Pertes vaginales

Pertes vaginales

Causes et Symptômes associés

Blennorragie (gonorrhée) – Aucun d’abord. Ensuite: douleurs abdominales, mictions et rapports sexuels douloureux, pertes blanchâtres ou jaunâtres qui (émissent les urines, saignements inhabituels (ces symptômes qui n’apparaissent que tardivement peuvent varier d’une femme à l’autre);

Cancer de l’utérus – Constipation, douleurs dans le bas ventre et dans le bas du dos, incontinence urinaire, pertes de sang importantes entre les règles et après la ménopause, pertes liquides et malodorantes.

Grossesse – Arrêt des menstruations, augmentation du volume des seins, baisse de la libido, démangeaisons cutanées au niveau abdominal lorsque le ventre commence à grossir, engourdissements, étourdi ssements. fatigue, jaunisse légère, lourdeurs dans les jambes, maux de tète, nausées, œdème localise dans les extrémités (pieds et chevilles), perte d’appétit, pouls accéléré, prise de poids (mais amaigrissement quand la grossesse se déroule anormalement), sensibilité des seins qui dure plus de 2 semaines . varices, vomissements.

Prolapsus utérin – Constipation, douleurs dans le bas du dos. incontinence urinaire, pertes jaunâtres, pertes sanglantes souvent après un coït, règles irrègulières.

Salpingite – Constipation, douleurs pelviennes intenses et persistantes, fièvre modérée cl intermittente, maux de dos, pertes ou saignements vaginaux anormaux, sensation de faiblesse, tachycardie (1007min.).

Trichomonase – Démangeaisons et rougeurs vaginales et vulvaires, douleurs à la pénétration, mictions provoquant une odeur désagréable, pertes jaunâtres et nauséabondes, sensation de brûlure à la miction.

Vaginite bactérienne ou à champignons – Démangeaisons vaginales ou vulvaires; écoulements jaunâtres ou gris-vert, clairs ou épais ; mictions douloureuses; odeur fétide.

Ce que vous pouvez faire

S’il s’agit d’une blennorragie (gonorrhée)
Chez les femmes, la blennorragie est généralement asymptomatique surtout dans les premiers stades de son développement. Vous pourrez toutefois être informée par votre partenaire sexuel chez qui la maladie peut provoquer un écoulement du pénis et une sensation de brûlure mais encore là, ce n’est pas toujours le cas.
Autrement, la maladie ne sera sans doute diagnostiquée qu’au moment d’un examen gynécologique de routine incluant une culture de la flore vaginale. Entre temps, il peut arriver que la maladie se propage à l’utérus et aux trompes et occasionne ainsi des lésions
permanentes aux organes reproducteurs.

N’hésitez donc pas à consulter votre médecin si:
– vous avez le moindre doute concernant une contamination;
– vous avez eu plusieurs partenaires dans les derniers mois;
– vous avez eu une relation sexuelle avec une personne qui a eu plusieurs partenaires;
– vous avez eu des relations sexuelles avec une personne infectée.
En cas de blennorragie, votre médecin vous prescrira des antibiotiques et il insistera certainement pour que votre partenaire soit traité en même temps que vous.
(Pour plus de détails sur la blennorragie, consultez aussi la rubrique Urines troubles dans la section Appareil urinaire).

S’il s’agit d’un cancer de l’utérus
Consultez S’il s’agit d’un cancer du col, de l’utérus ou des ovaires à lu rubrique Règles irrégulières dans la section Organes sexuels et reproducteurs.

