Sang dans les selles

Sang dans les selles

Causes et Symptômes associés

Cancer colorectal: Alternance de constipation et diarrhée, anémie, ballonnement abdominal, défécation douloureuse, douleurs à l’abdomen, fièvre, flatulences, matières fécales rétrécies

Cancer de l’anus: Anus rouge, enflé et douloureux, démangeaisons, excroissance près de l’anus (parfois), saignement à l’anus, suppuration

Cancer de l’intestin grêle: Anémie, occlusion intestinale, perte poids

Cirrhose du foie:  Aucun d’abord, Ballonnement intestinal, chevilles enflées, démangeaisons, ecchymose au moindre choc, épanchement de liquide dans le péritoine, faiblesse, perte de poids et d’appétit, sensation de malaise général, somnolence, vomissements, vomissements avec du sang

Colite chronique (ou ulcéreuse): Crampes abdominales, déshydratation, diarrhée, mucus dans les selles

Diverticule de Meckel: Douleurs à l’abdomen, occlusion intestinale

Diverticulose: Ballonnement abdominal, constipation, crampes abdominales légères

Effort excessif lors de l’évacuation: Constipation, douleurs

Entérocolite nécrosante: Ballonnement abdominal, diarrhée, léthargie, variations dans la température du corps, vomissements

Fissures anales: Constipation, démangeaisons et douleurs anales accentuées lors de la défécation et en position assise, légers saignements à l’anus, relations sexuelles douloureuses

Gastroentérite: Crampes abdominales, diarrhées, douleurs musculaires ou articulaires, fièvre occasionnelle, frissons, maux de létc, nausées, selles liquides, vomissements avec du sang Dans les cas les plus graves : choc, déshydratation, insuffisance rénale

Hernie hiatale ou diaphragmatique: Anémie, brûlures d’estomac pouvant devenir très douloureuses – et môme irradier vers l’épaule et le bras gauche au point de simuler une crise cardiaque -, déglutition difficile, flatulences, hémorragies prolongées visibles au niveau des selles, hoquets et rots, vomissements avec du sang (Dans 85 % des cas, par contre, les personnes atteintes n’ont aucun symptôme)

Intolérance au lactose: Ballonnement intestinal, bruits abdominaux, crampes abdominales, diarrhées, flatulences, retard de croissance et perte de poids chez le nourrisson, selles flottantes. Parfois : nez bouché, selles très malodorantes, vomissements (le sang dans les selles est occasionnel)

Ischémie du côlon: Constipation ou diarrhée, douleurs abdominales intenses, douleurs dans le bas du dos, fièvre, vomissements

Maladie de Crohn: Anémie, bruits abdominaux excessifs, constipation ou diarrhée, démangeaisons anales, dénutrition, douleurs arthritiques, douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen, fièvre modérée, fissures anales, hémorragies rectales, nausées, perte de poids, selles douloureuses, selles très malodorantes (parfois), vomissements

Péritonite aiguë généralisée: Abdomen rigide, arrêt de l’évacuation (matières fécales et gaz), dépression, douleurs abdominales et musculaires, faible débit urinaire, fièvre, pâleur, pouls rapide, soif intense, vomissements

Polype digestif: Diarrhée, douleurs lors de l’évacuation, saignement à l`anus

Rectite: Diarrhée, douleurs au rectum, faux besoins, fièvre, selles douloureuses

Ne paniquez pas inutilement 
S’il s’agit bien de sang, ce qui n’est pas toujours le cas, celui-ci provient de la partie inférieure de l’intestin, c’est-à-dire du rectum. Du sang émanant d’une autre partie de l’appareil intestinal donnerait à vos selles un tout autre aspect : noirâtre, le plus souvent.
Mille et une causes peuvent expliquer la présence de sang dans les selles. Mais d’abord, en ce qui vous concerne, est-ce bien du sang ? Vos selles ne seraient-elles pas plutôt colorées par un aliment que vous avez consommé dernièrement ?
Cela arrive fréquemment. Betterave et poivron rouge, par exemple, une fois expulsés, produisent un liquide ressemblant étrangement au sang. Est-ce bien votre cas ? Non ? Ne vous inquiétez pas pour autant. De simples hémorroïdes, une fissure, voire le fait d’avoir trop forcé lors de l’évacuation sont le plus souvent la clé du mystère. Un cancer est certes possible, surtout si vous avez plus de 50 anst mais ce n’est pas l’éventualité la plus fréquente, loin de là.
Ne paniquez donc pas trop vite.

