Saignement de nez

Saignement de nez

Causes et Symptômes associes

Assèchement des muqueuses nasales:  Démangeaisons nasales, éternuements, formation de croûtes dans les voies nasales, perturbations de l’odorat

Avitaminose K:  Fragilité capillaire, hémorragies gastriques et vaginales, saignement des gencives, sang dans les urines

Blessure et éraflure: Douleurs selon le cas

Cancer du nez:  Douleurs dentaires, écoulements nasaux, éternuements, nez bloqué, problème visuel, saignements de nez récurrents, yeux enflés

Hypertension artérielle:  Initialement, aucun dans 50 % Sinon : bourdonnements d’oreille, étourdissements/vertiges, maux de tête la nuit ou au réveil, nervosité, troubles oculaires. Signes subséquents : douleurs à la poitrine, mictions nocturnes/fréquentes et excessives, paralysie passagère des membres, respiration difficile, troubles oculaires sévères (les saignements du nez apparaissent dans la phase subséquente)

Inflammation des muqueuses nasales:  Symptômes d’une infection des voies respiratoires supérieures ou d’une allergie selon le cas

Leucémie:  Amaigrissement ; anémie ; douleurs articulaires ; ecchymoses et hématomes sous-cutanés ; fatigue générale ; hémorragies gingivales ; hypertrophie des ganglions lymphatiques, du foie et de la rate ; maux de gorge ; organes douloureux à la palpation ; pâleur extrême ; pouls accéléré ; sensibilité aux infections ; sueurs nocturnes ; yeux protubérants (les saignements de nez ont un caractère hémorragique)

Polypes nasaux:  Augmentation du volume des sécrétions nasales, mauvaise haleine, nez bouché

Rhumatisme articulaire aigu (ou fièvre rhumatismale):  Anémie, battements de cœur rapides, danse de Saint-Guy, éruptions cutanées avec taches rouges arrondies, douleurs abdominales, essoufflement, fatigue, inflammation des articulations (coudes et genoux surtout), malaise général, pâleur, perte d’appétit, retard de croissance (chez l’enfant), transpiration excessive (la maladie affecte principalement les enfants de 4 à 15 ans)

Ce que vous pouvez faire
S’il s’agit d’un assèchement des muqueuses nasales 
Les conditions climatiques ambiantes et l’usage abusif de décongestionnants sont les principaux facteurs qui peuvent être tenus responsables d’un assèchement nasal. Dans les deux cas, les
muqueuses asséchées risquent, à la longue, de se fendiller et de provoquer des saignements de nez. Vous n’avez qu’à prodiguer, ici, les mêmes soins mentionnés plus loin pour une blessure ou une éraflure. Bien sûr, il vous faut également éliminer le problème de sécheresse à sa source.

S’il s’agit d’une avitaminose K
C’est la vitamine K qui permet au foie de synthétiser la prothrombine, un facteur de coagulation du sang. Une avitaminose K se caractérise donc par un prolongement du temps de coagulation et entraîne des hémorragies. Toutefois, il est à noter qu’une telle carence est rare et, généralement, plutôt due à des problèmes d’absorption. En effet, non seulement la vitamine K se retrouve dans tous les légumes verts mais
votre flore bactérienne intestinale en fabrique une forme légèrement
différente qui est tout à fait utilisable par votre organisme. Si vous croyez souffrir d’une déficience en vitamine K, corrigez donc au besoin votre alimentation et consultez votre médecin.

S’il s’agit d’une blessure ou d’une éraflure
Malgré son caractère dramatique, les saignements de nez représentent rarement le signe d’un problème sérieux. En effet, de par son anatomie fragile, le nez est très vulnérable à tout traumatisme. Les nombreux et minuscules vaisseaux sanguins qui tapissent l’intérieur de ses parois peuvent céder au moindre coup.
Mais vous n’avez pas besoin de vous cogner ou de recevoir un ballon en plein visage pour saigner du nez. Les enfants en savent quelque chose puisque le simple geste de se nettoyer ou de se gratter le nez à l’aide d’un doigt est, chez eux, la principale cause des saignements de nez. Les adultes qui n’ont pas perdu cette fâcheuse habitude sont, bien sûr, confrontés au même problème. D’autres, qui ont les vaisseaux sanguins du nez plus fragiles, peuvent se les rompre simplement en éternuant, en reniflant ou en se mouchant un peu trop fort. Dans le cas d’un traumatisme mineur, l’écoulement sanguin est,
généralement, peu abondant – soit moins d’une cuillerée à thé. Vous le stopperez facilement en appliquant Tune ou l’autre des méthodes suivantes.

