Etat dépressif

État dépressif

Causes et Symptômes associés

Abus de médicaments – Mêmes symptômes que ceux mentionnes
dans Réaction à un événement traumatisant.

Changements hormonaux – Mêmes symptômes que ceux mentionnés dans Réaction à un événement traumatisant mais ceux-ci se manifestent à des périodes spécifiques: durant la grossesse, après un accouchement et en période de ménopause.

Dépression post-partum – Anxiété, difficulté à accomplir des tâches
habituelles, incapacité de prendre des décisions, insomnie, irritabilité, manque d’appétit, manque de concentration, manque de présence face à l’enfant, sentiment de solitude, de culpabilité, d’inutilité et de désespoir, perte de la libido, pessimisme, tristesse.

Maladie héréditaire – Mêmes symptômes que ceux mentionnés
dans Réaction à un événement traumatisant.

Manque de lumière – Mêmes symptômes que ceux mentionnés
dans Réaction à un événement traumatisant.
Mais l’insomnie fait place à de l’hypersommie et l’appétit augmente, entraînant ainsi un gain de poids (ces symptômes surviennent toujours à la même période de l’année: novembre, décembre et janvier).

Réaction à un événement traumatisant – Anxiété, désintéressement, difficulté à accomplir des tâches habituelles, visage triste, incapacité de prendre des décisions, insomnie, manque d’appétit ou, au contraire, augmentation de l’appétit, manque de concentration, sentiment de solitude, d’inutilité et de désespoir, perte ou gain de
poids, pessimisme, trous de mémoire.

Ce que vous pouvez faire
Voyons plus en détail ses différentes causes de dépression et, le cas échéant, les recommandations appropriées.

S’il s’agit d’un abus de médicaments
Ce type de dépression concerne davantage les personnes âgées et, plus particulièrement, celles qui souffrent d’une maladie invalidante et celles qui ont subi des lourdes pertes: celle du conjoint, d’un enfant, d’amis, de la maison familiale et celles non moins importante ses facultés intellectuelles.
Malheureusement, puisque la dépression est perçue comme un
processus normal du vieillissement, ce qui ne devrait absolument
pan être le cas, elle passe souvent sous silence et elle est mal traitée.
Si malgré vos plaintes, votre médecin ne semble pas vous prendre au sérieux, consultez un psychiatre ou un neurologue. Un médecin généraliste peut certainement vous venir en aide, mais ce n’est pas toujours le cas. Une grande majorité d’entre eux ne possède ni la sensibilité, ni la compétence psychologique nécessaire pour ce faire. De plus. le temps de consultation est souvent bien insuffisant pour que vous ayez le temps de parler de votre paysage intérieur.
Et puis, n’abusez pas de pilules! Souvenez-vous que pour garder
la forme, une alimentation saine et variée, des exercices réguliers
et une vie affective satisfaisante sont généralement bien plus effi-
caces qu’une ordonnance médicale.

S’il s’agit de changements hormonaux
Vos hormones et votre humeur sont étroitement liées. Ainsi en
est-il tout du moins des hormones sécrétées par votre glande thyroïde. Si vous souffrez d’hypothyroidic, il est bien possible que vous vous sentiez d’humeur sombre.
Pour vaincre votre déprime – et les autres symptômes liés à l’hypothyroïdie -, consultez la rubrique Goitre dans la section
Peau, cheveux et ongles.
Que vous soyez de sexe féminin ou masculin, vos hormones sexuelles exercent aussi une certaine influence sur votre humeur. La période prémenstruelle ainsi que la ménopause, deux périodes caractérisées par un déséquilibre entre les œstrogènes et la progestérone sont, chez bien des femmes, des périodes propices à la déprime. Chez les hommes, l’andropausc qui est liée à une diminution de testostérone semble également favoriser les épisodes de dépression.

Si vous croyez que vos hormones sexuelles sont responsables de vos perturbations émotives, un traitement à base d’hormones naturelles si possible – s’avère sans doute la meilleure solution.

L’impact sur le bébé
À l’instar de sa mère, l’enfant manifeste aussi des signes de dépression (voyez ci-dessous). Vers l’âge de 8 mois notamment, alors que les enfants supportent difficilement d’être séparés de leur
more, ce dernier proteste peu. À cause de la non-disponibilité affective de sa mère dépressive, il a pris pour acquis que ses demandes ou ses protestations ne servaient à rien. Il affiche donc une altitude de démission.
Il y a aussi des effets à plus long terme qui se produisent, même si la mère est sortie de sa dépression. Entre I et 2 ans, l’enfant affichera une capacité sociale réduite et un retard plus ou moins marqué au niveau du jeu. A la crèche, il présentera le plus souvent des trou-
bles de comportement.