Ce que vous pouvez faire
Quelle que soit la raison expliquant la présence de sang dans vos selles, consultez. Ne laissez pas les choses suivre leur cours. Très
souvent, ce type de symptôme ne dénote qu’une pathologie mineure
(hémorroïdes, polype, fissures, diverticulose, etc.), mais ne courez
aucun risque.
Il existe aujourd’hui certains tests dont Hémoccult II, qui permettent de voir rapidement la cause du problème. N’hésitez pas à y recourir.
Par ailleurs, ne pensez pas trop vite au mot cancer. Il existe, cer-
tes, mais son incidence n’est significative qu’à partir de l’âge de
50 ans. Si vous avez passé cet âge, ne vous inquiétez pas trop vite.
Mais faites-vous examiner dès que possible, ne serait-ce que pour en
avoir le cœur net.

S’il s’agit d’un cancer de l`anus
Le cancer de l’anus est chose rare. On n’en connaît pas encore très bien la cause, mais l’on suspecte un agent viral. L’indice le plus probant qu’il laisse, ce sont des saignements irréguliers provenant d’une plaie qui ne guérit pas. La façon de le soigner fait appel au trio habituel : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Bien que ce soit un cancer encore entouré de mystère, le pronostic de guérison est bon.

Certaines plantes peuvent aussi vous aider
En phytothérapie, le cancer de l’anus se soigne de façon assez similaire au cancer de l’intestin.
Notez toutefois que les enveloppements devront se faire sur la
région du foie et de l’anus plutôt que sur le ventre.

S’il s’agit d’un cancer de l’intestin grêle
Un autre cancer très rare est celui de l’intestin grêle. Mais, à la différence de celui de l’anus, on en connaît certaines des causes : intolérance au gluten d’une part et, d’autre part, tumeur bénigne devenue maligne avec le temps. Mais souvent aussi on se perd en conjectures quant à sa survenue.
La façon de le traiter relève de la stricte chirurgie. En l’occurrence, on enlève la portion de tissu et même davantage s’il y a risque de métastases.
Vous aurez aussi à agir de votre côté dans les cas où une intolérance au gluten a été détectée. Il s’agira de bien éliminer les aliments riches en gluten. Pour ce qui est du pain, il existe du pain à base de farine d’épeautre, qui contient très peu de gluten. Mais dans votre cas, il est encore préférable de consommer du pain sans aucun gluten. Vous en trouverez dans le commerce, notamment dans les boutiques de diététique.

Quelques plantes bénéfiques
Pour traiter le cancer de l’intestin. Maria Trében, la réputée auteur de La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu (Éd. Ennsthaler, Autriche), recommande la Liqueur du Suédois (disponible dans les boutiques de diététique), des racines d’acore odorant et d’autres herbes comme le souci, l’achilléc et l’ortie.
Voici quelques exemples de préparation :
– Tisane d’acorepdqrant
• Faites macérer une cuillerée à café rase de racines d’acore odorant (Acorus calamus) dans 1/4 de litre d’eau froide
durant toute la nuit.
• Au matin, réchauffez légèrement et passez.
Comme cette tisane doit être bue chaude, l’idéal est de la conserver dans une bouteille thermos préalablement ébouillantée.
• Posologie : une gorgée avant et après les repas et pas davan-
tage.
– Tisane dépurative de souci, d’achillée et d’ortie
Mélangez ensemble :
• 300 g de souci (Calendula officinalis) ;
• 100 g d’achillée (Achillae millefolium) ;
• 100 g d’ortie (Urtica dioica).
Utilisez à raison d’une cuillerée à café bombée par 1/4 de litre d’eau. Posologie : 1 litre 1/2 à 2 litres de tisane par jour en gorgées prises toutes les 15 à 20 minutes tout au long de la journée. La tisane doit être bue chaude. L’idéal est donc de la conserver dans une bouteille thermos. De la quantité totale de tisane quotidienne, retirez matin, midi et soir 1/2 tasse à laquelle vous ajoutez 1 cuillerée à soupe de Liqueur du Suédois (en cas de difficulté digestive on réduit la dose à 1 cuillerée à café). Prenez la moitié de cette préparation avant et après chaque repas, c’est-à-dire 1/4 de tasse avant et 1/4 de tasse après chaque repas.
– Des enveloppements à la vapeur de prêle des champs et de Liqueur du Suédois peuvent également vous faire beaucoup de

Voici comment procéder pour l’un et l’autre enveloppement.
1. Enveloppement à la vapeur de prêle des champs:
• Déposez 2 bonnes poignées de prêle des champs (Equisetum arvense) dans une passoire que vous placez au-dessus d’une casserole d’eau bouillante. Couvrez et laissez reposer un
certain temps.
• Placez la prêle chaude et ramollie sur un tissu léger que vous posez ensuite sur le ventre. Couvrez d’une étoffe de laine retenue à l’aide d’une bande de tissu. Il faut à tout prix éviter les sensations de froid.
– Ces enveloppements soulagent remarquablement la douleur.
Vous pouvez les faire 3 fois par jour, soit durant 2 heures le matin, 2 heures l’après-midi et toute la nuit.

