Nausées et ou vomissements

Nausées et/ou vomissements

Causes et Symptômes associés

Alcoolisme: Agressivité et forte irritabilité, besoin physio- logique d’alcool, consommation solitaire, convulsions, faiblesse de caractère, hoquet, impuissance, irresponsabilité, mouvements incontrôlables des yeux, perte d’appétit, perte de mémoire, ralentissement des réflexes, recherche d’excuses pour boire et tendance au mensonge, tremblements, troubles de coordination

Allergie alimentaire: Alternance de constipation et de diarrhée, aphtes buccaux (parfois), bruits abdominaux excessifs, crampes abdominales, démangeaisons avec ou sans éruptions cutanées, rots

Anémie: Amaigrissement, contusion mentale, démangeaisons cutanées sans éruptions, diarrhée, douleurs diffuses, engourdissement et picotements dans les extrémités, essoufflement, étourdissements, faiblesse, frigidité, impuissance, insuffisance cardiaque, langue rouge et sensible, lèvres violacées, manque d’appétit, manque de coordination, pâleur extrême, palpitations, saignements de nez. teint jaunâtre, vertiges, vomissements

Appendicite aiguë: Abdomen rigide, douleurs dans la partie inférieure droite de l’abdomen, fièvre, nausées, perte de l’appétit

Boulimie: Varient en fonction de la cause (voyez le tableau de la rubrique Boulimie dans la section Symptômes généraux)

Calculs rénaux: Douleurs très vives aux reins, mictions fréquentes avec du sang, sueurs, urines troubles, vomissements

Cancer du pancréas: Dépression, diarrhées, douleurs à l’abdomen el dans le dos, faiblesse, fatigue, jaunisse, pâleur, perte de poids et d’appétit, selles pâles, yeux jaunes, urines foncées

Chimiothérapie: Perte de cheveux + ceux liés à la maladie

Cirrhose du foie: Aucun d’abord. Ballonnement intestinal, chevilles enflées, démangeaisons, ecchymose au moindre choc, épanchemcnt de liquide dans le péritoine, faiblesse, perte de poids et d’appétit, sensation de malaise général, sang dans les selles, somnolence, vomissements avec du sang

Dysenterie bacillaire (shîgellose): Diarrhée, douleurs abdominales, fièvre nausées, selles douloureuses, vomissements

Entérocolitc nécrosante: Ballonnement abdominal, diarrhée, léthargie, sang dans les selles, variations dans la température du corps

Gastrite aiguë ou chronique: – Pour la forme aiguë ; crampes dans la partie supérieure de l’abdomen, fièvre, malaises gastriques, maux de tête, perte d’appétit

Gastrite aiguë ou chronique (suite): – Pour la forme cfaroniooc : brûlures gastriques, constipation, crampes dans la partie supérieure de l’abdomen, flatulences, langue pâteuse, mauvaise haleine, perte d’appétit, selles noires, sensation d’estomac plein et vomissements parfois sanglants

Gastroentérite: Crampes abdominales, diarrhées, douleurs musculaires ou articulaires, fièvre occasionnelle, frissons, maux de tcte, sang dans les selles, selles liquides, vomissements avec du sang. Dans les cas les plus graves : choc, déshydratation, insuffisance rénale

Hépatite virale: Anémie, blanc des yeux jaune, courbatures, démangeaisons généralisées avec ou sans éruptions, fièvre modérée, hypertrophie et sensibilité du foie, fatigue extrême, hoquet, jaunisse, mauvaise haleine, nausées, perte d’appétit, selles claires, sueurs nocturnes, urines foncées

Intolérance lactose: Ballonnement intestinal, bruits abdominaux, crampes abdominales, diarrhées, flatulences, retard de croissance et perte de poids chez le nourrisson, selles flottantes Parfois : nez bouché, sang dans les selles, selles très malodorantes (les vomissements sont occasionnels)

Intoxication alimentaire: Douleurs à l’abdomen, diarrhée, fatigue, fièvre

Ischémie du côlon: Constipation ou diarrhée, douleurs abdominales intenses, douleurs dans le bas du dos, fièvre, sang dans les selles

