Respiration courte

Respiration courte

Causes et Symptômes associés

Botulisme:  Bouche sèche, difficulté à avaler, dilatation anormale de la pupille, troubles de la vue

Bronchite:  Douleurs musculaires, frissons, fièvre, maux de gorge, respiration bruyante, toux grasse avec expectorations

Emphysème:  Poitrine en forme de tonneau, respiration bruyante, respiration difficile, respiration rapide

Insuffisance cardiaque:  Difficulté à respirer après un effort, difficulté à rester allongé (surtout la nuit), fatigue; A un stade plus avancé : atrophie du foie ; crachats mousseux et sanguinolents ; œdème des pieds, des jambes, des cuisses et de l’abdomen ; pertes de mémoire ; respiration bruyante/difficile ; toux sèche avec ou sans mucosités

Insuffisance respiratoire aiguë:  Battements rapides du cœur, cyanose (peau bleuie), hypertension artérielle, respiration difficile

Laryngite aiguë:  Difficulté à avaler, respiration bruyante, voix enrouée

Myasthénie:  Chute de la paupière supérieure d’un œil ou des deux yeux, difficulté à mâcher, faiblesse musculaire, fatigue générale, vision dédoublée, voix anormale

Réaction médicamenteuse: Variables

La différence entre bradypnée et essoufflement
A première vue, bradypnée et essoufflement semblent identiques. Mais distinguons : lorsque vous êtes essoufflé, le mot le dit, vous cherchez votre souffle. Vous manquez d’oxygène par rapport à vos besoins.
Dans le cas de la bradypnée, la respiration se fait mais par à coups et de manière très lente – plus lente que la normale. Elle n’est pas spontanée. Vous devez faire un effort pour inhaler de l’air et malgré tout votre souffle reste court. Parfois même, la respiration cesse pendant quelques instants.
Par moments, oui. Prenons pour exemple l’insuffisance respiratoire : sitôt qu’elle se produit, il faut agir. Il en va de même pour d’autres affections comme le botulisme et la myasthénie. Mais pour le reste, il s’agit plutôt d’un symptôme certes désagréable à subir mais relativement bénin.

Ce que vous pouvez faire 
On peut être essoufflé après un effort ou une quinte de toux, après quoi en général on sent mieux ou à tout le moins on reprend le dessus.
Il n’en va pas ainsi avec le souffle court. Il dure, habituellement. Le mieux, dans ce cas, est de ne pas attendre, c’est-à-dire de consulter un médecin.

S’il s’agit du botulisme (empoisonnement alimentaire)
Le botulisme est un empoisonnement alimentaire d’un type particulier. Il est dû à la présence d’un bacille anaérobic, Clostridium
botulinum.
– Dans certains cas, les effets du bacille s’estompent au bout de quelques jours, non sans qu’il y ait eu inconfort entre-temps (nau-
sées, vomissements, maux de tête).
– Mais dans d’autres, il faut immédiatement conduire la victime à l’hôpital.

S’il s’agit d’une insuffisance respiratoire aiguë
La victime souffre d’un manque grave d’oxygène. Elle risque l’asphyxie, si elle n’est pas soignée dans les plus brefs délais.
Les causes de l’insuffisance respiratoire sont diverses. Les plus fréquentes sont :
– l’hypoventilation, c’est-à-dire le manque d’oxygène dans les poumons, lequel, à son tour, peut être causé par une maladie
obstructive des poumons, un choc aux poumons ou encore un problème neurologique profond (le coma, par exemple) ;
– l’insuffisance cardiaque (voyez Respirationjdiffiçije, même
section) ; une maladie aiguë des poumons ou un virus au même endroit ; l’inhalation d’un produit dangereux.

Une urgence médicale
Dans tous les cas d’insuffisance respiratoire aiguë, il faut appeler les secours d’urgence ou à défaut, amener tout de suite la victime à l’hôpital. Le traitement dépendra de la cause. S’il s’agit d’une maladie des poumons, des antibiotiques pourront être administrés. Dans les autres occurrences, l’oxygénation sera sans doute de rigueur.

Une insuffisance respiratoire peut être chroniqueElle est moins grave que dans les cas aigus, mais à long terme elle peut être très dommageable. Deux exemples : si elle n’est pas traitée, elle risque soit de déboucher sur une insuffisance ventriculaire droite, soit de se transformer en insuffisance respiratoire aiguë. Vous devez donc la prendre au sérieux. L’I.R.C. résulte de diverses maladies des voies respiratoires plus ou moins bien soignées : asthme, bronchite, emphysème, etc. Mais il arrive aussi qu’elle soit liée à des troubles neuromusculaircs, des problèmes articulaires ou encore à de graves lésions pulmonaires. Si donc vous avez de plus en plus de mal à respirer et que la peau de vos lèvres et de vos oreilles devient bleue, consultez sans délai.

 

S`il s’agit d’une réaction médicamenteuse
De fait, certains médicaments ou groupes de médicaments ont piirlois pour effet secondaire de ralentir indûment la respiration. Ce sont:  certains analgésiques centraux (ils agissent sur le système nerveux); les anticholinergiques (prescrits dans les cas de vomissements, d’hypersécrétion gastrique et de la maladie de Parkinson) ; les barbituriques (médicaments antiépileptiques) ; les curarisants (surtout utilisés en anesthésie) ;le diazépam (un calmant).

Si vous prenez l’un ou l’autre de ces médicaments et que vous trouvez ses effets franchement désagréables, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Peut-être la dose, en ce qui vous concerne, est-elle trop forte.

Mais aussi… 
– Si vous présentez des antécédents cardio-vasculaires ou pulmonaire, faites-vous examiner régulièrement. Le cœur et les poumons étant voisins, il n’est pas rare que la pathologie de l’un
finisse par déteindre sur l’autre. Soyez vigilant.
– L’éternel conseil : lorsque votre médecin vous prescrit un médicament, demandez-lui toujours quels en sont les effets secondaires.
Qui sait, il pourrait devoir vous prescrire autre chose, si vous lui dites que vous êtes allergique à telle ou telle chose ou encore, que vous êtes sujet, par exemple, aux affections des voies respiratoires.

Attention ! 
L’indice qui devra vous mettre en alerte, si jamais votre respiration est trop lente ou trop courte, est le bleuissement des lèvres et de la peau des oreilles.  Il s’agit là d’un signe indubitable de manque d’oxygène. Rendez-vous tout de suite à l’hôpital. A ce propos, gare surtout à cette forme d’empoisonnement alimentaire qu’est le botulisme !

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