Stomach Ache

Douleur à l’abdomen

Causes et Symptômes associes

Allergie alimentaire: Alternance de constipation et de diarrhée, bruits abdominaux excessifs, aphtes buccaux (parfois), nausées, rots, vomissements

Appendicite aiguë: Douleurs dans la partie inférieure droite de l’abdomen, fièvre, nausées, perte de l’appétit, vomissements

Arthrite gonococcique: Inflammation le plus souvent localisée au genou, à la cheville ou au poignet ; tissus environnants qui deviennent rouges, chauds et très douloureux au toucher et au mouvement (le mauvais temps aggrave les douleurs). En plus : – Chez la femme : douleurs abdominales intenses, pertes blanches – Chez l’homme : douleurs aiguës dans la région de la prostate, fièvre, mictions nocturnes fréquentes et difficiles

Calculs biliaires:  Parfois aucun, Douleurs dans la partie supérieure droite de l`abdomen, flatulences, ictère léger (jaunisse), pouls rapide, rots, selles pâles, sensation de lourdeur après un repas

Cancer colorectal: Alternance de constipation et aiarrnee, anémie, ballonnement abdominal, défécation douloureuse, fièvre, flatulences, matières fécales rétrécies, sang dans les selles

Cancer de l’estomac: Anémie, ballonnement abdominal, brûlures d’estomac, dégoût face à certains aliments, crampes abdominales, éructations, flatulences, indigestion, nausées, perte d’appétit, perte de poids, selles noires, vomissements sanglants

Cancer du pancréas: Dépression, diarrhées, douleurs dans le dos, faiblesse, fatigue, jaunisse, nausées/vomissements, pâleur, perte de poids et d’appétit, selles pâles, yeux jaunes, urines foncées

Choléra: Crampes abdominales, diarrhée brutale avec selles riziformes (ayant l’aspect de grains de riz), gonflement de l’abdomen, déshydratation, lèvres bleutées, refroidissement des extrémités, vomissements, yeux excaves

Coliques digestives: Ballonnement abdominal, flatulences

Coliques du nourrisson: Ballonnement abdominal, flatulences, irritabilité, mouvements de jambes répétés, pleurs excessifs, vomissements

Diverticule de Meckel: Occlusion intestinale, sang dans les selles

Diverticulite: Ballonnement abdominal, constipation, fièvre, douleurs au côté gauche de l’abdomen, selles en forme de boulettes

Diverticulose: Ballonnement abdominal, crampes abdominales légères, sang dans les selles

Dysenterie bacillaire (shîgellose): Diarrhée, fièvre, nausées, selles douloureuses, vomissements

Entérite: Ballonnement abdominal, bruits abdominaux excessifs, déshydratation, diarrhée, fièvre

Flatulences: Variables, selon le problème de santé

Iléus paralytique: Absence de bruits abdominaux, douleurs à l’abdomen, nausées, ventre distendu, vomissements

Intolérance au lactose: Ballonnement intestinal, bruits abdominaux, crampes abdominales, diarrhées, flatulences, retard de croissance et perte de poids chez le nourrisson, selles flottantes Parfois : nez bouché, sang dans les selles, selles très malodorantes, vomissements

Intoxication alimentaire: Diarrhée, fatigue, fièvre, vomissements

Ischémie du côlon: Constipation ou diarrhée, douleurs dans le bas du dos, fièvre, sang dans les selles, vomissements (les douleurs abdominales sont intenses)

Kyste de l’ovaire: Crampes menstruelles, règles irrégulières, sensation de pesanteur dans le bas-ventre, vomissements

Lymphogra-nulomatose vénérienne:  Chancre ulcéreux sur les parties génitales, démangeaisons anales, diarrhée, écoulement de pus, éruptions cutanées, fièvre, gonflement des ganglions de l’aine, maux de tète, nausées, perte d’appétit, sensation de malaise, selles douloureuses

Maladie d’Addison (insuffisance surrénalienne):  Anémie, anomalies cutanées (peau anormalement foncée ou bronzée, taches noires, etc.), chute des poils pubiens, crampes stomacales, déshydratation, diarrhée ou constipation, faiblesse et fatigue qui s’aggravent de plus en plus, hypotension artérielle, indigestion accompagnée de nausées et de vomissements, perte de poids et d’appétit, perte de conscience, sensation de froid, vertiges