2. Knveloppetnent à la « Liqueur du Suédois » 
Des enveloppements à la Liqueur du Suédois procurent aussi un bon soulagement au malade. Procédez comme suit.
• Humectez un morceau d’ouate ou de gaze avec de la Liqueur du Suédois et déposez sur le ventre du malade après avoir enduit la peau d’une pommade de souci ou de sain doux. Cette précaution est très importante car autrement, l’alcool contenu dans la liqueur dessèche pas la peau et peut provoquer des démangeaisons.
• Sur le morceau d’ouate ou de gaze imbibé, placez un tissu chaud et une pellicule de plastique (pour imperméabiliser) que vous pouvez maintenir en place à l’aide d’un bandage.
• Comme pour les enveloppements de prêle des champs, vous pouvez faire 3 enveloppements par jour, soit, le matin durant 2 heures, l’après-midi durant 2 heures et un 3 pour toute la nuit, si le malade le supporte bien.
• Lorsque vous retirez l’enveloppement, poudrez la peau et si des rougeurs et des démangeaisons se produisent, appliquez une pommade de souci sur la peau.

Attention ! Le traitement par les plantes n’est pas sans risques et certaines recommandations doivent être scrupuleusement respectées.

S’il s’agit d’une cirrhose du foie
Mine de rien, c’est la septième cause de décès. En France, elle tue 11.000 personnes chaque année. Ses causes sont bien connues : l’alcoolisme, pour une très large part, et des maladies virales comme les hépatites B, C ou D. A cela ajoutons des affections moins répandues, telles la fibrose kystique, l’hématochromatose, la maladie de Wilson, la galactosémie congénitale et la glycogénose.

Que se passe-t-il dans le cas d’une cirrhose du foie ?
Celui-ci devient dur, fibreux et, par le fait même, privé de toute vascularisation. Bref, il est incapable de remplir ses fonctions habituelles qui sont multiples et essentielles pour le corps humain :
filtration des toxines, synthèse des protéines, fabrication d’albumine,
stockage du glucose, transformation des hormones et des vitamines,
etc.
D’autres phénomènes surviennent. Par exemple, vos voies biliaires se trouvant bloquées, la digestion des graisses ne se fait plus normalement, ce qui donne à vos selles cet aspect graisseux.
De même, votre foie fabriquant dorénavant moins d’albumine
(elle participe à la coagulation du sang), au moindre choc, vous récoltez un hématome.

Est-il possible de vous en sortir ?
Oui, mais à la condition de ne pas trop attendre. Le foie étant un organe essentiel au fonctionnement de l’organisme, il faut agir dès
que possible pour éviter que le mal ne devienne irréversible. Ainsi, si vous êtes un sujet à risque, c’est-à-dire buvez beaucoup, êtes porteur d’une maladie virale du type hépatite ou d’une maladie héréditaire affectant le métabolisme du sucre, faites-vous examiner régulièrement. Ne laissez pas les choses arriver. Si votre foie, malgré tout, est cirrhose, ne désespérez pas. En respectant une hygiène de vie appropriée, dites-vous qu’il est possible de vivre encore plusieurs années. En cas de problème, il vous reste la solution ultime, à savoir la transplantation.

Le traitement de la cirrhose du foie
– Il comprend la suppression de l’alcool (dans tous les cas), le repos et la prise de médicaments (pour stopper les démangeaisons, entre autres, et les œdèmes).
– Un régime à basse teneur en sel est aussi nécessaire, que l`on accompagnera au besoin de diurétiques.
– Des laxatifs peuvent aussi être prescrits, pour éviter que les toxines ne s’accumulent dans l’organisme.

S’il s’agit d’un diverticute de Meckel
Le diverticule de Meckel est une autre maladie peu fréquente. Elle touche en moyenne 2 % de la population et elle est d’origine congénitale. Sa caractéristique : une cavité qui se développe sur la muqueuse de Pintestin grêle.
On le soigne par chirurgie.