Comment prévenir et guérir
Dites-vous d’abord qu’il est tout à fait normal que la venue d’un nouveau bébé favorise la déprime. Même si l’événement génère de la joie, il crée inévitablement une situation de stress.
Il est donc important que vous sachiez vous entourer des bonnes pet sonnes. Demandez de l’aide aux membres de votre famille et à vos ami(e)s.
Dans certains cas, le simple fait de savoir que des gens sont disponibles pour donner un coup de main représente un excellent support en soi.

Dans d’autres cas, vous avez aussi besoin d’une aide concrète. Si
vous vous sentez débordée par les tâches à accomplir, demandez à
quelqu’un de venir laver la vaisselle, nettoyer la maison ou préparer
quelques repas.
Sauvé par te porte-bébé !
Il faut aussi mobiliser votre conjoint. Après tout, ce bébé, c’est aussi le sien. Lorsque bébé pleure, le papa est également concerné.
Un excellent moyen de diminuer les pleurs d’un bébé consiste à le
prendre contre soi dans un porte-bébé.

S’il s’agit d’une maladie héréditaire
Certains facteurs génétiques prédisposent aux troubles de
l’humeur. C’est notamment le cas de la maniaco-dépression et
probablement de la schizophénie.
La maniaco-dépression affecte indifféremment les deux sexes mais vous êtes nettement plus susceptible d’en souffrir si vous avez hérité du gène responsable. En effet, les enfants dont un des parents souffre de maniaco-dépression ont 25 % plus de risques d’en souffrir eux-mêmes. Si les deux parents sont affectés, ce pourcentage grimpe entre 50 et 75 %.

Maniaque et dépressif
Tout le monde connaît de bonnes et de mauvaises journées. Mais chez le maniaco-dépressif, l’écart entre les hauts et les bas de la vie est nettement plus marqué que la normale. Chaque cycle dure également plus longtemps, soit entre 3 et 6 mois.
Durant vos bonnes périodes, vous « performez » littéralement.
Vous êtes joyeux, créatif, enjoué et très productif. Trop hélas! Cet
enthousiasme débridé peut vous faire perdre le sens de la mesure. En ce qui concerne la schizophénie, des chercheurs ont récemment identifié un gène qui pourrait augmenter le risque de développer une schizophrénie.

Le lithium, un médicament incontournable
Bien peu de maniaco-dépressifs peuvent se passer de lithium, un
médicament qui prévient les crises maniaques aussi bien que les
dépressions qui succèdent à ces crises.
C’est un médicament généralement administré sur de longues périodes et qui impose un suivi médical. Comme la dose thérapeutique est très proche de la dose toxique, le lithium entraîne certains risques notamment pour le foie, les reins et le cœur.
Si vous prenez du lithium, vous ne devez sous aucun prétexte suivre un régime sans sel, lequel aurait pour effet de faire grimper dangereusement votre taux de lithium sanguin.

S’il  s’agit d’un manque de lumière
Si les longues et belles journées d’été vous donnent de l’énergie, qu’en est-il des petites journées – souvent grises – des mois de novembre, décembre et janvier? Elles vous dépriment?
Si oui, rassurez-vous, vous ne faites pas exception à la règle.
Tout le monde est plus ou moins affecté par le manque de lumière.
Chez certaines personnes, trop de journées grises peut même donner lieu à une véritable dépression. C’est le cas de 1 à 3 % de la population nordique et surtout des jeunes femmes. Chez ces personnes, tout indique qu’un manque de lumière prolongé finit par entraîner un dérèglement de l’horloge interne.

La glande pinéale: un mécanisme important de votre horloge
biologique
La glande pinéale est une petite glande particulièrement sensible à la lumière. Lovée au centre de votre cerveau, elle a pour fonction de régler vos métabolismes différemment selon qu’il fait jour ou qu’il fait nuit.
Mais chez les personnes souffrant de dépression saisonnière, la glande pinéale agit comme s’il faisait nuit 24 heures par jour. Conséquence: tout votre organisme fonctionne en mode nocturne, c’est-à- dire au ralenti.
Il est en résulte toute une série de troubles : état de fatigue chronique, irritabilité, maux de tête, troubles de la concentration, baisse de la libido, manque d’initiative, hypersommie. faim excessive et, en particulier, des fringales sucrées ce qui, bien sûr, favorise la prise de quelques kilos.

