Goitre

Goitre

Causes et Symptômes associés

Goitre sans perturbation de la fonction thyroïdienne: Aucun, si ce n’est le goitre lui-même

Hyperthyroïdie:  Amaigrissement (sans perte d’appétit), battements de cœur accélérés et irréguliers, bouffées de chaleur, crampes musculaires, démangeaisons oculaires, dérèglement du cycle menstruel (chez la femme), faiblesse générale, hyperactivité, larmoiement, nervosité, protubérance oculaire unilatérale ou bilatérale (il peut même y avoir une difficulté à fermer l’œil protubérant – ou les 2 yeux), sensibilité à la lumière, transpiration excessive, tremblement des doigts, vision floue, yeux cernés ct’ou secs (le goitre n’apparaît pas dans tous les cas)

Hypothyroïdie: – Chez les enfants : allure trapue, distension de l’abdomen, goitre, hyposudation, œdème aux pieds, paupières et visage boursouflés, peau froide et moite, retard de développement physique et mental (petite taille, air hébété), traits grossiers – Chez l’adulte : apathie, baisse de la libido, changements dans les règles, cheveux clairsemés, constipation, fatigue et somnolence, dépression, difficulté à concevoir un enfant, douleurs musculaires accompagnées de crampes, frilosité, goitre, hyposudation, intolérance au froid, manque de concentration, ongles secs et friables qui poussent plus lentement, paupières et visage boursouflés, peau froide, sèche et rugueuse ;

Hypothyroïdie (suite): perte d’équilibre, perte de mémoire, ralentissement du rythme cardiaque, règles plus longues et plus abondantes (chez certaines femmes), rigidité des articulations surtout le matin, stérilité, surdité, voix basse et rauque

Ce que vous pouvez faire
Le goitre est une maladie de la glande thyroïde, une glande en forme de papillon située devant la trachée. Bien que cette glande soit normalement toute petite, il lui arrive, tout comme la grenouille de La Fontaine, de se prendre pour un bœuf. Et c’est alors précisément l’effet qu’elle produit : un effet boeuf !
Dans de tels cas, vous risquez d’éprouver une gêne respiratoire et de la difficulté à avaler à cause de la pression qu’exerce votre goitre sur l’œsophage et la trachée. Mais là n’est pas le seul problème pouvant découler d’une maladie thyroïdienne.

Une glande déterminante
Le mauvais fonctionnement de la glande thyroïde a de nombreuses répercutions qui peuvent devenir tout à fait dévastatrices pour votre organisme. En effet, la glande thyroïde occupe un poste-clé. Ainsi, lorsque votre glande thyroïde ne produit pas d’hormones, c’est tout votre corps qui fonctionne au ralenti. Vous avez alors la nette impression de devoir vous traîner. Vous manquez d’énergie.
Et si votre glande thyroïde produit trop d’hormones, vous tombez
dans l’excès opposé ; vous devenez agité, nerveux, toutes vos fonctions organiques sont accélérées. Ce manque ou cet excès de zèle, selon le cas, détermine l`hypoou rhyperthyroïdie.

Les principales causes des maladies thyroïdiennes
On connaît plusieurs causes aux maladies thyroïdiennes.

Le manque d’iode
L’hypothyroïdie est plus fréquente dans les régions à haute altitude, régions qui sont souvent pauvres en iode (Alpes, Himalay Andes).
Les enfants sont particulièrement vulnérables à un manque prolongé d’iode.
– Heureusement, la solution est simple. Il suffit de combler les carences par l’ajout d’iode dans le sel. Dès que l’iodation du sel de cuisine a été rendue obligatoire en Suisse, le goitre y a presque complètement disparu.

Les facteurs héréditaires
Une prédisposition héréditaire peut favoriser l’apparition d’une maladie thyroïdienne chez certains individus qui consomment trop d’iode ou qui sont exposés à un stress excessif. Bien que les hormones sexuelles féminines ne soient pas une cause directe de maladies thyroïdiennes, elles jouent un rôle important puisque les femmes sont nettement plus souvent affectées que les hommes par ces problèmes. Et ce, particulièrement durant les périodes de fluctuations hormonales intenses. Les adolescentes, les femmes enceintes les Romains croyaient d’ailleurs que l’apparition du goitre chez les jeunes mariées était un signe de grossesse -, celles qui allaitent et les femmes ménopausées y sont donc plus exposées.