S’il s’agit d’une diverticulose
Les parois de votre côlon (surtout dans sa partie terminale) sont jalonnées de petites cavités appelées divcrticulcs. Passant souvent inaperçues, celles-ci sont causées sans aucun doute possible par un régime alimentaire faible en fibres. La diverticulose est une maladie bien de notre époque. Autrefois inconnue de la littérature médicale, on estime aujourd’hui, qu’elle touche près de la moitié des Occidentaux de plus de 60 ans. La raison en est simple : de plus en plus de gens, de nos jours, délaissent le mode d’alimentation traditionnelle (basé sur une nourriture riche en fibres) au profit des plats préparés. Souvent asymptomatique, la diverticulose n’en est que plus sournoise. Si on la néglige, elle peut rapidement se transformer en inflammation (c’est-à-dire en diverticulitc : voyez Ballonnement abdominal) et dés lors entraîner des conséquences graves (péritonite, perforation, etc.).
Il faut donc la traiter, et vite.

Le traitement de la diverticulose
Il est simple : il s’agit de régulariser le transit au moyen de fibres. La quantité quotidienne recommandée, à ce propos, est de 30 à 50 mg par jour. Cette quantité, aux dires du Dr Rosenfeld, devrait vous permettre de réduire le risque de diverticulitc et surtout de stopper ces saignements qui vous inquiètent tant.

S`il s’agit d’un effort excessif lors de l’évacuation
Peut-être en réalité souffrez-vous d’une forme de constipation chronique ou vous astreignez-vous à aller à la selle à heures fixes, que vous en ayez envie ou non. Dans un cas comme dans l’autre, vos efforts finissent par déboucher sur le même résultat, à savoir exercer une pression trop forte sur votre sphincter anal, d’où vos saignements.

Que faire ?
– Dans une première étape, si vous êtes constipé, mettez fin à votre état en consommant davantage de fibres. Pour en savoir plus long sur ce sujet, reportez-vous à la rubrique Constipation dans la
section Système gastro-intestinal. Si vous saignez parce que vous vous entêtez à aller à la selle sans en avoir envie, eh bien modifiez votre horaire. Attendez que la nature se manifeste plutôt que de lui imposer vos diktats. Laissez venir les choses. Par la suite, normalement, vos habitudes se régulariseront.
– Détail très important : ne forcez pas trop lors de la selle. Écoutez votre corps. Si vous faites trop d’efforts, les saignements reprendront et avec eux, qui sait, peut-être une poussée d’hémorroïdes.
– Autre chose, ne restez pas trop longtemps aux toilettes. Écourtez autant que faire se peut vos visites. Dites-vous qu’en vous attardant, vous ne faites qu’exercer une pression trop forte sur votre
sphincter anal et donc vous multipliez le risque d’un autre saigne-
ment. Lisez un peu moins longtemps, voilà tout !

S`il s’agit d’une fissure anale
Elle s’est formée sur la paroi de l’anus. Celui-ci, rappelons-le, est la partie terminale de l’intestin. 11 mesure de 3 à 4 cm seulement et il
est en aval du rectum (qui. lui, mesure environ 15 cm). Les causes de la fissure anale sont simples : état de constipation chronique ou habitude de trop forcer lors de la selle, quand ce n’eit pas les deux à la fois. En tout état de cause, l’anus s’infecte graduellement et un ulcère apparaît, lequel est responsable de vos douleurs (entre autres, après la défécation).

Les moyens de combattre une fissure anale
Voyez d’abord votre médecin. Il pourra vous conseiller diverses solutions : prise d’huile minérale pour lubrifier le conduit anal ou de suppositoires médicamenteux, application d’une pommade antiinflammatoire, etc. Sur un plan plus général, demandez-vous si vous consommez suffisamment de fibres pour vos besoins, à savoir, selon les médecins, environ 30 mg quotidiennement. Si ce n’est pas le cas, peut-être devrez-vous modifier quelque peu vos habitudes alimentaires. Les fibres, en effet, vous aideront à régulariser votre transit et donc à diminuer le risque de fissure et de douleur.
De même, si vous avez l’habitude de trop forcer, au moment de la selle, c’est sans doute que vous n’y allez pas au bon moment. Choisissez une meilleure période de la journée. Mieux encore : attendez que l’envie se fasse vraiment sentir. Si vous y allez toujours à contretemps, il est normal que votre sphincter anal se rebiffe. Ne lui imposez donc pas une trop lourde charge !

Et si ça ne marche pas ?
Il arrive en effet que ni le traitement médicamenteux, ni les efforts personnels ne donnent de bons résultats. Il faut alors traverser une autre étape, celle de la chirurgie. Celle-ci, rassurez-vous, est bénigne, dans le cas d’une fissure. Quant au risque de récidive, il est tout à fait minime. A condition, bien sûr, que vous changiez certaines de vos habitudes.

