Hémorragie

Hémorragie

Causes et Symptômes associés

Anémie mégalo-blastique:  Ceux liés à une anémie grave (amaigrissement, douleurs généralisées, engourdissements et picotements dans les extrémités, essoufflement et palpitations, langue douloureuse, rouge et lisse, manque d’appétit, pâleur excessive, saignements de nez, teint jaunâtre) + ecchymoses, peau brunâtre et cireuse, saignements de nez et de la bouche

Avitaminose K:  Hémorragies diverses (nez, gencives, vagin, estomac), hémorroïdes, urines sanglantes

Carence en vitamine C (scorbut):  Déchaussement des dents, faiblesse, fragilité des os, hémorragies gingivales et des muqueuses, inflammation des gencives, lèvres et commissures des lèvres fendillées, taches rouges provoquées par des hémorragies sous-cutanées. Chez les enfants : douleurs intenses dans les jambes, perte d’appétit, perte de poids

Cirrhose du foie:  Amaigrissement, apparition de taches rougeâtres, coma, flatulences, foie qui grossit, durcit et devient sensible à la palpation, haleine fétide, hémorragies diverses (hémorroïdes, saignement du nez, selles sanglantes, vomissements de sang), jaunisse, nausées, œdème du ventre, seins qui grossissent et testicules qui s’atrophient chez l’homme, selles noires, vomissements

Dégénérescence aiguë du foie:  Confusion mentale, douleurs abdominales intenses, faiblesse, fièvre élevée, hémorragies sous-cutanées et buccales, hypertrophie du foie, maux de tête intenses, mauvaise haleine, pupilles dilatées, urines réduites et sanglantes, vomissements noirs et sanglants

Endocardite:  En cas d’endocardite lente : douleurs articulaires et musculaires, éruptions de petites taches rouges ou pourpres sur tout le corps, fatigue, fièvre (souvent le seul symptôme apparent), frissons, pâleur du visage, perte d’appétit, placards rouges sur la paume des mains et la plante des pieds, rythme cardiaque irrégulier et\ou rapide, saignements du nez, sang dans les urines; En cas d’endocardite aiguë : apparition d’une multitude de petites taches pourpres dues à des hémorragies sous-cutanées, fièvre élevée et irrégulière, forte diarrhée, frissons, maux de tête, transpiration intense, souffle au cœur

Hémophilie:  Retard ou absence de coagulation qui se manifeste par des saignements abondants et ce, à la moindre égratignure. En cas d’hémorragies articulaire : douleurs, œdème et déformations articulaires

Leucémie:  Amaigrissement ; anémie ; démangeaisons cutanées sans éruptions ; douleurs articulaires ; ecchymoses et hématomes sous-cutanés ; fatigue générale ; hémorragies nasales et gingivales ; hypertrophie des ganglions lymphatiques, du foie et de la rate ; maux de gorge ; organes douloureux à la palpation ; pâleur extrême ; pouls accéléré ; sensibilité aux infections ; sueurs nocturnes ; yeux perturbérants

Problèmes gynécologiques:  Variables, mais les douleurs abdominales sont souvent présentes

Purpura (thrombo-pénique idiopathique):  Coagulation lente, douleurs abdominales et articulaires, ecchymoses, hémorragies à la moindre lésion, points rouges ou bleuâtres traces de sang dans lés selles

Traumatisme:  Fracture possible, état de choc (étourdissements, faiblesse, peau pâle, froide et moite, perte de conscience, pouls rapide et faible, respiration rapide, soif) plaie, saignement abondant

Ce que vous pouvez faire
Quelle qu’en soit la cause, une hémorragie grave est toujours une urgence médicale. Dirigez-vous alors le plus rapidement possible vers un service d’urgence ou appeliez une ambulance.

S’il s’agit d’une avitaminose K
La vitamine K, une vitamine synthétisée par les intestins, est indispensable à la coagulation de votre sang. Sans elle, les risques
d’hémorragies augmentent considérablement surtout aux niveaux intestinal et cérébral. Plusieurs raisons peuvent expliquer un déficit en vitamines K :
– un manque de sels biliaires – ils sont nécessaires pour absorber la vitamine K ; la destruction de la flore intestinale qu’entraîne la prise
prolongée d’antibiotiques et de sulfamides ;
– l’administration d’huile minérale comme laxatif – une véritable aberration puisque l’huile minérale bloque la paroi intestinale et entrave ainsi l’acheminement de multiples substances nutritives vers le sang, vitamine K y compris ;
– les traitements anticoagulants ;
– plusieurs maladies intestinales.
Quelle que soit la cause de votre déficit en vitamine K, le traitement reste le même : des injections de vitamine K qui, si elles sont pratiquées à temps, peuvent vous préserver de sérieuses complications.

Un peu de prévention
Sauf pour certains cas assez rares, vous pouvez prévenir une carence en vitamine K. Voici quelques mesures qui vous concernent peut-être:
– Si vous devez prendre des antibiotiques ou des sulfamides pour lutter contre une maladie, consommez une généreuse portion de yaourt tous les jours. Le yaourt reconstitue fort efficacement la flore intestinale.
– Oubliez définitivement l’huile minérale pour vos problèmes de constipation. Il existe mille et une autres façons de vous soulager.
– Consommez en abondance des aliments riches en vitamines K: légumes à feuillage vert, jaune d’œuf, mélasse noire, flocons d’avoine, blé, seigle, chou-fleur, huile de tournesol, foie, fèves de soja, pousses de luzerne.