Maladie de Crohn:  Anémie, bruits abdominaux excessifs, constipation ou diarrhée, démangeaisons anales, dénutrition, douleurs arthritiques, douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen, fièvre modérée, fissures anales, hémorragies rectales, nausées, perte de poids, sang dans les selles, selles douloureuses, selles très malodorantes (parfois), vomissements

Occlusion intestinale: Ballonnement abdominal, bruits abdominaux, constipation, vomissements

Pancréatite aiguë: Douleurs dans la partie supérieure de l`abdomen, fièvre, gonflement de l’abdomen (parfois), nausées, pouls rapide, selles pâles, vomissements

Pancréatite chronique: Ballonnement abdominal, douleurs dans le dos, frissons, ictère (jaunisse), nausées, perte de poids, selles grasses et très malodorantes, vomissements

Perforation gastro-intestinale: Abdomen rigide, arrêt de l’évacuation (matières fécales et gaz), état de choc, fièvre, vomissements

Péritonite aiguë généralisée: Abdomen rigide, arrêt de l’évacuation (matières fécales et gaz), dépression, douleurs musculaires, faible débit urinaire, fièvre, pâleur, pouls rapide, sang dans les selles, soif intense, vomissements

Rectocolite hémorragique: Bruits abdominaux excessifs, diarrhées avec sang. Parfois : fatigue, perte de l’appétit, perte de poids, saignements rectaux, selles douloureuses et très malodorantes

Règles douloureuses: Douleurs plus ou moins intenses dans le bas-ventre et dans la région lombaire, transpiration abondante (variables selon la cause : consultez la rubrique Règles douloureuses dans la section Organes sexuels et reproducteurs)

Salpingite:  Constipation, douleurs pelviennes intenses et persistantes, fièvre modérée et intermittente, maux de dos, pertes ou saignements vaginaux anormaux, sensation de faiblesse, tachycardie (100/min)

Sténose du pylore: Constipation, déshydratation, gaz nauséabonds, perte de poids, vomissements en jets

Syndrome de l’intestin irritable: Alternance de diarrhée et de constipation, ballonnement intestinal, gaz

Ulcère duodénal: Anémie, douleurs abdominales intermittentes dans la zone située au-dessus du nombril (crampes et brûlures épigastriques), flatulences, nausées, selles noires, sensation de faim douloureuse soulagée par l’absorption de nourriture (alors que pour l’ulcère de l’estomac, la douleur est généralement associée à l’ingestion de nourriture), vomissements avec du sang

S`il s’agit d’une allergie alimentaire
Beaucoup de gens sont dans votre cas. Chez certains, le phénomène se manifestera autrement : éruptions cutanées, maux de tête, sautes d’humeur, diarrhées, périodes de léthargie, etc. Vous, ce sont les crampes abdominales.
Aucune théorie, pour le moment, n’explique l’origine des allergies alimentaires – que l’on appelle aussi « hypersensibilités alimentaires ». Tout ce que l’on sait, c’est qu’elles constituent autant de réactions du système immunitaire. Une allergie alimentaire se déclare ordinairement assez vite : tantôt tout de suite après avoir mangé ou bu l’aliment incriminé, tantôt au plus tard 36 heures après. En général, elle dure peu : quelques heures, voire quelques jours tout au plus. Dans certains cas, toutefois, elle peut prendre une tournure catastrophique. On parle alors de choc anaphylactique (voyez notre encadré).

Les aliments généralement déclencheurs d’allergies
Ce sont généralement des substances protéinées qui, comme on le sait, se retrouvent dans un grand nombre d’aliments.  Mais, tout dépendant des individus, une multitude d’autres aliments peuvent produire les mêmes effets délétères. Certaines personnes, par exemple, seront incapables de tolérer les graines de tournesol. D’autres, ce seront la tomate et ses dérivés, le vin, un fruit en particulier, le gluten, les crevettes, les arachides, etc.

Pouvez-vous guérir d’une allergie alimentaire ?
Pas en tant que tel, mais il est possible de ne pas souffrir des inconvénients d’une ou plusieurs allergies alimentaires (certaines
personnes sont en effet « polyallergiques »). Il vous suffit tout simplement de ne plus consommer du ou des produits fautifs. Il n’est pas toujours aisé de trouver le ou les produits fautifs. Mais il existe tout de même des moyens simples.

