Reins douloureux

Reins douloureux

Causes et Symptômes associés

Calculs rénaux – Miction fréquente avec du sang, sueurs,
urines troubles, vomissements.

Cancer de la vessie – Anémie, fièvre, miction douloureuse et fréquente, perte de poids, rétention d’urine, sang en fin de miction.

Hydronéphrose – Pus dans les urines, troubles digestifs.

Hyperparathyroïdie – Calculs rénaux, frissons, nausées, sueurs.

Néphrite aiguë – Langue pâteuse, migraines, œdème au visage, aux mains et aux jambes, sang dans les urines, urines peu abondantes.

Pyélonéphrite – Difficulté à uriner, fièvre, frissons, miction aiguë fréquente et impérieuse avec du sang, urines peu abondantes, urines troubles et foncées.

Pyélonéphrite – Miction douloureuse, miction fréquente et chronique impérieuse (jour et nuit), urines troubles.

Comment avoir les reins solides
Les reins sont l’usine de filtration du corps humain. S’ils font
incorrectement leur travail, vous ne tardez pas à vous en rendre compte. Une forme de congestion se produit qui fait que, très vite! vous avez très mal dans le bas du dos. Par moments, pour ne pas
dire en permanence, vous n’arrivez même plus à vous pencher!
Cette douleur dans le bas du dos est l’un des tous premiers symptômes d’un dérèglement rénal. Si elle n’est pas d’origine musculaire ou osseuse, comme cela arrive parfois, elle indique soit une infection, soit la présence de calculs.
Mais pas de panique! La plupart du temps, les douleurs aux reins
ne sont pas graves en soi. Elles constituent un signal tout au plus.
Mais un signal lancinant! – qu’il faut tout de même prendre au sérieux car des reins que l’on ne soigne pas ou que l’on soigne mal finissent par se révolter.

Ce que vous pouvez faire
Voyez en tout premier lieu votre médecin. Dans la mesure où
votre problème est de nature organique seulement, en d’autres mots
un n’avez rien de musculaire ou d’osseux, il ne vous servira à
à rien d’attendre des jours meilleurs.
S’il s’avère que vous avez une infection ou des calculs, seul votre sera en mesure de déterminer l’étendue des dégâts et par
conséquent de vous indiquer la marche à suivre.
Mais cela ne laisse pas pour autant impuissant avant de consulter
un médecin. Vous pouvez, vous aussi, faire quelque chose. Voici
d’ailleurs quelques conseils qu’il vous sera très facile de mettre en pratique.

S’il s’agit de calculs rénaux
Consultez la rubrique Urines troubles dans la section Appareil
urinaire.

S’il s’agit d’un cancer de la vessie
Consultez la rubrique Miction fréquente avec du sang dans la
section Appareil urinaire.

S’il s’agit d’hydronéphrose 
La partie de vos reins recevant l’urine primitive (les calices) est
trop dilatée, d’où vos douleurs.
Le problème se situe au niveau de l’uretère, c’est-à-dire au niveau du conduit reliant les reins à la vessie. Celui-ci est sans doute
obstrué ou rétréci, ce qui empêche le passage de l’urine.
Lachirurgie est la seule façon de mettre fin à cet inconvénient.

S’il s’agit d’hyperparathyroïdie 
Votre taux de calcium sanguin et/ou de phosphore est anormal en
raison d’un excès de parathormone. La cause en est soit une tumeur
bénigne qui s’est formée sur une ou plusieurs glandes parathyroïdes.
soit une insuffisance rénale.
Dans le premier cas, le traitement est d’ordre chirurgical seulement.

Dans le second, on fait appel à une série de mesures préventives:
dérivés de la vitamine D, médicaments modifiant le taux de phosphore, etc.