S`il s’agit d’un polype digestif
Sa cause est inconnue. Il apparaît généralement chez les sujets de 40 ans et plus et se présente sous la forme d’une tumeur bénigne siégeant sur la muqueuse anale ou rectale. La taille de la tumeur elle-même varie beaucoup : du simple pois à la balle de golf.
La plupart du temps, un polype digestif se manifeste seul. II est
alors facile à déloger mais le risque de récidive demeure : de 10 à
25 %. Soyez donc prévenu.  Dans d’autres cas, il arrive en groupe et on parle alors de polypose rectocolique familiale, une maladie héréditaire fort heureusement rare.
Un polype digestif, normalement, n’est pas dangereux. Aussitôt enlevé, plus rien n’y paraît. Mais il peut arriver qu’il contienne des cellules cancéreuses ou, à tout le moins, précancéreuses.

Comment vient-on à bout d’un polype ?
Il faut bien sûr opérer. Mais l’opération elle-même est bénigne.
– Tout dépendant de la taille de la tumeur, on procédera soit de manière conventionnelle, soit par endoscopie (insertion, par une
très fine incision, d’un système d’éclairage et de l’instrument servant à l’ablation du polype).

Les aliments à fuir et à rechercher
Bien que la cause exacte du polype échappe encore à la science, on observe néanmoins que les personnes consommant des aliments riches en graisses sont davantage à risque que d’autres. Il en va de même pour les adeptes du tabac, chez qui on remarque une plus
grande incidence de polypes. Par contre, si vous avez une alimentation riches en fibres, en calcium et en vitamines C, le polype a fort peu de chance de trouver preneur en vous.

S’il s’agit d’une réaction médicamenteuse
Etes-vous du genre à avaler 1 ou 2 aspirines, voire plus, au moindre signe de fièvre ou de mal de tête ?  Le cas échéant, ne vous étonnez pas de retrouver un peu de sang dans vos selles. L’aspirine, un effet, irrite les muqueuses et dilue le sang. En d’autres mots, elle est un anticoagulant qui doit être pris avec parcimonie. Il en va de même avec les anti-inflammatoires non stéroi’diens en général. Eux aussi irritent les muqueuses et, qui plus est, provoquent des saignements. Si vous devez en consommer pour une raison ou pour une autre (arthrite, coliques néphrétiques, etc.), le mieux serait d’en parler à votre médecin. Qui sait, il est peut-être possible d’adapter la dose, de façon qu’elle vous cause moins d’inconvénients.

Mais aussi…
– Si vous décidez de consommer davantage de fibres, rappelezvous que vous devez aussi boire beaucoup d’eau, au moins 1 litre
1/2 par jour. Et pourquoi autant d’eau ? Parce que les fibres, pour faire leur travail de drainage dans le conduit intestinal, ont besoin de. Si vous n’en prenez pas assez, elles risquent de former des bou-
chons, c’est-à-dire de vous constiper autant, sinon plus, qu’avant.
– L’exercice aussi est un « must ». Les études le démontrent : prati-
qué régulièrement, à raison de 15 ou 20 minutes par jour, il per-
met d’accélérer le transit intestinal.
Pourquoi ne pas faire un peu de marche, par exemple ? Elle est
un des meilleurs exercices qui soient. A la portée de tous, ne coû-
tant rien sinon un peu de temps, elle remet bien des choses en
place. Sans parler qu’elle est aussi excellente pour la santé du
cœur et des poumons.
– Êtes-vous un adepte des laxatifs ? C’est le cas de nombreuses personnes âgées, qui voient là une façon simple et efficace de remédier à leurs problèmes de transit. Pourtant, tous les médecins s’accordent pour le dire : ils sont néfastes pour la santé des intestins. Ils provoquent d’importantes pertes de minéraux, des flatulences, des douleurs abdominales, sans compter qu’à la clé, ils aggravent la constipation. Pourquoi ne pas leur préférer un régime plus riche en fibres et un peu d’exercice tous les jours ? C’est tellement plus sain.
– Ayez des habitudes d’évacuation autant que possible régulières. C’est là une bonne façon de lutter contre la constipation et les problèmes entraînés par les selles difficiles. Cela ne veut pas dire qu’il faille aller aux toilettes tous les jours à heures fixes, quoi qu’il arrive. Cela veut dire écouter son corps et ses habitudes, qui. de toute façon, finissent toujours par obéir à un certain rituel.

Attention !
Il est très important de répéter l’avertissement : même si la plupart du temps du sang dans les selles n’est pas l’indice d’une patho- logie grave, IL FAUT CONSULTER. Cela est primordial. Non seulement vous devez vous rassurer vous-même mais aussi tous ceux qui vous entourent.

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