Les moyens de détecter une allergie alimentaire
Voici les étapes à suivre, selon le Dr Talal Nsouli, allergologuc et professeur à la faculté de médecine à l’Université de Georgetown :
1. Si vous soupçonnez un aliment en particulier ou un groupe d’aliments (blé, maïs, produits laitiers, etc.), cessez d’en consomme! pendant 1 semaine.
2. Étudiez vos réactions. Vous sentez-vous généralement mieux ? Les symptômes de l’allergie ont-ils disparu ? Si vous répondez par l’affirmative, entreprenez l’étape n° 3. Sinon, recommence/en choisissant un autre aliment.
3. À la fin de la semaine, faites un test : mangez (ou buvez) à nouveau de l’aliment soupçonné. Les symptômes reviennent-ils ?
Vous sentez-vous toujours aussi mal ? Si oui, vous détenez la clé du mystère.

Gare au choc anaphylactique !Êtes-vous TRÈS allergique aux œufs, aux produits laitiers, aux arachides, etc. ? Si tel est le cas, prenez garde au choc anaphylactique. Le choc anaphylactique peut conduire à la mort, s’il n’est pas traité à temps. Il est en général le résultat d’une violente réaction allergique (d’origine alimentaire ou autre). Ce type de réaction n’est pas toujours congénital, comme beaucoup semblent le croire. Il est très souvent acquis. Il se développe graduellement, pour finir par se montrer extrêmement menaçant. Aussi, si vous souffrez d’une allergie, quelle qu’elle soit, renseignez-vous auprès de votre médecin sur les risques que vous encourez. S’ils sont nuls, tant mieux pour vous. Sinon, vous aurez certainement prévenu une catastrophe.Les symptômes du choc anaphylactique sont :

– des démangeaisons commençant souvent dans la paume des mains, des éruptions cutanées ; ‘
– des frissons ;
– un teint très pâle ;
– une intense sudation.

A un stade plus avancé viendront s’ajouter :
– une grave gene respiratoire ;
– la cyanose de la peau du visage (peau bleuie) ;
– des vomissements ;1

– la diarrhée, etc.

Le seul moyen de mettre fin dans l’immédiat au choc anaphylactique consiste en une injection d’adrénaline. Toutes les personnes à risque ont d’ailleurs avec elles en permanence une pleine seringue de cette hormone vitale.

 

S’il s’agit d’une appendicite aiguë
Votre appendice vermiculaire est enflammé. II est rempli de pus. La seule façon de le traiter consiste à l’enlever par chirurgie. C’est une opération bénigne nécessitant au plus quelques jours d’hospitalization.
Rassurez vous : on peut très bien vivre sans appendice vermiculaire. Bien que participant à la défense de l’organisme grâce à ses follicules lymphoïdes, cet organe, qui mesure à peine 8 cm de long et est situé à la jonction du côlon et de l’intestin grêle, joue tout compte fait un rôle mineur dans notre organisme.

Les causes de l’appendicite aiguë
Il peut s’agir soit d’une infection d’origine bactérienne, soil d’une obstruction due à l’accumulation de matières fécales nuisant a la circulation sanguine.
Dans un cas comme dans l’autre, il faut opérer. Et cela avec d’au tant plus de promptitude qu’il y a risque de perforation de l’organe et donc de péritonite. Une péritonite, rappelons-le (voyez Abdomen rigide dans la section Système gastro-intestinal), est une inflammation du péritoine, cette membrane qui recouvre la paroi interne de l’abdomen. Un péritoine enflammé doit être traité de toute urgence car il y a risque d’infection mortelle.

Pouvez-vous prévenir une crise d’appendicite aiguë ?
Non. N’étant pas d’origine alimentaire, comme on l’a longtemps cru, elle est impossible à prévenir. Ce que l’on observe toutefois, c’est qu’elle est de nos jours moins fréquente qu’il y a 20 ou 30 ans. Pour quelle raison ? On l’ignore totalement.

S’il s’agit de calculs biliaires 
On appelle « calculs biliaires » – ou « lithiase biliaire » – les concrétions qui se forment dans les voies biliaires et qui, par le fait même, empêchent le passage de la bile du foie jusqu’à l’intestin. Les calculs biliaires ne passent jamais inaperçus, et vous en savez quelque chose. Leur présence peut se révéler très contraignante Ils apparaissent pour l’une ou l’autre de ces raisons :
– lorsque le taux de cholestérol dans la bile dépasse un certain seuil ;
– lorsque la vésicule biliaire elle-même ne se contracte pas suffisamment pour évacuer la bile (essentielle à la digestion des graisses dans l’intestin). Celle-ci devient alors trop concentrée ;
– lorsque certaines protéines favorisant la formation de calculs se mettent à proliférer dans le foie et la bile.
La taille d’un calcul peut varier considérablement. Certains ne sont pas plus gros qu’un grain de sable alors que d’autres ressemblent à une balle de golf.

