medico

Craignez-vous d’aller chez le médecin? 

Il est bien connu que le taux de survie moyen chez l’homme est
inférieur d’environ 8 ans à celui de la femme. Or, parallèlement à
cela, les statistiques indiquent que la gent masculine a tendance à
craindre les médecins. Et à ce point qu’il est vraiment nécessaire que
leur conjointe les y pousse ou qu’il y ait réellement un symptôme
sérieux pour qu’ils se décident à mettre les pieds dans le cabinet
d*ûn médecin.
On pourrait évidemment tenter d’établir un lien entre ce taux
moyen de survie plus faible chez l’homme et sa crainte du médecin.
Quoi qu’il en soit, les hommes – tout comme les femmes – ne doivent pas hésiter à consulter plus souvent leur médecin et à passer
régulièrement des tests divers. Il est tout à fait normal de craindre
d’aller voir le médecin, mais il ne faudrait surtout pas que cette peur
vous en empêche quand cela s’impose.

Certes, si vous lisez un livre comme celui que vous tenez entre les mains, vous appartenez fort certainement à cette partie de la population qui a compris que son état de santé relevait de la responsabilité personnelle et non de l’État ou du système de santé.

Comment réduire le stress lié à la consultation médicale

Être plus confiant ne veut pas dire nécessairement que vous ne
ressentez aucune anxiété. En fait, cette anxiété affecte tout le monde
à un degré ou un autre.
Dans le cas de l’hypertension, par exemple, vous expérimentez
peut-être le « syndrome de la blouse blanche ». En d’autres termes,
dès qu’un docteur ou une infirmière prend votre pression artérielle,
celle-ci se met immédiatement à grimper.
Ce type de craintes ou de réactions s’explique fort bien. Le médecin – un sorte de grand-prêtre de la santé – incarne bien souvent un
« savoir » qui vous semble sans limite et cela vous intimide ou vous
impressionne. Tout ce qu’il vous dira sera donc perçu comme un ju-
gement sans appel.
Pourtant, le médecin est rarement à la hauteur de l’image de
toute-puissance que vous projetez sur lui. Comme tout être humain, il est faillible. Il n’a pas non plus toujours le temps de se tenir au courant des dernières découvertes. Il peut aussi avoir besoin de se rafraîchir la mémoire sur certains détails un peu lointains. Il y a donc une solution très simple pour réduire au maximum l’anxiété – voire la panique – que fait naître inévitablement la rencontre avec un médecin: vous informer sans cesse en matière de santé.

En consultant un dictionnaire comme celui-ci, vous pouvez être
parfaitement informé sur la gamme de symptômes qui vous con-
cerne et donc poser vos questions avec beaucoup plus de précision
et sans complexe.
Vous éviterez aussi le problème qu’ont bien des gens lorsqu’ils
rencontrent un spécialiste : se faire des soucis parce qu’ils craignent
de manquer le moindre détail pertinent ou parce qu’ils ont le senti-
ment de ne pas tout comprendre. Le seul fait de rencontrer un méde-
cin étant déjà en soi une source d’anxiété, il est inutile d’en rajouter.
Et, fait non négligeable : si le médecin voit que vous connaissez
votre sujet, il sera forcé d’être moins vague ou d’éviter de dire des…
bêtises.

Un risque insoupçonné des consultations médicales

Paradoxalement, l’habitude d’aller passer votre « examen annuel »
peut représenter un risque pour votre santé!
Expliquons-nous. Beaucoup de gens vont chez le médecin avec la
même attitude que d’autres vont chez le prêtre. En d’autres termes,
après avoir « confessé » leurs mauvaises actions dans le domaine de
la santé puis s’être fait examiner le corps, ils attendent l’absolution.
Par exemple: « Vous avez une santé de ferf vous pouvez vous per-
mettre certains excès, mais faites attention quand même », etc.
Cependant, l' »absolution » donnée, tout recommence comme
avant: les mêmes excès alimentaires; la même paresse en matière
d’exercice physique; les mêmes abus de café ou d’alcool; le même
manque de sommeil ou de moments de loisirs; le même rythme de
fou, etc.

Ce que veut dire être un bon patient, et pourquoi il ne faut pas toujours croire les médecins

La consultation médicale n’est pas pour vous un simple moyen
de vous donner bonne conscience?
Dans ce cas, même si vous êtes un adepte inconditionnel des médecines parallèles, il est toujours utile, voire indispensable, d’écouter l’avis extérieur d’un ou de plusieurs médecins. Une fois que vous avez un bon diagnostic, libre à vous de faire un choix éclairé en tant que « consommateur de soins de santé ».