Perte de mémoire

Perte de mémoire

Causes et Symptômes associés

Alcolisme – Agressivité et forte irritabilité, besoin physiologique d’alcool, consommation solitaire, convulsions, faiblesse de caractère,
hoquet, impuissance, irresponsabilité, mouvements incontrôlables des yeux, nausées et vomissements, perte d’appétit, ralentissement des réflexes, recherche d’excuses pour boire et tendance au men-
songe, tremblements, troubles de la coordination.

Changement hormonal (chez la femme) –  Ceux liés à la ménopause (arrêts des règles, bouffées de chaleurs, gain de poids, libido faible ou absente, maux de tête, perte de mémoire, etc.) ou à la grossesse (fatigue, libido faible ou absente, nausées, perte de mémoire, seins plus volumineux et plus sensibles, etc.).

Changement hormonal (chez l’homme) –  Alcoolisme, anxiété, baisse marquée de la libido, bouffées de chaleurs et sueurs, dérèglement du sommeil, difficultés conjugales, diminution de la pilosité (en particulier dans la région génitale), fatigue inaccoutumée, gain de poids, hypocondrie, manque d’enthousiasme au travail et baisse de production, maux de tête, peau plus sèche ou sensible, perte de confiance en soi, peur de la mort, tendance dépressive, troubles de la
concentration, troubles cardiaques mineurs ou sérieux (tachycardie, etc.), troubles urinaires.

Choc émotif – Accélération du pouls, anxiété forte, grande fatigue, troubles graves de la personnalité.

Fatigue mineure ou sérieuse – Détérioration générale de la santé, fragilité psychologique (dépression, irritabilité, comportement excessif, etc.), maladies à caractère immunitaire (allergie, rhume, grippe, etc.),

Maladie d’Alzheimer – Agitation; agressivité; dépression; difficulté/incapacité croissante à écrire et lire, à calculer, à s’habiller, à prendre des décisions, etc. ; incontinence fécale et urinaire, troubles du langage graves.

Médicaments – Variables-

Sclérose en plaques – Douleurs faciales, engourdissement, faiblesse musculaire croissante, fatigue, fourmillements, incontinence urinaire,
mouvements incontrôlables des yeux, paralysie faciale, perte de la libido ou frigidité/ impuissance, raideur musculaire, troubles de coordination (perte d’équilibre, etc.), troubles émotifs, vertiges, vision floue/ dédoublée.

Stress excessif – Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête, etc.), fatigue généralisée, insomnie,
manque de concentration, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements.

Traumatisme – Changement d’humeur, confusion, convulsions, étourdissements, irritabilité, maux de tête, nausées avec vomissements, perte de conscience, perte de l’usage d’un côté du corps, pouls lent, somnolence, vertiges, vision double.

Troubles circulatoires (artériosclérose, athérosclérose) – Douleurs a la poitrine, extrémités froides, érection difficile, essoufflement, jambes tendues et douloureuses, rythme cardiaque irrégulier, vertiges, crampes.

Tumeur maligne au cerveau – Changement de personnalité, convulsions, déclin intellectuel, étourdissements, faiblesse, fièvre, léthargie, maux de tête, troubles neurologiques divers (difficulté
d’élocution, perte de sensation unilatérale, tremblements, problèmes de concentration, vision dédoublée, etc.), vomissements.