Une brillante solution; la cure de lumière
Pour resynchroniser votre horloge interne et, du coup, retrouver votre énergie, inutile de prendre des antidépresseurs qui en l’occurrence ne donnent que des résultats mitigés. Optez plutôt pour la photothérapie, une solution nettement plus avantageuse.
La thérapie dure entre 8 et 21 jours selon la gravité de la dépression, mais la plupart des patients notent déjà une amélioration au bout de 3 à 7 jours.
En plus de vous guérir relativement vite, la photothérapie comporte peu d’effets secondaires, de rares complications, et elle est peu coûteuse. Mentionnons finalement que les cures de photothérapie relèvent de la médecine. Si vous croyez que cette thérapie vous convient, c’est donc à votre médecin que vous devez en parler. Pour plus d’efficacité – si besoin est -, votre médecin pourra combiner la photothérapie à la prise de L-tryptophane (voyez un peu plus loin).

Prévenez la déprime hivernale
Si vous faites partie du pourcentage de la population particulièrement sensible au manque de luminosité, usez de prévoyance. Une cure de 10 séances au début de l’hiver, alors que les premiers symptômes de la dépression commencent à se manifester, a un effet tout à fait salutaire chez la majorité des personnes.
Voici quelques recommandations supplémentaires qui ne sont pas
dépourvues d’intérêt: mettez le nez dehors au moins une heure par jour et un peu plus longtemps les jours gris; si, comme la majorité des personnes, vous passez 98,5 % de votre temps à l’intérieur, il importe que cet intérieur soit bien éclairé grâce à de grandes fenêtres orientées vers le sud. L’éclairage artificiel qui reproduit très mal le spectre lumineux du soleil est loin d’être aussi thérapeutique que la lumière extérieure; pour augmenter la luminosité de votre demeure, peignez vos murs avec des couleurs pâles et placez des miroirs dans les endroits stratégiques.

S’il s’agit d’une réaction à un événement traumatisant
La dépression qui survient suite à un événement traumatisant est sans doute la plus facile à guérir. Une fois la crise surmontée, ce qui peut prendre quelques mois, vous ne risquez pas de rechute.
Mais pour passer à travers cette période difficile, l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre peut s’avérer nécessaire. Au besoin,
n’hésitez pas à consulter ! Faites fi des préjugés, si vous en avez!
Après tout, il n’est pas plus « honteux » de consulter un psychiatre pour des troubles de comportement qu’un dentiste pour des problèmes dentaires.

Mais aussi…
Chacun des symptômes mentionnés ci-dessus peut témoigner d’ un état de dépression. Mais si vous éprouvez plusieurs de ces symptômes, il est plus que temps d’apporter un peu de lumière dans votre vie. Voici quelques bonnes suggestions.

Devez-vous changer certaines habitudes de vie?
La dépression va souvent de pair avec un mauvais état de santé.
Cultiver de bonnes habitudes de vie s’avère donc une recette utile
pour prévenir la dépression, voire la guérir.

1. Votre alimentation vous procure-t-elle tous les éléments nutritifs que réclame votre organisme?
Pour guérir la dépression, Hippocrate recommandait, entre autres,
des aliments jeunes, joyeux et… du vin.
L’Américaine Jean Carper. une autorité en matière de santé et de
nutrition, recommande pour sa part de consommer des aliments
riches en:

  • acide folique (épinards, foie de poulet, blé boulgur, jus d’orange, légumes secs, germe de blé, asperges, avocats, choux de Bruxelles, brocoli, etc.);
  • sélénium (fruits de mer. noix du Brésil, thon, graines de tournesol, foie de poulet, farine de blé);
  • vitamines B (levure de bière);
  • hydrates de carbone (fruits, légumes-racines, céréales, sucre);
  • caféine – mais avec modération (café, cola, thé).

– Le zinc est une autre substance essentielle, car il permet à l’organisme de lutter plus efficacement contre le stress et la fatigue. II
fortifie vos nerfs.
Parmi les meilleures sources de zinc figurent le son de blé, les grains entiers, le germe de blé, les graines de citrouille et la mélasse de la Barbade.