Méningite: – Chez l’adulte : délire, coma (si non traitée), éruptions de petites taches rouges ou pourpres sur tout le corps, fièvre élevée, intolérance au bruit et à la lumière, maux de tête, raideurs de la nuque et de la colonne vertébrale – Chez le nourrisson : air malade, irritabilité, manque d’appétit (aucun des signes classiques : raideurs de la nuque, intolérance à la lumière et au bruit, etc., ne s’appliquent au nourrisson) – Chez l’enfant : air malade, changement brusque de comportement, maux de tête, raideurs de la nuque

Migraine: Cécité temporaire unilatérale, douleurs oculaires, engourdissement du visage ou fourmillements (parfois), étourdissements, faiblesse dans un bras ou une jambe (parfois), larmoiements, maux de tête violents, mictions fréquentes et excessives, perception de points lumineux, sensibilité à la lumière, sueurs froides

Nausée de la femme enceinte: Arrêt des menstruations, augmentation du volume des seins, baisse de la libido, démangeaisons cutanées au niveau abdominal lorsque le ventre commence à grossir, engourdissements, étourdissements, fatigue, jaunisse légère, lourdeurs dans les jambes, maux de tête, œdème localisé dans les extrémités (pieds et chevilles), perte d’appétit, pertes vaginales inhabituelles, pouls accéléré, prise de poids (mais amaigrissement quand la grossesse se déroule anormalement), sensibilité des seins qui dure plus de 2 semaines, varices

Nervosité extrême (trac): Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête. etc.). fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, pertes de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements

Occlusion intestinale: Ballonnement abdominal, bruits abdominaux, constipation, douleurs à l’abdomen

Pancréatite aiguë: Douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen, fièvre, gonflement de l’abdomen (parfois), nausées, pouls rapide, selles pâles

Pancréatite chronique: Ballonnement abdominal, douleurs abdominales, douleurs au dos, frissons, ictère (jaunisse), nausées, perte de poids, selles grasses et très malodorantes

Perforation gastro-intestinale: Abdomen rigide, arrêt de l’évacuation (matières fécales et gaz), douleurs abdominales intcnscs,état de choc, fièvre

Péritonite aiguë généralisée: Abdomen rigide, arrêt de l’évacuation (matières fécales et gaz), dépression, douleurs abdominales et musculaires, faible débit unnaire, fièvre, pâleur, pouls rapide, sang dans les selles, soif intense

Sida: Amaigrissement, candidoses (infections de la peau causées par un champignon), courbatures, détérioration de l’état général accompagné de fièvre persistante, diarrhées chroniques, douleurs articulaires, éruptions cutanées, fatigue générale, gonflement des ganglions, lésions (sarcome de Kaposi), perte de cheveux, sensation de froid, sueurs nocturnes

Ulcère gastro-duodénal: Anémie, brûlures d’estomac, douleurs abdominales intermittentes dans la zone située au-dessus du nombril (crampes et brûlures épigastriques), douleurs pouvant irradier dans le dos ou réveiller pendant la nuit, flatulences, mauvaise haleine, nausées, perte d’appétit, selles noires (les vomissements peuvent être mêlés de sang, ce qui leur donne l’aspect du marc de café)

Les causes sont multiples
Vomir, c’est rejeter par la bouche le contenu de l’estomac, en tout ou en partie. C’est un acte violent qui provoque une contraction de tous les muscles de la partie supérieure du corps. Avec les maux de dos, de tête et de ventre, c’est sûrement le symptôme le plus répandu. Il fait partie de notre humaine condition. On vomit pour toutes sortes de raisons : parce qu’on attend un enfant, qu’on a mal à la tête, qu’on se sent nerveux, qu’on a trop bu ou trop mangé ou encore qu’on a trop pris de médicaments. Vomir de temps à autre ne tire généralement pas à conséquence. Voire, c’est une façon, bien souvent, pour l’organisme de se protéger en expulsant l’intrus (alcool, médicament, etc.).
C’est lorsque l’acte lui-même devient un réflexe – ou une habitude – qu’il faut agir. Dès lors, le risque majeur est la déshydratation.

Ce que vous pouvez faire
Vomissez-vous régulièrement ? Notez-vous la présence d’autres symptômes ? En êtes-vous au point même où vous vous sentez faible?
Si c’est le cas, voyez votre médecin. N’attendez pas de subir les affres de la déshydratation. Si vous êtes enceinte, toutefois, il n’est pas nécessaire de consulter, dans une première étape. Etant donné les changements hormonaux dont vous faites l’objet, vos vomissements sont dans un sens normaux. Mais s’ils vous gênent vraiment, s’ils vous empêchent de vaquer à vos affaires, parlez-en à votre médecin. Il existe des médicaments pouvant vous aider à surmonter nausées et vomissements, mais ils ne sont pas sans effets secondaires.