Tenez-vous debout et pincez votre nez
Votre position est importante lorsque vous avez un saignement de nez. Si, par exemple, vous vous étendez ou penchez la tête en arrière, vous risquez d’avoir un reflux du sang vers la gorge, ce qui
peut être fort désagréable et même donner la nausée chez certaines
personnes. Par contre, en vous tenant à la verticale, alors que la tête est dans sa position la plus élevée par rapport au cœur, vous diminuez la pression sanguine au niveau des narines et réduisez, de la sorte, le flot sanguin. De plus, il est même préférable que vous penchiez la tête légèrement en avant.
Il ne vous reste plus qu’à serrer votre nez comme suit :
1. En utilisant votre pouce et deux doigts, saisissez et pincez vos narines Tune contre l’autre.
2. Pressez fermement la base du nez contre le crâne.
3. Maintenez pendant cinq minutes en respirant par la bouche.
Si votre nez saigne toujours après cette première tentative, recommencez la même procédure une autre fois. Si au bout de trois essais le sang coule encore, obtenez de l’aide médicale.

Insérez du coton dans votre narine
Si vous êtes fatigué d’utiliser la technique précédente, insérez alors un petit morceau de coton dans la narine affectée. Retirez-Ia
délicatement au bout de 5 minutes. Selon le Dr Alan Sogg, un otorhino-laryngologue de Cleveland aux États-Unis, il est aussi possible de vaporiser sur la ouate un décongestionnant avant de T introduire dans votre nez.

Placez un tampon d`ouate som votre lèvre supérieure 
Si vous avez à la maison des tampons d’ouate semblables à ceux utilisés par les dentistes, placez-en un entre votre lèvre supérieure et la gencive. L’un des vaisseaux sanguins importants qui alimentent l’intérieur du nez passe justement par votre lèvre supérieure.
Le tampon d’ouate ainsi placé aura donc le même effet que celui obtenu en appuyant fermement vos doigts utilisés pour presser les narines contre le crâne.

Appliquez de la glace
La glace a toujours une action constrictive sur les vaisseaux sanguins. Vous pouvez donc placer sur votre nez un sac de plastique rempli de glace préalablement broyée.
Bien sûr, rien ne vous empêche d’avoir en même temps recours à la glace et à l’une ou l’autre des méthodes mentionnées plus haut.

Pour prévenir la récurrence des saignements de nez à court terme
C’est un fait que les saignements de nez peuvent facilement réapparaître. Pour éviter un tel inconvénient, appliquez ces quelques règles de base suite à un premier saignement.

– Une fois les soins de base appliqués, ne vous mouchez pas pendant au moins 12 heures et n’insérez plus votre doigt dans votre nez pour le gratter ou le nettoyer.
– Utilisez un vaporisateur salin aussi souvent que vous en ressentirez le besoin pour humidifier vos muqueuses nasales.
– Vous pouvez aussi appliquer du gel d’aloe vera1 ou de l’huile de vitamine E.
– Assurez-vous que l’air ambiant dans votre maison n’est pas trop sec. Utilisez, au besoin, un humidificateur pour corriger la situation.
– Ne faites aucun exercice physique vigoureux durant 2 jours.
– Si votre enfant continue de « jouer » dans son nez malgré vos remontrances, assurez-vous que ses ongles soient coupés bien courts. Vous éviterez, au moins, qu’il ne s’égratigne encore.