S’il s’agit d’une néphrite aiguë
C’est une maladie qui s’attaque surtout aux enfants et aux jeunes
gens. Elle se manifeste très souvent une dizaine de jours après un
mal de gorge, par exemple.
La néphrite aiguë se caractérise par une subite hausse du taux de
protéines dans les urines. Cette hausse est compensée par un afflux
d’eau dans le sang (où les protéines devraient normalement rester),
ce qui explique l’apparition d’œdèmes.
Devant une néphrite, il faut réagir car il y a risque de chronicité.
D’abord, voyez votre médecin, qui vous prescrira des corticosteroïdes afin de juguler l’infection.
Vous devrez également (vous ou votre enfant) observer une période de repos très strict, qui pourra durer de 4 à 5 semaines.,!
– Un régime vous sera également imposé. Vous devrez boire le moins d’eau possible et limiter votre consommation de sel et de protéines.

Que signifie un régime alimentaire pauvre en sel et en protéines?
Pour ce qui est du sel, cela signifie d’éviter le sel de table, bien sûr, mais aussi tous les produits qui en contiennent: légumes, viandes et poissons en conserve, charcuteries, certaines sauces, jambon, poisson fumé. etc.
Côté protéines, il faut se garder, du moins pour un temps, des aliments qui en regorgent tout particulièrement : les produits laitiers, le chocolat, le cacao, les crèmes, les glaces, les fruits secs (sauf les dattes), les viandes grasses en général, les légumineuses et les céréales.

Que pouvez-vous manger
Il vous reste encore de l’espoir, n’ayez crainte! Pour preuve, voici quelques-uns des aliments qui vous sont permis: le beurre sans sel, les mets et les jus très sucrés (ce qu’adorent tous les enfants, les légumes et le poisson (sans vinaigrette), etc. Pour une liste plus exhaustive encore, voire pour des conseils davantage pratiques, adressez-vous à votre médecin.

S’il s’agit d’une pyélonéphrite aiguë
Consultez la rubrique Miction fréquente avec du sang dans la
Icclion Appareil urinaire.

S’il s’agit d’une pyélonéphrite chronique
Elle atteint 3 fois plus souvent les femmes que les hommes, pour
une raison très simple: l’urètre chez la femme est beaucoup plus
court que chez l’homme, ce qui facilite le passage de la bactérie responsable de la maladie (Escherichia coli, généralement).
La pyélonéphrite, dans sa forme chronique, est une maladie rare.
Lo plus souvent conséquence d’une pyélonéphrite aiguë mal traitée, elle peut aussi être l’indice d’une uropathie sous-jacente – c’est-à- dire une maladie de l’appareil urinaire.

Une maladie aux conséquences graves
La pyélonéphrite chronique est une maladie évoluant par crises pendant des années. En d’autres termes, la douleur dont elle est la cause n’est pas constante. Elle vous accorde du répit, ce qui peut laisser croire que le problème n’est pas très alarmant.
Or il l’est. Laissée sans traitement, en effet, la PC (pyélonéphrite chronique) peut causer de graves lésions à un rein et même aux deux. Elle risque même d’entraîner des complications plus que sérieuses, dont l’insuffisance rénale, l’hypertension artérielle et
l’urémie (présence d’un taux d’urée trop élevé dans le sang). Donc, prendre garde.

Est-il trop tard pour agir? 
Bien sûr que non. Mais vous devez voir votre médecin sans dél
Si la maladie n’a pas trop fait de dégâts, vous en serez quitte po
une antibiothérapie. Sinon, il faudra sans doute opérer et peut-êtrj
même enlever un rein.

Y a-t-il d’autres mesures à prendre?
Oui, mais dans la mesure seulement où vous prenez des antibiotiques. Dans ce cas, la principale recommandation des médecins est d’éviter tout ce qui peut irriter les reins en général: alcool, aspirine, épices et vitamine D principalement.
À l’avenir… Si jamais vous souffrez d’une autre infection aux reins, ne tardez pas à vous faire soigner. En remettant sans cesse au lendemain, tissu rénal se dégrade et il devient par conséquent plus difficile de le traiter. Vous risquez même de perdre un rein.

Attention!
Si vous avez mal aux reins, ne restez pas insensible devant la
couleur de vos urines. Celles-ci sont également source de précieuses indications sur la santé de vos reins ou de votre vessie. Si elles vous semblent anormales, faites-en part à votre médecin.

 

 

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