S`il s’agit de l’alcoolisme
Vomir parce que l’on est dépendant de l’alcool, rien de plus normal. Votre organisme, de la sorte, se défend. Il vous envoie un message de détresse. Il vous demande de le laisser tranquille, au moins pour un temps, de cesser de boire (même si d’un autre côté il est à ce point intoxiqué qu’il a besoin de cet alcool que vous lui donnez). L’alcoolisme, en Occident, est la troisième cause de décès, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Mais plus grave encore, c’est une plaie sociale coûtant fort cher à l’État et qui peut détruire familles, amitiés, voire être à l’origine de faillites, de pertes d’emploi, de pertes de vie lors d’accidents d’automobiles, de pauvreté, etc.
C’est donc un mal à combattre par tous les moyens.

Les conséquences sur les plans mental et physiologique
L’alcool, lorsqu’il devient une habitude, affecte tout le système nerveux central. En d’autres mots, il insensibilise graduellement le corps, entraîne une mauvaise coordination des mouvements et provoque la confusion mentale.
II affecte également le caractère de façon très notable. Il peut vous rendre très agressif ou, au contraire, terriblement amorphe, indifférent. Sur le strict plan physiologique, son rayon de destruction est immense. Il cause des dommages au cœur, au foie, aux poumons, à la peau, à l’appareil digestif, à l’appareil urinaire, sans parler de ses conséquences au niveau de la sexualité. Les personnes dépendantes de l’alcool ont une autre caractéristique : elles se nourrissent en général mal et môme très peu. Elles souffrent donc de multiples carences alimentaires qui peuvent se traduire – et se traduisent souvent – par une très grande fragilité physique face aux germes et aux virus qui peuplent notre environnement. En d’autres termes, elles sont souvent malades, non pas d’alcool mais des conséquences de l’alcool.

Pourquoi boit-on ?
On boit en général parce que l’alcool enlève les inhibitions. Il fait facilement sauter le barrières, favorisant ainsi les échanges sociaux. Fréquemment aussi, il est un prétexte pour contourner, voire
oublier certains problèmes difficiles à résoudre, tels que les conflits interpersonncls. la perte d’estime de soi, l’angoisse face à l’avenir, etc. Le stress est une autre raison de boire. Les grands stressés, en effet, voient très souvent dans l’alcool une panacée leur permettant d’oublier leurs soucis et le rythme effréné de leur existence. Mais ils oublient presque toujours que ce faisant ils s’intoxiquent aussi. L’hérédité, enfin, joue un grand rôle dans l’alcoolisme. Des recherches récentes démontrent effectivement qu’on peut naître alcoolique. Des expériences menées auprès de jumeaux vrais tendent de plus en plus à valider cette hypothèse.

S’il s’agit d’une chimiothérapie
Ce type de traitement, à base de sel de platine, induit très souvent des vomissements. Par la force des choses, d’ailleurs. En effet, les médicaments anticancéreux ne se contentent pa d’agir sur les seules cellules malades. N’étant pas sélectifs par nature, ils s’attaquent aussi aux cellules environnantes, provoquant vos vomissements.
Que faire?
– Parlez-en, si ce n’est déjà fait, à votre médecin. Il existe des antiémétiques qu’il pourra voua prescrire et qui voua permettront de faire face en quelque sorte à la musique.