Ya-t-il des facteurs de risque ?
Oui. Pour être plus précis, il s’agit plutôt de populations non pas à risque mais chez qui la maladie apparaît le plus souvent, pour diverses raisons (hormonales et autres). Ce sont :
– les femmes entre 20 et 60 ans (elles sont 2 fois plus à risque que les hommes de la même catégorie d’âge) ;
– les hommes et les femmes de 60 ans et plus ;
– les femmes enceintes, les femmes utilisant des contraceptifs oraux ou des hormones de remplacement ;
– les personnes obèses ;
– les personnes suivant des régimes amaigrissants très sévères et subissant des pertes de poids trop rapides.

Quelles sont les formes de traitements ?
– Si vous n’éprouvez aucun symptôme (douleurs et autres), les médecins n’interviendront pas. Ils laisseront les choses suivre
leur cours, étant donné que les calculs ne sont pas source de gêne pour vous.
– Dans le cas inverse, une intervention chirurgicale sera souvent nécessaire pour débarrasser vos voies biliaires des concrétions gênantes. On utilisera pour ce faire la voie endoscopique. C’est-à-dire que Ton pratiquera une très petite incision dans votre abdomen, par laquelle on introduira l’instrument servant au retrait des calculs.
– Si vos calculs sont dus à un taux trop élevé de cholestérol dans la bile (90 % des casL des médicaments pourront être employés : Arsacol, Ursolvan , Chenodex , par exemple.
– Vous pouvez aussi avoir recours à certains traitements maison pour prévenir l’apparition de calculs ou soulager la douleur
– Voyez notamment la stratégie préventive des bons choix alimentaires détaillée ci-dessous. Consultez aussi la rubrique Jaunisse dans la section Peau, cheveux et ongles pour en savoir plus sur les techniques naturelles de soulagement de la douleur.

S`il s’agit d’un cancer colorectal
Chaque année, en France, 26.000 nouveaux cas sont déclarés. On estime d’ailleurs que 1 Français sur 25 sera atteint durant sa vie.
Le cancer colorectal (côlon et rectum) touche autant les hommes que les femmes, mais avec une prédilection pour les personnes de 50 ans et plus.
Après le cancer du poumon et celui de la prostate chez l’homme et le cancer du sein chez la femme, c’est le plus répandu. A lui seul,il compte pour environ 15 % de tous les cas de cancers.  Et au rythme où vont les choses, c’est-à-dire si nous ne changeons pas nos habitudes de vie, il deviendra sous peu la menace numéro 1 en Occident.
II faut donc agir.

Les causes du cancer coiorectal 
Elles sont de divers ordres.
L’hérédité, d’abord, joue un grand rôle. En d’autres mots, si des membres de votre famille immédiate ont souffert de tumeurs cancéreuses au côlon ou de polypes intestinaux, ne cherchez pas plus loin, vous êtes un sujet à risque.  Il en va de même si dans le passé vous avez eu une colite, c’est-à-dire une maladie du côlon.
Quant à votre alimentation, il va de soi qu’il faut la prendre en compte. Beaucoup de cas de cancer coiorectal trouvent en effet leur cause dans une alimentation nettement déficiente en fibres. Celles-ci sont essentielles au bien-être de l’intestin. Agissant rapidement, elles le débarrassent de ses toxines, donc du risque de développer des maladies plus ou moins graves. Mangez-vous peu de fibres ? Avez-vous tendance à être constipé ? Si oui, ne vous posez plus de questions, vous avez là la raison de votre maladie.

Comment traite-t-on le cancer coiorectal ?
Le traitement, à la base, est chirurgical. Il consiste à enlever la partie atteinte et à pratiquer au besoin une dérivation provisoire de l’intestin, c’est-à-dire une colostomie (création d’un anus artificiel
habituellement sur le côté droit de l’abdomen). D’autres moyens sont parfois aussi appelés à la rescousse, telles la radiothérapie et la chimiothérapie, mais uniquement lorsqu’il y a métastases ou risque de métastases

Peut-on détecter un cancer coiorectal avant au ‘il ne soit tard ?
Oui. Il existe à l’heure actuelle un test de dépistage appelé Hémoccult II. Bien qu’étant encore au stade expérimental, ce test s’est montré très efficace. Il est absolument indolore. Son but :
détecter des traces de sang, même microscopiques, dans les selles.
Il s’adresse, bien sûr, à la population à risque, c’est-à-dire aux
personnes de 50 ans et plus. Il est gratuit. Pour y avoir droit, cependant, il faut s’adresser à son médecin. N’oubliez pas : lorsqu’il est détecté à temps, c’est-à-dire au stade précoce, les chances de guérison d’un cancer coiorectal sont de l’ordre de 80%.