S’il s’agit d’une grossesse
Dès les premières semaines de la grossesse, certaines femmes constatent des pertes vaginales plus abondantes. Ce phénomène est tout à fait normal dans la mesure où il n’est pas accompagné de démangeaisons et que ces pertes ne sont pas malodorantes. Si c’est le cas, vous souffrez sans doute d’une infection vaginale. Pour plus de détails sur la grossesse, consultez aussi les rubriques suivantes:
– Douleur des seins dans la section Organes sexuels et reproducteurs;
– Perte de la libido (S’il s’agit d’un changement hormonal chez la  femme) dans la section Organes sexuels et reproducteurs;
– Démangeaisons cutanées sans éruptions dans la section l’eau, cheveux et ongles;
– Jaunisse dans la section Peau, cheveux et ongles;
– Œdème localisé dans la section Peau, cheveux et ongles;

S’il s’agit d’un prolapsus utérin
Vous avez l’impression d’avoir une boule dans le vagin, une boule qui descend un peu chaque fois que vous contractez vos muscles abdominaux, lorsque vous soulevez un objet lourd par exemple? De surcroît, vous souffrez de problèmes d’incontinence urinaire? Vous avez donc sans doute un prolapsus utérin accompagné – et c’est généralement le cas – d’un prolapsus de la vessie.
Sous l’effet du relâchement du plancher pelvien, les organes pelviens dont, notamment, l’utérus et la vessie tendent à descendre.
Le prolapsus utérin survient le plus souvent suite à un accouchement vaginal, surtout dans le cas où celui-ci a été long et difficile.
Une femme qui a vécu plusieurs accouchements risque davantage
d’en souffrir.
Il faut comprendre que, durant Paccouchement, votre périnée est rudement mis à l’épreuve. Et après un tel étirement. tous les périnées ne retrouvent pas leur tonus initial.
Outre l’accouchement vaginal, le fait de porter des objets lourds ou de tousser de façon chronique peut aussi provoquer un relâchement du périnée et, donc, une descente de l’utérus.
Chez certaines femmes, mais il s’agit là de cas plus rares, le prolapsus utérin relève d’une anomalie constitutionnelle du bassin.

Modéré ou sévère?
Le prolapsus utérin va s’avérer plus ou moins sévère. Dans les cas les moins graves, il peut passer inaperçu durant de nombreuses années, mais il existe aussi des cas plus sérieux où l’utérus en vient à faire saillie dans l’orifice vaginal. Inutile de mentionner qu’un prolapsus aussi important est très inconfortable, surtout lors de l’acte sexuel. Sans compter qu’il s’accompagne immanquablement de problèmes urinaires. Il s’agit soit:
1. d’une incontinence d’effort caractérisée par l’émission involontaire d’urine chaque fois que vous fournissez un effort physique (saut, toux, éternuement, etc.);

2. d’une rétention d’urine (vous arrivez difficilement à vider votre vessie) qui résulte d’un IIIMIWIJI poMtionnemem de la vessie et de l’urètre lors de leur descente. Mieux vaut ne pas en arriver là.

Pensez d’abord à prévenir
La majorité des prolapsus sont faciles à prévenir. Il vous suffit de
pratiquer régulièrement les exercices de Kegel, lesquels permettent
de maintenir un bon tonus du plancher pelvien.
– La technique est simple. Contractez aussi fermement que possible
les muscles de votre vagin puis relâchez.
– Cette pratique est particulièrement recommandée si vous êtes enceinte. Comme la majorité des prolapsus utérins résultent de l’accouchement vaginal, préparez bien le périnée à l’accouchement. Et la meilleure façon de le faire, c’est encore de pratiquer les exercices de Kegel tout au long de votre grossesse. La phase de contraction permet de tonifier votre périnée tandis que la phase de relâchement permet son assouplissement et, incidemment, une naissance plus facile.
Pratiquez ces exercices environ 50 fois par jour. Durant le mois qui précède la date prévue de votre accouchement, mettez davantage l’accent sur le relâchement du périnée.
Pour vous aider à mieux le relâcher, visualisez, à l’endroit du périnée, une grande fleur qui s’épanouit.
Par ailleurs, dès que votre accouchement est termine, mettez l’accent sur le travail de tonification. Plus vous commencez tôt à pratiquer les exercices de Kegel, mieux vous contractez le sphincter vaginal, meilleurs sont les résultats.
Notez que cette pratique permet également une meilleure cicatrisation du pennée si vous avez subi une épisiotomie.

Il n ‘est peut-être pas trop tard…
Les exercices de Kegel n’agissent pas que de façon préventive.
Ils peuvent aussi donner d’excellents résultats si vous souffrez déjà
d’un prolapsus utérin.

