Respiration rapide

Respiration rapide

Causes et Symptômes associés

Asthme: Anxiété, difficulté à respirer, douleurs à la poitrine, essoufflement, respiration bruyante et sifflante, sécrétions abondantes, toux sèche avec ou sans mucosités (surtout le soir et la nuit)

Bronchiolite: Battements rapides du cœur (parfois), expiration longue et sifflante, lèvres et peau cyanosées (cas sévères), râles

Emphysème: Poitrine en forme de tonneau, respiration bruyante, respiration courte, respiration difficile

Hyperventilation: Etourdissements, évanouissements, mains et pourtour de la bouche engourdis, picotements

Pleurésie: Douleurs lors de l’inspiration (côté gauche
de la poitrine), fièvre (si d’origine infectieuse), toux sèche

Pneumocytose: Fièvre, toux sèche. Plus tard : Anxiété, peau bleuie

Syndrome de détresse respiratoire:  Anxiété, douleurs articulaires (parfois), narines dilatées, peau bleuie

À quelle fréquence respirez-vous ?
Au repos, un adulte respire en moyenne de 8 à 15 fois par minute ; un nourrisson, environ 10 fois et un enfant, 30 fois. Au-delà de cette norme, il faut bien sûr parler de respiration rapide, forme la plus fréquente de gène respiratoire.  De nombreux facteurs, en dehors de ceux que nous avons mentionnés, peuvent expliquer une respiration rapide. Nommons les plus évidents : l’angoisse, Pénervement, le stress, sans parler de la colère, ce détonateur très efficace.
En règle générale, toutefois, la tachypnée (c’est le nom scientifique de la respiration rapide) est l’indice d’un problème aux poumons.

Ce que vous pouvez faire
Mesurez d’abord votre débit respiratoire. Pour ce faire, profitez un moment de calme et respirez tout à fait normalemeqSi votre fréquence persiste à ne pas dépasser 15 respirations la minute, cessez évidemment de vous inquiéter. Entre 15 et 20, votre cas n’est pas idéal, cependant il n’y a pas lieu tic vous en faire non plus.  Au-delà de 20 et surtout davantage, demandez un avis médical.

S`il s’agit d’une bronchiolite
C’est là Tune des nombreuses maladies de l’enfance. Elle s’attaque plus particulièrement aux jeunes enfants de moins de 2 ans, souvent même aux nourrissons ayant entre 6 et 10 semaines. Elle consiste en une inflammation des bronchioles, ces petites divisions des bronches à l’intérieur des poumons. La bronchiolite, disons-le tout de suite, est très contagieuse. Elle s’attrape en général dans les lieux clos (crèche, pouponnière, etc.) et surtout en hiver.
Le mode de contamination est classique : par voie de sécrétions nasales ou de gouttelettes accompagnant une toux.

Comment faut-il réagir? 
Cela coule de source : amenez tout de suite votre enfant chez le médecin. Tout dépendant de la gravité de son cas, les traitements
suivants pourront lui être prescrits : décongestionnants, bronchodilatateurs, antibiotiques.
De même, il faudra obligatoirement le retirer pour quelques uns de son lieu de contamination.

S’il s’agit d’hyperventilation Trop d’air entre dans vos poumons ? Résultat : votre débit respiratoire dépasse la norme. Si vous êtes jeune et de sexe féminin, vous représentez le candidat idéal pour l’hyperventilation, un problème trouvant son explication dans le faible taux de gaz carbonique dans le sang.

Les causes sont légion.
Les plus fréquentes sont le stress, l’exercice et l’anxiété.
– Mais l’abus d’alcool ou d’aspirine y est souvent pour beaucoup aussi, de même que l’acidosc (taux d’acidité trop élevi dans le sang), les états fiévreux et l’hypoxic (faible taux d’oxygène dans le sang).