Pouvez-vous prévenir le cancer colorectal ?
Dans une très large mesure, oui. Ce qu’il faut faire est très simple.
– Si vous avez 50 ans et plus, faites-vous examiner régulièrement
par votre médecin. Il en va de même si vous êtes une personne à risque
– Si vous mangez peu de fibres et buvez peu d’eau, changez vos habitudes. Consommez au moins 30 grammes de fibres par jour.

S’il s’agit de coliques digestives .
Elles sont fréquentes, mais, rassurez-vous, sans danger. Elles expriment tout simplement une légère révolte de vos intestins. Sans doute avez-vous mis leurs capacités digestives à rude épreuve en les remplissant un peu trop.
– La douleur normalement irradie autour du nombril. Une bonne façon de la soulager, très souvent, consiste à émettre un… gaz.
– Mais en vous couchant sur le dos, jambes repliées en chien de fusil, vous pourrez atteindre au même résultat. Une bouillotte posée sur votre ventre complétera le traitement.
– Si les crises ont tendance à se répéter, faites-vous prescrire un
antispasmodique par votre médecin. Mieux encore : ayez des habitudes de vie saines. Mangez à heures fixes, faites de l’exercice et allez aux toilettes régulièrement.

S’il s’agit de coliques du nourrisson 
Elles sont bien sûr source de maux de tête, d’énervement, surtout chez les parents peu expérimentés. Elles sont pourtant sans danger, la plupart du temps. Et elles durent peu : en général, de 2 à 3 mois pas plus, suite à quoi bébé tient coi.

Les causes
Elles sont nombreuses. Prenons les plus fréquentes :
1. Bébé a faim, tout simplement.
2. Sa formule lactée est trop riche en glucides ou en protéines.
3. Peut-être fait-il une intolérance au lactose. Cela se produit fréquemment : 1 cas sur 5.
4. Il est possible qu’il ait avalé trop d’air et qu’il ne soit plus capa-
ble de faire son hoquet.
5. Son système nerveux est encore mal adapté.
6. Sa façon de s’alimenter est déficiente ; il s’y prend mal.
7. Il est fatigué et il le fait savoir.

Pouvez-vous mettre fin aux coliques ?
Oui et non. Si vous trouvez la cause du problème et que vous
pouvez y remédier, oui,bien sûr. Sinon, il vous faudra patienter. Comme nous l’avons dit, vers l’âge de 3 mois environ, les choses se replacent d’elles-mêmes. Chose certaine, ne lui donnez aucun médicament sans d’abord en parler au médecin.

S’il s’agit de la maladie de Crohn
Environ 60.000 personnes, en France, souffrent de cette maladie inflammatoire de l’intestin, dont la cause est toujours inconnue. ‘ La maladie de Crohn a été découverte en 1932 par un Américain, Burril B. Crohn. C’est une affection grave, parfois même invalidante, qui s’en prend surtout aux adolescents et aux jeunes adultes. Elle peut s’attaquer au côlon, à l’anus mais le plus souvent elle élit domicile dans la partie terminale de l’intestin grêle, que l’on appelle l’iléon. La maladie de Crohn se manifeste par poussées, du reste impossibles à prévoir. Les périodes de rémission sont quelquefois longues. Dans certains cas, elles durent des années.

La cause exacte de la maladie de Crohn
Elle est, avons-nous dit, inconnue. Ce que Ton observe, cependant, c’est que le système immunitaire des sujets atteints est déprimé. Mais l’un est-il la conséquence de l’autre ou vice versa, voilà qui n’est pas encore éclairci. Par ailleurs, beaucoup de personnes croient que le stress et même une enfance malheureuse constituent des terraias fertiles pour la maladie. Mais rien non plus de ce côté n’est encore prouvé, même si l’on note une certaine corrélation. Chose certaine, dans 20 % des cas, un membre de la famille immédiate est aussi atteint. Chez les vrais jumeaux, la proportion grimpe jusqu’à 80 %. L’hérédité joue donc un rôle important dans l’apparition de cette maladie qui frappe surtout dans les pays développés : Europe du Nord-Ouest, principalement, et États-Unis.