Voire première démarche consiste alors à consulter un médecin
pour faire évaluer le degré de gravité de votre prolapsus.
Si vous souffrez d »un prolapsus modéré, commencez à pratiquer
les exercices de Kegel sans plus tarder.
Vous devrez effectuer environ 200 contractions par jour pour que votre utérus retourne là où il doit être. (Heureusement, il s’agit
d’un exercice tout à fait discret qui se pratique en tout lieux.)
À un tel rythme, vous pourrez déjà noter une grande amélioration au bout d’un mois ou deux.

Le pressaire
Le pressaire est un anneau en caoutchouc épais et rigide qui peut être mis en place dans le vagin afin de maintenir l’utérus en place. Il en existe différents modèles adaptes à différentes formes de vagins.
Votre gynécologue saura vous conseiller sur la question.
Bien qu’il soit efficace même dans les cas de prolapsus sévère, le pressaire n’est pas sans inconvénients. Il doit être nettoyé souvent et retiré lors des relations sexuelles.
Si vous n’êtes pas très active sexuellement cl que, pour une raison ou une autre, la chirurgie ne vous convient pas, c’est peut-être là une bonne solution pour vous.

Le repositionnement de l’utérus
Il s’agit d’une intervention chirurgicale délicate qui requiert une
anesthésie générale. Avant de vous y soumettre, prenez le temps de
peser le pour et le contre. Adressez-vous à un chirurgien spécialisé dans ce genre d’intervention car, nous Pavons dit, il s’agit d’une intervention délicate.
L’hystérectomie, c’est l’ablation de l’utérus. Environ 33 % des femmes de plus de 55 ans qui subissent une hystérectomic le font à cause d’un problème de prolapsus utérin.
C’est une intervention importante qui, bien sûr. ne peut être pratiquée si vous désirez avoir d’autres enfants.

S’il s’agit d’une salpingite
Consultez la rubrique Douleur à l’abdomen dans la section Système gastro-intestinal.

S’il s’agit d’une trichomonase
De fait, vous pouvez attraper des trichomonas lors de relations
sexuelles mais aussi en empruntant la serviette ou le maillot de bain
encore mouille d’une amie.
Chez la femme, le virus latent se manifeste dès que l’acidité du
vagin diminue. La grossesse et la période des règles sont donc parti-
culièrement propices.
(Pour plus détails concernant la trichomonase chez l’homme, consultez la rubrique Miction douloureuse dans la section Appareil urinaire).

Attention au linge infecté
Vous venez d’apprendre que vous êtes porteur de la trichomonase? Dès lors, prenez 2 précautions.
1. Avertissez votre partenaire sexuel (ou vos partenaires) afin qu’il se fasse lui (ou elle) aussi examiner dans les plus brefs délais.
2. Ne laissez traîner aucun vêtement et/ou linge de toilette susceptibles d’avoir été infectés. Lavez-les à part. Souvenez-vous que cette maladie est coriace et qu’elle peut se répandre comme une traînée de poudre, y compris à vos enfants, si vous en avez.

S’il s’agit d’une vaginite bactérienne ou à champignons
Les infections vaginales bactériennes ou à champignons sont communes. Elles peuvent être causées par un contact sexuel mais elles peuvent aussi apparaître spontanément suite à un déséquilibre de votre flore vaginale.
Consultez votre médecin pour obtenir un diagnostic précis et, au besoin, une ordonnance d’antibiotiques. N’oubliez pas que votre
conjoint doit être traité en même temps que vous.
Pour connaître les traitements maison et les mesures préventives indiquées, consultez la rubrique Démangeaisons vaginales dans la section Organes sexuels et reproducteurs.

Mais aussi…
Attention! Si vos pertes sont importantes, portez une serviette périodique non parfumée plutôt qu’un tampon. Les tampons sont plus irritants pour la paroi vaginale déjà fragilisée par l’infection. Ils sont aussi plus susceptibles d’aggraver l’infection.

 

 

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