lorragique: Bruits abdominaux excessif, diarrhées avec sang, douleurs à l’abdomen Parfois : fatigue, perte de l’appétit, perte de poids, saignements rectaux, selles très mal-odorantes

Il vous en cuit ?
Si vous craignez d’aller à la selle parce que chaque fois l’épreuve est cuisante, un bon conseil : demandez un examen proctologique (examen du rectum). Grâce à cet examen, vous en aurez le cœur net, si l’on peut dire. Des selles douloureuses sont un phénomène courant, particulièrement chez les constipés. L’accumulation de matières fécales est chez eux telle, parfois, qu’elle rend l’évacuation très difficile.
Mais chez d’autres personnes, ce peut être tout autre chose. Une
infection, par exemple. Les infections du rectum, voire de l’anus, ne sont pas rares. Entre autres, elles sont monnaie courante chez les personnes ayant des rapports sexuels non protégés. Mais le simple de fait de consommer un aliment contaminé peut aussi, et même souvent, donner le même résultat.

Ce que vous pouvez faire 
Êtes-vous régulièrement constipé ? La cause de vos soucis serait-elle là ?  Si vous suspectez une autre cause, consultez. N’oubliez pas : pour le cas où une infection serait le vecteur responsable, il vaut d’origine vénérienne. Vous ne tenez assurément pas à contaminer tout votre entourage.

S’il s’agit d’une dysenterie bacillaire (shigellose)
Avez-vous séjourné, tout dernièrement, dans un pays du Tiers-Monde ? Ou, plus simplement, avez-vous été mis en contact avec un
environnement où les plus simples mesures d’hygiène faisaient
défaut ? Si c’est le cas, cessez de chercher le coupable à vos crises de
diarrhée, de vomissements et de problèmes de selles en général. Vous l’avez trouvé. Il s’agit de la shigellose. Cette maladie d’origine bactérienne prolifère en effet dans les endroits où règne une promiscuité malsaine : camps de réfugiés, bidonvilles, institutions sans grands moyens matériels, etc. En d’autres mots, c’est la maladie de la pauvreté et du dénuement.

La bactérie responsable
Il s’agit de l’une des 4 souches de la bactérie Shigella, dont la
période d’incubation varie de 2 à 4 jours.
La bactérie Shigella se développe dans l’eau ou des aliments
contaminés par des matières fécales ou des déjections de mouches.

Le traitement 
Une shigellose, en général, n’a pas de conséquences graves. Elle dure de 2 à 3 jours et ne nécessite qu’un peu de repos. Vous améliorerez toutefois les choses en buvant régulièrement de l’eau additionnée de sel (1 cuillère à café et demie pour un litre d’eau… saine) de manière à compenser les pertes en minéraux et éviter la déshydratation.  Si votre cas est sévère, c’est-à-dire dépasse la limite des 3 jours, voyez votre médecin. Sans doute devrez-vous prendre des antibiotiques.

Un bon conseil : éviter à tout prix les antidiarrhéiques. Ils ne serviront qu’à une chose, au dire des autorités médicales : prolonger l’infection.

S`il s’agit d’une lymphogranuiomatose vénérienne
Cette MST est causée par une bactérie de la famille du Chlamydia, famille responsable d’une multitude d’autres maladies autant vénériennes qu’oculaires et respiratoires. Sa période d’incubation varie de quelques jours à 1 mois.
La lymphogranulomatose vénérienne se présente d’abord sous la forme d’un chancre ulcéreux établissant ses quartiers soit sur les parties génitales de l’homme ou de la femme, soit sur l’anus chez les hommes et les femmes ayant des rapports sexuels de type anal. Parallèlement, les ganglions de l’aine enflent et laissent apparaître des fistules libérant un liquide composé de pus et de sang. C’est ce liquide qui, lorsqu’il envahit la région anorectale, est cause d’infection.

Comment vous en débarrasser ?
Les antibiotiques sont bien sûr la première ressource, en l’occurrence la tétracycline. Pour le reste, un comportement sexuel plus prudent s’impose, sous la forme immémoriale du préservatif.

La maladie laisse-t-elle des cicatrices ?
Non. Mais les cicatrices laissées par les fistules, elles, prennent du temps à disparaître.

S’il s’agit d’une rectite 
Il existe 3 sortes de rectite. La première frappe surtout les personnes ayant des rapports sexuels de type anal. D’origine vénérienne, elle trouve sa cause dans une bactérie particulièrement résistante aux antibiotiques, Neisserie gonorrhoeae. La deuxième est de source parasitaire. Son vecteur est soit un aliment contaminé, soit une piqûre de moustique. La dernière est plus fréquente. Elle est due à des traitements effectués dans la région anorcctale sous forme de suppositoires, lavements, radiations, etc. Comme quoi une maladie en entraine souvent une autre !

Le traitement d’une rectite
– Dans le cas d’une rectite d’origine vénérienne (on dit « gonococcique »), les antibiotiques restent de rigueur Parallèlement, des mesures d’autoprotection s’imposent – le port du préservatif, en
l’occurrence – pour éviter que I infection ne récidive.
– Si vos douleurs sont dues à un parasite, le choix est restreint :
vous devez prendre des antiparasitaires. En même temps, assurez-
vous de toujours consommer des aliments frais et de faire en
sorte que les mesures d’hygiène de base soient respectées (se
laver les mains, éviter les endroits où pullulent les moustiques
dangereux, etc.).
– La médecine est-elle la cause de vos soucis ? La solution alors est
simple : soit le traitement responsable est supprimé, soit on le rectifie.

Mais aussi…
– Pour faciliter le passage des matières fécales, source de vos ennuis, 2 conseils : consommez beaucoup de fibres (30 grammes par jour : voyez à ce propos la rubrique Constipation) et buvez au moins 1 litre 1/2 d’eau chaque jour.
– Dans la même veine, pourquoi ne pas avaler quelques gouttes d’huile minérale ? Elles aussi feront en sorte de faciliter l’évacuation.
– Pour apaiser la douleur, ou faire se résorber l’infection, essayez les bains de siège chaud. Durée de la séance : 15 minutes chacune, 3 fois par jour. Tout de suite après le bain, appliquez une pommade analgésique que vous aura conseillée votre pharmacien. N’oubliez pas : l’eau doit être chaude et non bouillante. Pour assurer votre confort mettez une serviette dans le fond de la cuvette.
– Prenez garde aux aliments provenant de pays qui n’ont pas toujours les moyens de faire respecter les règles d’hygiène de base. La France, comme tous les pays occidentaux, a beau se montrer très sévère lors de l’entrée dans ses frontières de ces aliments, il n’en demeure pas moins que chaque année des cas de contamination sont déclarés. Le mieux, surtout lorsqu’il s’agit de poissons, est de s’assurer qu’ils sont parfaitement frais et de bien les faire cuire.
– Si vous devez voyager à l’étranger et que vous craignez pour la santé de vos entrailles, consultez votre médecin. Demandez-lui conseil quant à votre pharmacie de base et aux médicaments que vous devriez prendre avant votre départ et une fois sur place.

Attention !
En cas de selles particulièrement douloureuses et surtout accompagnées de sang et de fièvre, il est très important de voir votre
médecin. Encore une fois, il peut s’agir d’une infection, et dès lors celle-ci doit être prise en charge dans les plus brefs délais pour éviter qu’elle ne s’aggrave, voire se répande.

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