Le système immunitaire
Le système immunitaire joue aussi un rôle déterminant sur les maladies de la glande thyroïde. Certains anticorps semblent favoriser une surproduction d’hormones thyroïdiennes. Mentionnons finalement que la glande thyroïde est particulièrement sensible aux ondes radioactives. Les victimes de Tchernobyl en savent quelque chose. En 1994, l’Organisation Mondiale de la Santé a répertorié 8 fois plus de cas de cancer de la thyroïde que la normalité chez les enfants vivant sur les zones les plus touchées par le nuage radioactif.

S’il s’agit d’un goitre sans perturbation de la fonction thyroïdienne
La présence d’un goitre ne signifie pas forcément que votre glande thyroïdienne fonctionne mal. La glande thyroïde peut aussi s’hypertrophier sous l’effet de l’hypophyse, une glande qui régi la glande thyroïde.

S’il s’agit d’une hyperthyroïdie
Dieu sait pourquoi, cette maladie s’attaque principalement aux jeunes femmes. Elle est due à une surproduction d’hormones thyroïdiennes et les causes de cette hyperactivité peuvent être multiples :
– la maladie de Basedow ou de Graves (maladie d’origine autoimmune – le fonctionnement des anticorps de votre organisme se dérègle, produisant des auto-anticorps se retournant contre vous) ;
– un excès d’iode probablement d’origine médicamenteuse ; à l’inverse, une carence en iode provoquant l’apparition d’un goitre
– une réaction à la prise de L-thyroxine (substitut de hormone thyroïdienne)
– une anomalie congénitale du côté de la glande thyroïde ; la présence d’un adénome (tumeur bénigne) sur l’hypophyse.

Ne tardez pas à agir
En tout état de cause, une hyperlhyroïdie doit être prise en charge dans les plus brefs délais, car elle provoque inéluctablement une élévation du taux de cholestérol dans le sang (d’où ces sursauts un peu trop brusques de votre cœur). Et qui dit élévation du taux de
cholestérol, dit aussi, bien sûr, athérosclérose (durcissement des artères) et, en dernier recours, maladies cardio-vasculaires.  Il faut donc agir.

Ce que vous offre la médecine 
Outre la chirurgie qui n’est aujourd’hui réservée qu’aux cas les plus sévères, la médecine dispose de 2 traitements pour soigner l’hyperthyroïdie : un premier qui repose sur la prise de médicaments antithyroïdiens et un second sur la prise de comprimés d’iode radioactif. la levothyroxine entraîne une perte de la masse osseuse de plus de 13 %. On estime qu’environ 19 millions de personnes prennent actuellement ce médicament, que ce soit pour de Phyperthyroïdie, un goitre ou un cancer thyroïdien.
– Donc, avant d’entreprendre un traitement médical, assurez-vous que vous avez bien épuisé toutes les ressources alternatives à votre disposition. Si vous devez prendre des médicaments, informez-vous bien sur leurs effets secondaires.
– Et sage précaution, assurez-vous que votre médecin traitant possède une bonne expérience dans le traitement des problèmes thyroïdiens. En principe, c’est un endocrinologue qui fait ce type d’ordonnance et il est sensé être un « expert ».
– Néanmoins, avant de vous précipitez à la pharmacie, ordonnance en main, tentez d’abord de contrôler les excès de votre glande thyroïde par votre alimentation. Plusieurs aliments peuvent en effet normaliser votre production d’hormones thyroïdiennes.

Les aliments à consommer
Que ton aliment soit ton remède ! disait Hippocrate. Si vous souffrez d’hyperthyroïdie, mettez ce sage conseil en pratique en faisant une judicieuse sélection de vos aliments. II se pourrait bien que cette simple mesure vous épargne la prise d’hormones antithyroïdiennes. Selon Phyllis A. Balch et James F. Balch, auteur de Dietary Wellness (Ed. P.A.B. Publishing, Inc., Indiana, États-Unis), les aliments que vous devez privilégier sont :
– parmi les légumes : luzerne, feuilles de betterave, choux de Bruxelles, carotte, céleri, poivron vert, chou frisé, feuille de
moutarde, persil, épinard, navet, cresson ; parmi les fruits : abricot, pomme, canneberge, pamplemousse, raisin, pêche, poire, ananas.
(Les aliments en caractères gras sont essentiels à votre alimentation.)
Pour de meilleurs résultats, consommez ces aliments sous forme de jus. Et pour accroître l’effet thérapeutique de vos jus, ajoutez :
• une bonne cuillerée à soupe de levure alimentaire ;
• une cuillerée à café de lécithine ;
• une cuillerée à soupe d’une huile végétale de bonne quahit riche en acides gras essentiels (tournesol, arachide, carthame, amande, soja, maïs, olive).