Comment venir à bout de Vhyperventilation
Tout dépend de l’origine de votre problème respiratoire.
– Pour les personnes nerveuses ou très stressées, les exercices de détente sont bien sûr de rigueur. En voici un très simple, qu’il est
possible de pratiquer souvent dans la journée :
– en position assise, fermez les yeux et inspirez très lentement, tout en vous concentrant sur une image apaisante. Expirez tout aussi lentement. Durée et fréquence de l’exercice : 15 à 20 minutes, 2 fois par jour, entre autres après les repas.
Autre exercice, celui du diaphragme :
-couchez-vous sur le dos, une main sur la poitrine, l’autre sur
l’abdomen, et inspirez encore une fois très lentement, cette fois-ci en comptant jusqu’à 5. Relâchez, mais en prenant davantage votre temps. Faites cela 4 ou 5 fois de suite, tous les jours.
– L’une des meilleures façons d’oxygéner ses poumons reste et  demeure la marche. Pourquoi, par conséquent, ne pas faire quelques pas chaque jour ? Vous verrez : outre qu’elle améliore la capacité respiratoire, la marche brûlera quelques-unes de vos calories en trop (si vous en avez), elle donnera du tonus à vos  muscles, vous détendra, chassera vos idées noires et même, fera office de somnifère. Quoi de mieux ? D’autant que voilà un exercice à la portée de tous, ou presque.

– Dans les cas aigus d’hyperventilation, voici la meilleure façon qui soit de rétablir le taux de gaz carbonique dans le sang : prenez un sac en papier (et non en plastique : vous risqueriez de vous asphyxier) que vous placez autour du ne/ et de la bouche mais sans serrer, et respirez de la sorte pendant 5 à 15 minutes.

À défaut de sac, respirez dans le creux de vos deux mains. Au bout de quelques minutes, normalement, votre respiration se régularisera. Mais si rien ne se passe, voyez un médecin, c’est urgent.
– Avez-vous de la fièvre ? Souffrez-vous d’acidose, voire d’hypoxie ? Si oui, voyez votre médecin. Sachez-le : tous ces causes d’hyperventilation sont en fait des symptômes de maladies – cardiaques ou pulmonaires, par exemple, dans le cas de l’hypoxie.

S’il s’agit d’une pleurésie
Consultez la rubrique Douleur à la poitrine dans la section Cœur et système circulatoire/respiratoire.

S’il s’agit d’unepneumocytose
Si votre organisme, pour une raison ou pour une autre, est affaibli (anémie, sida, leucémie, etc.), vous représentez le candidat idéal pour la pneumocytose. Le micro-organisme causant cette maladie, le Pneumocytis carinii, profite toujours en effet de ce que les fonctions immunitaires sont au plus bas pour s’installer.

S’il s’agit du syndrome de détresse respiratoire
Certaines lésions pulmonaires causées par des gaz ou des liquides toxiques sont parfois à l’origine de ce syndrome bien connu, la détresse respiratoire. Si jamais quelqu’un dans votre entourage en est victime, appelez immédiatement les secours d’urgence.

Mais aussi…
– La plongée sous-marine, notamment lorsqu’elle est pratiquée par des novices, provoque souvent une accélération de la respiration. Le tout est de ne pas descendre trop profondément ni de rester trop longtemps sous l’eau, surtout si l’on est sujet au fameux mal des profondeurs.
– L’alcool ou l’aspirine pris en grande quantité altère la respiration. Ils peuvent même conduire à l’apnée, c’est-à-dire à l’arrêt total de la respiration. À consommer avec soin, donc.
– Si jamais votre respiration s’accélère brutalement, asseyez-vous immédiatement et essayez de respirer calmement. Au besoin, respirez dans un sac ou entre vos mains jointes.

Attention !
Si votre respiration s’emballe brusquement sans raison valable (exercice, émotion vive), vous devez voir votre médecin. Il en va de même si vous avez aussi mal à la poitrine, aux jambes ou aux pieds.

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