Vieillissement normal – Variables

Ce que vous pouvez faire

S’il s’agit de l’alcoolisme

C’est bien connu: on boit pour oublier. Même une « cuite » occasionnelle suffit à nuire à votre mémoire. Vous avez sans doute déjà constaté combien le phénomène « je l’ai sur le bout de la langue » se manifeste, lorsque vous avez pris ne fût-ce que quelques verres.
À plus forte raison, l’abus régulier et prolongé d’alcool finira par affecter vos capacités cérébrales et, en particulier, votre mémoire.
Outre les dommages liés directement à l’alcool, il y a ceux qui résultent d’une malnutrition permanente. L’alcoolique a tendance à moins manger et, de surcroît, l’action diurétique de l’alcool provoque d’importantes pertes en nutriments essentiels.
Si vous souffrez d’un problème d’alcool, vous pourrez un peu redresser la situation en prenant de fortes doses de vitamines et de minéraux. Un nutritionniste pourra vous conseiller utilement en
fonction de vos carences spécifiques.
Dans l’immédiat, la prise quotidienne de multivitamines serait
déjà une mesure très utile.
Pour plus de détails sur l’alcoolisme, consultez la rubrique Nausées et/ou vomissements dans ta section Système gastrq-intestin.il ainsi que les rubriques:
– Convulsions dans ta section Symptômes généraux;
– Impuissance dans la section Organes sexuels et reproducteurs:
– Diarrhée aiguë et Diarrhée chronique dans la section Système gastro-intestinal.
En ce qui concerne la cirrhose du foie, consultez les rubriques:
– Sang dans les selles dans la section Système gastro-intestinal;

S’il s’agit d’un changement hormonal chez la femme
Ce sont soit la grossesse, soit la ménopause.
(Pour plus de détails, consulte? la rubrique Perte de la libido dans
la section Organes sexuels et reproducteurs).

S’il s ‘agit d’un changement hormonal chez l’homme
Certains hommes peuvent aussi avoir à faire face à une forme de
ménopause qu’on appelle l’andropause.
Voyez la rubrique Impuissance dans la section Organes sexuels et
reproducteurs pour avoir plus d’informations sur ce problème fort
sérieux mais qui. heureusement, n’affecte que 5 à 10 % des hom-
mes à compter de la quarantaine.

S’il s’agit d’un choc émotif Un accident de voiture, le décès d’un proche dans des circonstances très éprouvantes, un viol, une attaque de voleurs, un incendie, une catastrophe naturelle, un divorce dramatique, etc., voilà autant d’événements extrêmement brutaux qui peuvent ébranler en profondeur votre métabolisme et votre psychisme – et par le fait même votre mémoire. Les séquelles s’étendront sur plusieurs semaines mais il n’est pas rare qu’elle dure très longtemps (névrose réactionncllc ou même psychose). Le plus souvent, le traitement passera donc par une psy- chothérapie (psychiatrique ou autre). Néanmoins, l’appui inconditionnel de l’entourage et la pratique de la relaxation et de la visualisation permettront aussi d’accéléreret de beaucoup – le retour à la normale.

S ‘il s’agit d’une fatigue mineure ou sérieuse Temporaire ou chronique, la fatigue peut suffire à expliquer vos pertes de mémoire, tout comme votre difficulté à vous concentrer. Si de toute évidence, la fatigue découle de votre mode de vie. les pertes de mémoire (lorsqu’elles sont fréquentes) vous signalent que la situation devient assez sérieuse. Le temps est donc venu d’opérer de profonds changements dans votre façon de vivre. La fatigue peut indiquer aussi la présence d’une maladie qui exigera sans doute un suivi médical. (Pour plus de détails sur la fatigue, voyez la rubrique Fatigue générale dans la section Cerveau et système nerveux. Dans la même section, consultez également la rubrique Stress excessif pour connaître quelques moyens d’endiguer la fatigue liée au stress).

S’il s’agit de la maladie d’Alzheimer
Vous avez passé la soixantaine et votre mémoire vous inquiète?
Le tableau qui suit pourra sans doute vous rassurer. Avant de sauter
aux conclusions, sachez bien faire la différence entre la maladie
d’Alzheimer et des pertes de mémoire normales.

S il s agit d’un médicament
Plusieurs médicaments provoquent des troubles de la mémoire.
C’est le cas en particulier de ceux utilisés pour combattre l’insomnie
divers troubles psychologiques. Des abus du côté de la vitamine A et D présentent aussi certains risques.
Si le médicament que vous utilisez nuit à votre mémoire, il s’agira pour vous d’évaluer si les avantages l’emportent sur les inconvénients. Mais souvenez-vous que, dans bien des cas, vous pourriez tout aussi bien envisager des solutions naturelles – et sans effets secondaires.
Notez que la consommation excessive de certaines drogues
comme la cocaïne, ou simplement la marijuana, est également asso-
ciée à des pertes de mémoire.