Essayez certaines plantes !
– Du côté des médecines naturelles, il existe plusieurs moyens de combattre les effets secondaires de la chimiothérapie. L’utilisation de mégadoses de ginseng, entre autres, renforce votre résistance tant physique que morale (voyez l’encadré).
– Autre solution tout aussi naturelle mais malheureusement encore illégale en France : la marijuana. Pourtant, l’usage médical de la marijuana est de plus en plus pris au sérieux, particulièrement en
Amérique du Nord où beaucoup de médecins font ouvertement campagne en sa faveur. En 1997, lors d’un référendum, les Californiens ont même appuyé majoritairement la fameuse Proposition 215 qui visait à permettre l’usage du Cannabis sativa à des fins thérapeutiques. Que la population californienne ait ainsi défié la loi fédérale ne doit pas surprendre. Cet État a toujours été très sensibilisé à la cause des homosexuels et du sida, en plus de s’imposer comme un précurseur en matière de mœurs et d’idées.
Et puis cela fait belle lurette que les sidéens de la Côte Ouest ont constaté que le « grass » combattait la nausée et le manque d’appétit. Des cancéreux ont également remarqué que cette plante à la réputation sulfureuse réduisait la nausée et les vomissements provoqués par la chimiothérapie ainsi que l’anxiété qui précédait les La recherche a d’ailleurs confirmé que l’élément actif de la marijuana, le THC ou tétrahydrocannabinol, possédait de telles vertus. Il existe même déjà des médicaments à forte concentration en THC (Marinol). Cependant, sachez que la prise de pilules peut s’avérer impossible en cas de vomissements. Certains jugent donc plus commode de fumer de la marijuana.

S’il s’agit d’une intoxication alimentaire
Vous avez consommé un produit contaminé soit par la Salmonella entendis, soit par une bactérie du genre Shigella En général, lors de ce type d’intoxication, les premiers symptômes surviennent environ 18 heures après l’ingestion de l’aliment infecté. Le coupable ? Le plus souvent, il s’agit de l’œuf ou d’une préparation qui en contient. Mais les charcuteries figurent aussi au rang des accusés, de même que les fruits de mer mal cuits et les aliments à base de lait ou d’un produit laitier. Mais Salmonella enteredis ou Shigella n’apparaissent jamais
spontanément dans les aliments. Leur vecteur est l’homme, souvent
en l’occurrence un cuisinier qui a négligé de se laver les mains après
différentes manipulations. Gare aux restaurants, donc. En particulier ceux où la propreté semble être un luxe inabordable.

Que faire ?
– Le repos est l’unique solution. Les symptômes disparaîtront spontanément dans les jours qui vont suivre (2 ou 3).
– Toutefois, pour éviter le risque de déshydration, buvez de l’eau additionnée de sel : 1 cuillère à thé de sel pour 1 litre d’eau.
– Si vous ne vous sentez pas mieux au bout de 3 jours, consultez.
Peut-être avez-vous besoin d’antibiotiques.

S’il s’agit du mal de mer !
Beaucoup de gens en souffrent, au point de devoir se priver d’une simple balade sur l’eau à bord d’un canot. Pourtant, il existe des
trucs et aussi des médicaments pour l’enrayer. Le mal de mer (ou la naupathie, comme l’appellent les médecins) est le fruit d’un déséquilibre dans l’oreille interne causé par le roulis. Chez certaines personnes, ce déséquilibre n’aura aucune conséquence, alors que chez d’autres il se transformera en cauchemar.
Comment faire pour ne plus en entendre parler ?

Quelques trucs
– Selon le Dr Isadore Roscnfeld, le meilleur truc naturel pour s’en
défaire reste la racine de gingembre. Il conseille d’en prendre
2 capsules de 500 mg avant le départ et 2 autres lors de l’excur-
sion (ou de la traversée).
Pourquoi la racine de gingembre fonctionne-t-ellc ? Les chercheurs n’ont pas la réponse définitive à ce sujet, mais ils croient qu’elle exerce une action stabilisante sur le système nerveux.
– Un truc de marin : trempez de la mie de pain dans du rhum et
avalez le tout. Mais il faut avoir un bon estomac, soyez prévenu.
– Lors du roulis, fermez tout simplement les yeux pour éviter d’envoyer une image déstabilisante à votre cerveau. Mais lorsque
vous les rouvrirez, rien ne garantit que vous ne retomberez pas dans votre cauchemar.
– Un antinaupathique, que vous pourrez obtenir en demandant l’aide de votre pharmacien : la Dramamine . Si aucun des trucs ci-dessus ne vous a été d’une quelconque utilité, ce médicament, lui, saura vous dépanner. Mais soyez averti : chez nombre de personnes, ils entraînent un état proche de l’inertie.