Pour prévenir les saignements de nez à long terme
Quand il s’agit d’empêcher les saignements de nez à plus long terme, d’autres facteurs sont également à considérer.
– Il est reconnu que les personnes sujettes aux saignements de nez fréquents ont tendance à être déficientes en vitamine C. Toutefois, des suppléments de vitamine C pure (acide ascorbique) ne
semblent pas pouvoir régler le problème. Seul un apport en vitamine C complète – celle retrouvée dans les agrumes et certains légumes – est donc en mesure de freiner la récurrence de ces petites hémorragies nasales.
L’orange, le pamplemousse mais aussi le kiwi constituent une bonne source de vitamine C naturelle. Le fruit de l’églantier qui rentre dans la fabrication de certaines marques de vitamine C en est une autre excellente.
– L’alcool tend à dilater les vaisseaux sanguins. Évitez donc les excès.
– L’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens exercent une action anticoagulante. Si vous devez fréquemment recourir à de tels médicaments, vous pouvez utiliser du paracétamol comme 313 solution de rechange.
– Enfin, dans le cas où tous ces soins n’apporteraient aucun changement, voyez votre médecin. Il pourra pratiquer une cautérisation des petits vaisseaux sanguins responsables des hémorragies.

S’il s’agit d’un cancer du nez 
Une étude d’envergure faite en Europe par l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer, à Lyon, a démontré que les hommes fumant la cigarette et buvant beaucoup d’alcool avaient 135 fois plus de risque de développer un cancer du nez.
Néanmoins, il est rare que des saignements de nez soient associés à un cancer du nez. Si, toutefois, vous saignez du nez de façon récurrente et avez des symptômes qui accompagnent normalement un tel cancer, consultez sans tarder votre médecin.

S`il s’agit d’hypertension artérielle 
Des saignements de nez récurrents chez les personnes de plus de 40 ans sont un signe fréquent d’hypertension artérielle. Les saignements peuvent alors s’accompagner de maux de tête et d’étourdissements.
Faites, tout d’abord, vérifier votre pression artérielle par un médecin. Vous devrez, également apporter des changements à votre alimentation.
Pour plus de détails, consultez les rubriques :
– Miction fréquente et impérieuse dans la section Appareil urinàire ;
– Mal de tête et Hypertension artérielle dans la section Symptômes généraux.

S’il s’agit d’une inflammation des muqueuses nasales
Le rhume, la grippe, la sinusite ou, encore, une allergie comme le rhume des foins s’accompagnent toujours d’une inflammation des
muqueuses nasales. Dans de telles circonstances, les parois internes du nez deviennent irritées et fragiles. De plus, les vaisseaux sanguins qui sont engorgés ont tendance à effleurer la surface de la
peau. II vous suffit donc d’éternuer ou de vous moucher avec un peu trop de vigueur pour que votre nez se mette à saigner.
Lorsque cela se produit, vous n’avez qu’à suivre les mêmes procédures que pour une blessure ou une éraflure. Il vous faut, également, soigner votre rhume ou votre allergie en faisant attention à ces quelques points :
• essayez d’éternuer en évacuant l’air par la bouche et non par le nez ;
• plutôt que de vous moucher à n’en plus finir, faites-vous souvent des lavages de nez à l’eau salée ;
• n’abusez pas des décongestionnants puisqu’ils peuvent assécher les muqueuses nasales et vous rendre encore plus vulnérable aux saignements de nez.

S`il s’agit d’une leucémie
Maladie grave, la leucémie entraîne des hémorragies prolongées du nez et des gencives. Consultez sans tarder votre médecin en cas d’hémorragie.

S`il s`agit de polypes nasaux
Bien plus un inconvénient qu’un danger, le polype nasal est une excroissance infectée de la muqueuse qui envahit les voies nasales et en obstrue le passage. Un polype peut alors saigner lorsque vous vous grattez l’intérieur du nez avec un doigt ou simplement lorsque vous éternuez.
Dans la plupart des cas, le traitement consiste à pratiquer une chirurgie mineure pour enlever les polypes.

Attention !
Il y a plusieurs circonstances où un saignement de nez ne doit pas être pris à la légère. Vous devez donc consultez votre médecin lorsque :
– après avoir reçu un coup, votre nez semble cassé ;
– le saignement de nez est très important ;
– l’écoulement sanguin est impossible à arrêter ou réapparaît sans arrêt ;
– vous vous sentez faible ou sur le point de vous évanouir suite a une pêne de sang ;
– le saignement se fait par la gorge et non par les narines ;
– vous êtes traité par des anticoagulants.

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