S’il s’agit de la sclérose en plaques
Consultez la rubrique Engourdissement dans la section Symptô-
mes généraux.

S’if s’agit d’un stress excessif
Tout comme dans le cas de la concentration, une période de
stress intense et prolongée risque fort d’entraîner une perturbation
du fonctionnement cérébral en général. Même si, en apparence, vous
continuez à pouvoir performer comme à l’accoutumée, il est inévitable – et normal que des « ratés » se produisent plus souvent qu’à
l’accoutumée.
Si cela tend à se reproduire souvent et que vous en souffrez, la
solution est claire: reposez-vous et prenez tous les moyens voulus
pour réduire le facteur stress.
Plus couramment, un stress temporaire causé par une situation
très éprouvante pour vous – parler en public, rencontrer un employeur, etc. peut vous déstabiliser au point de bloquer le rappel d’informations aussi simples que votre numéro de téléphone.

S’il s’agit d’une timidité vraiment excessive, la consultation d’un
thérapeute risque de s’imposer. Mais, en étant vraiment décidé à
prendre le taureau par les cornes, vous pouvez aussi faire d’énormes
progrès par vous-même. (Pour plus de détails, voyez la rubrique Stress excessif dans la section Cerveau et système nerveux).

S’il s’agit d’un traumatisme crânien
Les blessures à la tête entraînent souvent des troubles de mémoire. Si vous subissez un choc à la tête qui entraine une perte de conscience – aussi courte soit-elle -, voyez aussitôt un médecin.
Côté prévention, la première précaution consiste bien sûr à porter
un casque lorsque vous menez une activité physique où les risques
de blessures à la tête sont omniprésents.

S’il s’agit de troubles circulatoires (artériosclérose, athérosclérose)
Une circulation déficiente du sang dans le cerveau peut affecter
notamment votre mémoire, même si vous n’avez jamais subi d’acci-
dent cérébrovasculaire.
Faites d’abord un petit examen de conscience en ce qui concerne
l’exercice physique. La sédentarité est l’un des pires ennemis de
votre mémoire!
Essayez aussi le ginkgo (Ginkgo biloba). une plante qui stimule la circulation cérébrale et artérielle périphérique. Comme l’ont bien montré toute une série d’études, cette plante convient tout
particulièrement aux personnes âgées qui souffrent de divers troubles cérébraux causés par une mauvaise circulation céré-
brale: bourdonnements d’oreille, vertiges, migraines, troubles de
la vigilance, dépression, troubles auditifs et visuels (quand ils
sont liés à une insuffisance circulatoire dans le cerveau) et… pertes de mémoire.
(Pour plus de détails sur l’utilisation du ginkgo, voyez vos meilleures alliées chez les plantes, à la fin de cette rubrique).

S’il s’agit d’une tumeur maligne au cerveau
Consultez la rubrique Convulsions dans la section Symptômes
généraux.

S’il s’agit du vieillissement normal
Outre une certaine dégénérescence du système circulatoire et
d’autres troubles métaboliques, la perte progressive de neurones
finit par affecter le fonctionnement habituel de la mémoire.
Mais comme le rappelle la psychologue Monique Le Poncin, une
spécialiste française de la mémoire et du vieillissement cérébral, cela
ne signifie pas pour autant que tout est joué d’avance.

Mais aussi…

Beaucoup de gens se plaignent de perles – ou d’un manque – de
mémoire mais, en réalité, si on y regarde de plus près, on voit qu’ils
ont une mauvaise compréhension du processus de la mémoire et de
son bon usage.
Lorsque vous vous plaignez de problèmes de mémoire, vous ne
devez donc jamais « oublier ‘ les cinq facteurs suivants:
Étant donné qu’une multitude de stimuli ou d’informations
parviennent à votre cerveau, celui-ci doit nécessairement filtrer les informations pour ne laisser passer que les plus utiles ou vitales (sinon, c’est la folie qui vous attend – la folie se caractérisant en définitive par une incapacité à gérer une trop grande abondance d’informations sensorielles, tant internes qu’externes).

 

 

 

 

 

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