S’il s’agit de la nausée de la femme enceinte
La cause des vomissements chez la femme enceinte est inconnue. L’on suspecte bien sûr les changements hormonaux qui interviennent dès lors, mais aussi une baisse du taux de sucre dans le sang. Les vomissements, généralement, surviennent très tôt dans la grossesse et durent jusqu’à la 14e ou 16e semaine. Entre-temps, de
multiples désagréments viennent entraver assurément le cours de l’existence : nausées matinales, difficultés de concentration, perte
d’entrain, etc.
Que faire pour couper court à tout cela ?

Quelques solutions
– Première chose, évitez les pièces confinées. Assurez-vous de toujours avoir une bonne aération, surtout la nuit, lorsque vous
dormez. Dans le jour, s’il vous est impossible d’ouvrir une fenêtre à proximité de votre aire de travail ou d’occupation, sortez aussi souvent que possible prendre l’air.
– Si vous fumez, cessez. Non seulement la cigarette provoque nausées et vomissements, mais elle est aussi un facteur de risque considérable pour le fœtus.
– 3 trucs pour diminuer le risque de nausée le matin :
1. Mangez un toast sans beurre quand vous êtes encore dans votre lit ou bien quelques biscottes (mettez-les sur votre table de nuit, le soir avant de vous coucher).
2. Prenez de fréquentes collations dans la journée d’aliments riches en protéines : beurre d’arachides, yaourt, fromage à la crème, etc.
3. Une recommandation du Dr Isadore Roscnfeld : le matin, buvez une citronnade et mangez des… chips. De fait, ces 2 « valeurs sûres » de l’alimentation malsaine réduisent de fait le risque de nausée, selon certaines études.

S’il s’agit d’une réaction à un médicament ou à un supplément alimentaire
Plusieurs médicaments ou suppléments alimentaires tout à fait courants peuvent créer une sensation de nausée si vous les prenez à jeun. Si vous constatez souvent ce phénomène avec un produit en particulier, il vaudrait donc mieux le prendre après avoir mangé un petit peu. Nombreux sont aussi les médicaments vendus sur ordonnance ayant pour effet secondaire la nausée (par exemple, dans l’arsenal antirhumatismal). Pour vérifier si le médicament que vous utilisez entre dans cette catégorie, questionnez votre médecin ou votre pharmacien, ou encore consultez un compendium pharmaceutique.

S`il s’agit d’une sténose du pylore
Votre pylore, c’est-à-dire l’orifice qui permet la communication entre l’estomac et le duodénum, est rétréci. En conséquence vous vomissez, la nourriture ne pouvant passer. Chez l’enfant, la sténose du pylore est congénitale. Elle apparaît entre la 3 et 6e semaine après la naissance et on n’en connaît pas la cause. Elle provoque la déshydratation. Chez l’adulte, la cause est mieux connue. Il s’agit d’un ulcère ou d’une tumeur dans la région du pylore. Les vomissements, en général, se produisent après les repas.

Pouvez-vous prévenir la sténose du pylore ?
Non. C’est un problème qui n’est lié ni à l’alimentation, ni au mode de vie.

Le traitement
Chez l’enfant, il est uniquement chirurgical. On opère pour remettre le pylore en état de fonctionner et la guérison est en général totale et définitive. Pour l’adulte, on opère si une tumeur est en cause. Sinon, on administre des antihistaminiques.

Mais aussi…
– Un conseil du Dr Jorge Herrera, maître-assistant de médecine à la faculté de médecine de l’Université South Alabama, à Mobile (Etats-Unis) : si non seulement vous vomissez mais en plus êtes pris de diarrhée, évitez le lait. Vos entrailles, à ce stade, ne sont pas en mesure de digérer les sucres qu’ils contiennent. Résultat, vous vomirez encore plus.
– Beaucoup de gens mâchent du chewing-gum en avion pour éviter les effets néfastes de la pressurisation. Cependant, au dire du Dr Mark Babyastky, gastro-entérologue à la faculté de médecine de l’Université Harvard, le chewing-gum est aussi fort utile lorsqu’il s’agit de prévenir les nausées et donc les vomissements.
– Si votre estomac est à l’envers après une soirée bien arrosée, prenez du gel d’aloe vera ainsi que du ginseng en abondance. Ils vous aideront à mieux supporter votre « fardeau » et vous pourriez bien ne pas avoir de « lendemain de la veille ».

Attention !
Si après 24 heures vous vomissez encore presque sans arrêt, il est temps de voir votre médecin. En prolongeant l’attente, vous risquezla déshydration.

 

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