Quelques suppléments incontournables
L’organisme en hyperlhyroïdie présente un besoin accru de vitamines et de minéraux. Prenez :
– une fois par jour, une mégadose d’un complexe de vitamines et de minéraux sans iode – respectez les recommandations du fabricant ;
– trois fois par jour, avec vos repas, 50 mg de vitamines B avec un apport important de riboflavine (B2), de thiaminc (Bl) et de pyridoxine (B6). Notez que des injections de vitamines B sont parfois nécessaires pour combler les besoins organiques ; 3.000 à 5.000 mg par jour de vitamine C, si vous traversez une période stressante ;
– 400 IU de vitamine E par jour mais pas davantage. En excès, la vitamine E risque de produire l’effet inverse et de stimuler davantage votre glande thyroïde.

Les aliments à proscrire
Si certains aliments sont bénéfiques, d’autres en revanche risquent fort d’empirer votre cas. Selon les auteurs Phyllis A. Balch et James F. Balch déjà cités plus haut, évitez de consommer :
– les différents produits laitiers ;
– tous les aliments industrialisés et raffinés ;
– les sucres raffinés sous toutes leurs forme
– tous les stimulants (café, thé, colas).
Attention également à la nicotine, au fluor et à l’iode.

Les médecines douces peuvent vous aider
L’acupuncture, l’homéopathie de même que la phytothérapie peuvent donner d’excellents résultats si vous ne vous y prenez pas trop tard
Dans le cas où un traitement médical vous serait indispensable, ces approches peuvent alors atténuer les effets secondaires de votre traitement en vous permettant notamment de réduire l’utilisation de médicaments.

En ce qui concerne la phytothérapie, l’herboriste américain David L. Hoffman1 suggère de faire le mélange suivant :
– 4 parties de teinture de lycope (Lycopus spp.) ;
– 2 parties de teinture d’agripaume (Leonurus cardiacà) ;
– 1 à 5 parties d’aubépine (Crataegus spp.).
– Prenez 5 ml de ce mélange 3 fois par jour. Selon D. L. Hoffmann, il vous permettra de soulager de façon significative la plu-part des symptômes liés à l’hyperthyroïdie .

Menez-vous au stress !
Vous devez faire très attention aux excès de stress, car il est un facteur déclencheur reconnu des maladies de la glande thyroïde.

Comme une attaque de paniqueL’hyperthyroïdie peut se manifester sous une forme aiguë. Elle ressemble alors à une attaque de panique puisqu’elle en possède 80 % des symptômes (battements de cœur violents, insomnie, crises de larmes, etc.). Il s’agit là d’une forme grave d’hyperthyroi’die qui nécessite des traitements radioactifs. Quelques complications et/ou séquelles oculaires peuvent subsister : incapacité de fermer les yeux, larmoiement, etc.

 

Attention aux corticostéroïdes !
Beaucoup de gens souffrant d’allergies, d’affections pulmonaires, de cancer, de polyarthrite rhumatoïde, de maladies de la peau prennent des corticostéroïdes. Si c’est votre cas et que vous présentez les symptômes décrits plus haut, demandez à votre médecin plus de précisions concernant votre prescription. Il est également possible que, par la même occasion, on vous administre un antithyroïdien de synthèse pour contrebalancer les effets de votre médication.
D’autres formes de traitements sont parfois aussi utilisées : ablation de la glande thyroïde, injection d’iode 131. En définitive, le traitement employé sera fonction de la maladie pour laquelle vous devrez prendre des corticostéroïdes. Mais voyez s’il n’y a d’autres possibilités sans effets secondaires.