La consommation d’aliments riches en fer (foie, mélasse noire, épinards, persil, jaune d’œuf) est également indispensable puisqu’un manque de fer entraîne rapidement un manque de vitalité et de résistance face au stress. Notons encore que l’ail s’avère aussi un excellent stimulant pour le système nerveux. La consommation d’aliments riches en agents antidépresseurs est particulièrement importante pour:

  • la femme enceinte – elle permet alors de fortifier le système nerveux de l’enfant en formation;
  • les adolescents qui. en dépit d’une période de croissance rapide, entretiennent souvent de très mauvaises habitudes alimentaires.

2. Faites-vous suffisamment d’exercice?
Bien que tout le monde n’ait pas besoin de pratiquer régulièrement des exercices pour garder le moral, il est indéniable que l’exercice aide à lutter contre la dépression. Plus d’une centaine d’études cliniques ont déjà démontré que l’exercice régulier est au moins aussi efficace pour lutter contre la dépression que la psychothérapie ou les médicaments.
Vous pouvez marcher, faire du vélo, de la danse, du yoga, du taichi – peu importe ! Quel que soit le type d’exercice auquel vous vous adonnez, en « bougeant » de 20 à 30 minutes trois fois par semaine, vous élevez suffisamment votre niveau d’endorphines pour vous tirer de vos états dépressifs. Plusieurs experts croient notamment que la dépression dépend d’abord et avant tout d’une mauvaise oxygénation de vos tissus.
Et quoi de mieux que l’exercice pour vous ouvrir les poumons et donner à vos cellules l’oxygène qu’elles réclament?

3. Votre environnement vous porte-t-il sur les nerfs?
Plusieurs composantes environnementales influencent votre humeur. Le bruit n’en est pas la moindre. Car si des chants d’oiseaux et le bruissement des feuilles charment l’oreille, plusieurs sons peuvent aussi vous agresser.

– L’air que vous respirez influence aussi votre paysage intérieur.
Une atmosphère polluée lourdement chargée d’ions positifs – les
positifs sont en fait les méchants – exerce un effet démoralisant.

Vous pouvez améliorer l’ionisation de votre air ambiant grâce à un ionisateur, un appareil spécialement conçu à cet effet.
Limitez les sources de pollution (tabagisme, usage de matériaux polluants – peintures et teintures toxiques, panneaux d’agglomérés, moquettes synthétiques, etc.) et aérez bien votre demeure.
Même dans les centres-ville, l’air extérieur est souvent plus sain que l’air de nos maisons.

4. Avez-vous une vie sociale satisfaisante?

Il faut sans doute en déduire que les liens plus étroits favorisés par les petits regroupements d’individus comblent un besoin affectif bien naturel et essentiel.

À l’aide!

Si vous souffrez de dépression, il est fort possible que, malgré votre connaissance des mesures antidépressives ci-dessus mentionnées, vous ne trouviez ni l’énergie, ni la motivation nécessaire pour mettre ces mesures en pratique.
En effet, comme l’inhibition de l’action et le manque de motivation sont des symptômes majeurs de la dépression, il est souvent difficile de se secouer. Si vous n’arrivez à rien par vous-même, n’attendez pas pour demander de l’aide.
Mais avant de recourir à la médecine… et aux médicaments, tentez d’abord une démarche du côté de la psychologie. Les résultats sont en général au moins aussi intéressants que ceux obtenus grâce aux médicaments.
De plus, vous vous préservez ainsi des effets secondaires souvent lourds des antidépresseurs et autres médicaments utilisés pour lutter contre la dépression.
Le recours à la psychologie ou à la thérapie est particulièrement efficace si vous vous sentez glisser vers la dépression liée à:
– un événement déstabilisant (un deuil, un divorce, etc.); un vécu ou un épisode traumatisant – parfois oublié – de la petite enfance (violence familiale, abus sexuel, manque d’affection, etc.).

La question des médicaments?
Si vous vous présentez chez votre médecin pour des problèmes de dépression, vous avez de fortes chances de ressortir de son cabinet avec une ordonnance en main. Sauf exception, il s’agira de tranquillisants, de somnifères ou d’antidépresseurs.
Chacune de ces classes de médicaments apporte un traitement spécifique et comporte aussi des effets secondaires spécifiques.
Les tranquillisants aident à taire l’angoisse et l’anxiété, les somnifères permettent de trouver le sommeil tandis que les antidépresseurs corrigent l’humeur du déprimé. (Notez que toutes ces pilules sont plus efficaces si elles sont… bleues. Ce sont des scientifiques.
Bien que ces médicaments soient parfois indispensables pour guérir la dépression, ils provoguent certains effets secondaires indésirables. Le fameux Prozac , la pilule miracle de la fin des années 80, en est un bon exemple. (Voyez l’encadré ci-dessous.)
Dans la mesure du possible, vous avez nettement avantage à explorer des avenues plus sécurisantes.