S’il s’agit d’une dégénérescence aiguë du foie
Voilà une maladie extrêmement grave – et rare heureusement qui peut vous conduire à la mort en deux temps trois mouvements, et ce en dépit de soins médicaux exemplaires. Mais une telle maladie ne se déclare généralement pas du jour au lendemain. Elle est souvent le résultat d’abus d’alcool et de mal nutrition qui se prolongent depuis des années. Il peut aussi arriver qu’elle s’installe suite à une hépatite sérique, une fièvre jaune ou une intoxication sévère du foie. Dans des cas exceptionnels, la femme enceinte peut en être affectée.
En présence des symptômes mentionnés dans le tableau ci-avant, conduisez la personne affectée dans un centre hospitalier le plus vite possible. Elle nécessite des soins d’urgence.

S’il s’agit d’hémophilie
L’hémophilie est une maladie héréditaire de gravité très variable. Elle se caractérise par une déficience sanguine en globulines antihémophiliques, des agents qui permettent la coagulation du sang.
Les personnes qui présentent un déficit important de cet agent doivent faire preuve de la plus grande prudence, car, chez elles, la moindre égratignure peut entraîner une hémorragie qui requiert une intervention urgente.
On sait que le fils de Nicolas II, le dernier tsar, souffrait d’hémophilie et que le célèbre Raspoutine utilisait son remarquable pouvoir d’hypnotiseur-magnétiseur pour arrêter les hémorragies du jeune tsarévitch. (C’est ce qui lui avait d’ailleurs valu de devenir l’cmi-
nence grise du tsar et de la tsarine.) Mais tout le monde ne peut pas
disposer à volonté d’un thaumaturge aussi talentueux dans son en-
tourage immédiat ! Votre maladie devrait donc vous inciter à redoubler de vigilance lorsque vous manipulez des objets coupants. Prenez bien votre temps pour vous raser ou pour couper des légumes. Gardez à proximité de la cuisine et de la salle d’eau une trousse d’urgence avec des bandages stériles.

Prenez vos précautions
Si vous souffrez d’hémophilie, procurez-vous et gardez sur vous en permanence une carte ou un bracelet qui mentionne votre maladie. Gardez également à proximité un médicament coagulant grâce auquel vous pourrez contrôler vous-même des saignements extérieurs. Si votre hémophilie n’est pas trop sévère, il est bien possible que l’application locale de ce médicament suffise à arrêter les saignements.
Si cette mesure ne donne pas les résultats escomptés, rendez-vous rapidement dans un centre d’urgence où l’on vous injectera une substance coagulante.

En attendant l’injection, appliquez une gaze stérile ou un linge propre sur la plaie et pressez fermement afin de comprimer les vaisseaux sanguins.

S’il s’agit d’un traumatisme
1. Pour réduire la pression sanguine au niveau de la blessure, surélevez le membre blessé au-dessus du niveau du cœur. Attention
cependant ! Cette mesure ne doit être pratiquée que dans les cas où le membre n’est pas fracturé.
2. Pour prévenir les risques d’infection, placez un chiffon propre ou une gaze stérile directement sur la plaie. Même s’il est complètement inhibé de sang, ne retirez pas le chiffon ou la gaze afin de ne pas briser le caillot en formation. Ajoutez plutôt un deuxième
pansement sur le premier.
3. Exercez une forte pression directement à l’endroit de la blessure et maintenez la pression tant que dure l’hémorragie. Si, malgré les trois mesures ci-dessus mentionnées, l’hémorragie ne s’arrête pas, maintenez la pression sur la blessure. De plus, pour une blessure au bras, pressez fermement sur l’artère brachiale, à mi-chemin entre l’aisselle et le coude et à l’intérieur du bras entre les muscles supérieurs (biceps) et inférieurs (triceps brachial) du bras.
Cette pression doit être suffisante pour stopper le sang. Le pouce qui est placé sur la face extérieure du bras permet une contrepression.

Pour une blessure à la jambe, allongez la personne blessée sur le dos et pressez fermement sur l’artère fémorale au milieu du pli de Paine. Utilisez la paume de la main et pressez vers le bas. Si malgré ces interventions, l’hémorragie continue toujours et que la personne blessée est en danger de mort (état de choc), utilisez la méthode du garrot. Les garrots qui coupent complètement la circulation sanguine ne doivent vraiment être faits qu’en dernier recours. Et ils ne devraient jamais être maintenus en place trop long-temps.

Comment faire un garrot
1. Allongez la victime sur le dos.
2. Procurez-vous une bande de tissu d’au moins 5 cm de largeur (l’usage de bandes élastiques, de cordes, de lacets ou de fil est
donc exclu). Placez cette bande de tissu à quelques centimètres au-dessus de la blessure. Vous ne devez pas toucher à la plaie.
3. Faites un demi-noeud dans la bande de tissu, placez un bâton sur le demi-nœud et faites un double nœud au-dessus du bâton.
4. Tournez doucement le bâton jusqu’à ce que le sang s’arrête de couler mais pas davantage.
5. Fixez l’extrémité du bâton au bras à l’aide de la bande de tissu restante ou d’un autre tissu.
6. Ne retirez pas le garrot vous-même, mais filez tout droit vers le centre d’urgence le plus près.
7. Si un membre a été amputé, placez-le dans un tissu propre puis dans un sac de plastique rempli de glaçons. Vous devrez remettre ce membre au médecin traitant.

 

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