S`il s’agit d’une hypothyroïdie 
L’hypothyroïdie est provoquée par un ralentissement du fonctionnement de la glande thyroïde. Elle se caractérise par une production insuffisante de thyroxine et de tri-iodothyronine, deux hormones de croissance indispensables. L’hypothyroïdie est une maladie insidieuse qui peut mettre des années avant de se manifester. Elle peut donc passer longtemps inaperçue. Chez les enfants, elle peut entraîner une arriération irréversible aussi bien sur le plan mental que physique. La médecine ne s’explique pas toujours les raisons de cette nécrose spontanée, mais un traitement de l’hyperthyroïdie par radiothérapie ou intervention chirurgicale, l’abus de sel, la prise de lithium – un médicament prescrit aux maniaco-dépressifs – et dans de rares cas, une grande consommation de cruciféracés crus (chou, choux de Bruxelles, chou-fleur, brocoli, etc.) ou de soja peuvent provoquer une altération de la glande thyroïde. Crus, les légumes de la famille du chou contiennent en effet un composé antithyroïdien qui peut entraver le fonctionnement de la glande thyroïde. Ce compose disparaît lors de la cuisson.

Ce que vous devez consommer
La consommation de certains aliments a un effet tonique sur votre glande thyroïde. Selon Phyllis A. Balch et James F. Balch, co-auteurs de Prescription for Nutritional Healing et de Prescription for cooking & Dietary Wellness, voici la liste de ces aliments que vous avez tout intérêt à mettre régulièrement à votre menu :
– parmi les légumes : luzerne, légumes à feuilles vertes, feuilles de betteraves, carottes, céleri, poivron vert, persil, algues marines, cresson ;
– parmi les fruits : pomme, abricot, canneberge, pamplemousse, raisin, ananas.
(Les aliments en caractères gras sont essentiels à votre alimentation.)
Comme il est recommandé dans la section consacrée à l’hyperthyroïdie, consommez ces aliments sous forme de jus. Et pour accroître l’effet thérapeutique de vos jus, ajoutez également :
• une bonne cuillerée à soupe de levure alimentaire ;
• une cuillerée à soupe d’une huile végétale de bonne qualité et riche en acides gras essentiels (tournesol, arachide, carthame, amande, soja, maïs, olive) ; Parmi les autres aliments : mélasse, jaune d’œuf, poisson, volaille, lait et fromages crus.

Quelques suppléments incontournables 
Prenez :
– 500 mg de L-Tyrosine (un acide aminé) 2 fois par jour à jeun en combinaison avec une petite quantité de B6 ; 10 comprimés par jour d’algues marines pour leur richesse en iodine.
– Des suppléments de fer chélaté, d’acides gras insaturés, de vitamine A, C et E sont également utiles pour régulariser le fonctionnement de votre glande thyroïde.

Du côté des médecines douces
L’acupuncture, l’homéopathie et la phytothérapie peuvent vous être fort utiles et même suffire à redonner à votre glande thyroïde le coup de pouce dont elle a besoin. Dans l’éventualité où des soins médicaux vous seraient indispensables, ces approches peuvent alors compléter le traitement de base et en atténuer les effets secondaires en limitant, notamment, votre consommation de médicaments.

Des soins indispensables ?
Quelle que soit la cause de votre hypothyroïdie, la prise de suppléments d’hormones thyroïdiennes sous forme de comprimés régularise la glande thyroïdienne. Ces hormones devront cependant être prises jusqu’à la fin de vos jours. ; œ ibo os mil. ) Sachez aussi que les hormones ne sont pas dépourvues d’effets secondaires assez importants.  Incidemment, avant d’entreprendre un tel traitement, vous avez intérêt à consulter dtf côté des taédecines douces.
Si vous décidez de prendre des hormones, assurez-vous que votre médecin traitant connaît bien son affaire, car il est fréquent que les doses prescrites soient mal adaptées.

Mais aussi…

Comment détecter un goitre
Le goitre est assez facile à détecter. Devant un miroir, tournez lentement votre tête d’un côté et de l’autre le plus loin possible. Observez bien votre gorge. Si les ligaments ne deviennent pas apparents, il est possible que Votre glande thyroïde soit légèrement enflée.
Si le col de vos chemines ou vos colliers vous semblent plus serrés qu’à l’habitude, posez-vous également la question. Au moindre doute, consultez un médecin spécialiste. Un goitre peut aussi être diagnostiqué lors d’un examen de routine si votre médecin prend le temps de vous palper la gorge.
Dans le cas d’une grosseur – même petite -, des analyses sanguines et une échographie préciseront le diagnostic.

Attention !
Dans de très rares cas, une tumeur thyroïdienne peut être cancéreuse. Pour tirer ia chose au clair, votre médecin peut pratiquer une ponction afin d’analyser les cellules de la glande. Si les résultats sont positifs, le nodule sera opéré. Ce type de cancer se guérit normalement très bien s’il est détecté et soigné suffisamment vite.

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