Autant que possible, évitez les tranquillisants. Même s’ils rendent de fiers services dans des situations extrêmes, ils peuvent aussi entraîner une dépendance très nocive.
Sauf exception, vous vous tirerez certainement mieux de la mauvaise passe dans laquelle vous êtes en faisant appel à vos ressources intérieures et au soutien de vos proches.
Si vous devez prendre des antidépresseurs, ne le faites que sur de très courtes périodes et sous la supervision d’un médecin compétent, car ces médicaments sont parfois contre-indiqués.
Ils sont notamment à proscrire en cas d’adénome de la prostate, certains cas de glaucome, durant une grossesse (surtout dans les premiers mois) en cas de maladies cardiaques, d’epilepsie et de tumeurs cérébrales.

Attention: les adolescents, les enfants et les bébés souvent aussi avoir une dépression!
La dépression ne frappe pas que les adultes. Une situation familiale éprouvante, un divorce, un deuil, des problèmes d’adaptation
scolaire des parents dépressifs, etc. sont autant de facteurs de
dépression possibles chez les jeunes.
Chez les enfants comme chez les adolescents, plusieurs signes
peuvent vous aider à détecter un état dépressif.
Ainsi, un bébé dépressif peut:
– se montrer indifférent face à son entourage;
– être peu actif et réagir peu aux différents stimulus;
– refuser tout contact autre qu’avec sa mère;
– perdre du poids;
– avoir un sommeil agité;
– présenter une sensibilité accrue aux infections.
Un enfant dépressif peut:
– avoir un sommeil agité cl faire des cauchemars;
– pleurer souvent sans raison apparente;
– perdre l’appétit;
– devenir agressif et facilement irritable;
– s’isoler;
– perdre confiance en lui.
Un adolescent dépressif peut:
– s’avérer d’humeur particulièrement changeante;
– se désintéresser de ce qui l’intéressait;
– s’isoler;
– négliger son apparence;
– perdre confiance en lui;
– développer une tendance boulimique ou anorexique;
trop dormir ou, au contraire, trop peu dormir.
Soyez prévoyant!
Chez les bébés, les signes d’une dépression se manifestent plus souvent entre 6 et 8 mois et plus particulièrement chez les bébés de mères dépressives ou chez les enfants qui commencent à fréquenterla crèche.

Chez un bébé fragile, cette séparation est souvent la goutte qui fait déborder le vase. Pour faciliter la transition, prenez le temps d’acclimater votre bébé à son nouveau milieu de vie.
1. Commencez d’abord par trouver une crèche qui soit à la hauteur de vos exigences. Si vous laissez votre bébé dans un milieu qui ne vous inspire pas pleinement confiance, votre bébé ressentira votre déchirement et il lui sera assurément plus difficile d’assumer la séparation.
2. Avant de confier votre bébé, donnez-lui le temps de se familiariser avec son nouveau milieu de vie. Faites d’abord quelques visites à la crèche en sa compagnie. Lorsque vous constatez que votre petit s’intéresse à son nouvel environnement, laissez-le pour une heure.
Si tout se passe bien, à la visite suivante, laissez-le pour quelques heures. Et enfin, lorsqu’il semble tout à fait à l’aise parmi ses
nouveaux amis, laissez-le pour une journée complète.
3. Lorsque vous conduisez votre petit à la crèche, ne tentez pas de
partir en cachette sous prétexte que votre départ risque de soulever une tempête de pleurs.
Au contraire, dites clairement à votre enfant que vous le quittez et rassurez-le sur votre retour prochain. Soyez sûr qu’il reçoit votre message dix sur dix.

Reagissez avant que votre entant ne s entonce davantage
Prenez toujours le temps d’écouter votre enfant, petit ou grand, surtout si vous sentez qu’il traverse une période difficile.
Si ce dernier refuse de se confier à vous, soyez ouvert à l’idée qu’il puisse le faire avec une tierce personne.
Et si votre jeune vous semble tout à fait isolé avec son problème et que son état ne s’améliore pas au bout de quelques semaines, songez sérieusement à un recours spécialisé (thérapeute, psychologue, psychiatre, travailleur social).

 

 

 

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