Y a-t-il des complications possibles ?
Oui. La principale est l’occlusion intestinale (voyez un peu plus loin dans S’il s’agit d’une occlusion intestinale). Elle survient parce que, dans le cas de la maladie de Crohn, la partie de l’intestin enflammée tend à épaissir. Les autres complications possibles sont : les fistules, plusieurs formes d’arthrite, divers problèmes affectant la peau, les yeux et la bouche, les lithiases biliaires (voyez plus haut S’il s’agit de calculs biliaires), des maladies du foie et de la vésicule biliaire.

Existe-t-il un traitement ?
Il n’existe aucun traitement capable de mettre fin à la maladie de Crohn. Par contre, il est possible de contrôler ses manifestations et même de les retarder. L’inflammation, par exemple, peut être maîtrisée grâce à des corticostéroides et à des médicaments tels que la Salazopyrine ou la Pentasa . Ces médicaments risquant toutefois de provoquer des œdèmes, on imposera au malade un régime très pauvre en sel. S’il y a maux de ventre et diarrhée, comme cela se produit très souvent, on fera là aussi appel à certains médicaments.
Êtes-vous un cas particulièrement difficile ? On utilisera alors les immunodépresseurs. Enfin, s’il y a occlusion, fistule ou hémorragie, on recourt immédiatement à la chirurgie, pour remettre les choses en ordre.

Y a-t-il des aliments à éviter ?
Oui. On remarque en effet que certains aliments jouent le rôle de déclencheurs de la maladie. Ils semblent être en quelque sorte la
goutte faisant déborder le vase.
– Ce sont : le blé et le maïs, les produits laitiers, l’alcool, les œufs, les légumes de la famille du chou, la tomate, les agrumes, la levure, les plats épicés et les fibres. Les fibres, en effet, ne sont pas les bienvenues, dans le cas de la maladie de Crohn. Elles risquent d’augmenter la fréquence des diarrhées.

S’il s’agit d’une occlusion intestinale
Elle commande une hospitalisation immédiate. Dans certains cas, surtout s’il y a occlusion complète, elle peut être mortelle. Lors d’une occlusion intestinale, tous les aliments et liquides ingérés restent en amont du point de blocage, ce qui peut être très dangereux. La circulation sanguine étant en effet interrompue, la
gangrène peut s’installer. Les risques de perforation sont aussi très présents (voyez la rubrique Abdomen rigide dans la section Système gastro-intestinal).
Il existe 2 types d’occlusion intestinale : mécanique et fonctionnelle.

L’occlusion mécanique
L’obstacle est ici d’origine organique. Ce peut être une tumeur, un diverticule, une hernie, une adhérence qui s’est développée suite à une opération chirurgicale, un étranglement, voire ce que l`on appelle un volvulus, c’est-à-dire une torsion que l’intestin fait sur lui-même (exactement comme un doigt de gant de vaisselle que l`on ictourne).
D’autres obstacles sont aussi possibles, comme une accumulation de matières fécales (cela peut se produire lors d’un épisode de constipation chronique) ou un corps étranger.

L’occlusion fonctionnelle
II n’y a pas d’obstacle proprement dît. Il s’agit en fait d’une paralysie de l’intestin causée soit par un organe contigu en crise (appendice, pancréas, etc.), soit par une diminution du taux de potassium dans le sang, une blessure à l’abdomen ou une ischémie de l’artère mésentérique (arrêt de la circulation sanguine dans une partie de l’intestin).

Comment traite-t-on une occluswn intestinale?
Le traitement dépend essentiellement de la cause.
Dans le cas d’une occlusion mécanique, l’intervention chirurgicale est requise. C’est la seule façon d’éliminer l’obstacle ou sa source.
S’il s’agit d’une occlusion fonctionnelle, la chirurgie figure aussi à l’ordre du jour, mais il en va de même pour les antibiotiques, les
comprimés à base d’enzymes, etc., et l’alimentation sous perfusion pour permettre à l’intestin de se reposer.

S’il s’agit d’une pancréatite (aiguë ou chronique)
Le pancréas joue un rôle vital dans le corps humain. Il sécrète diverses enzymes digestives et deux hormones essentielles au métabolisme du sucre, le glucagon et l’insuline. C’est donc un organe à soigner avec une vigilance particulière, en cas d’infection. Le pancréas mesure à peine 15 cm de long et est situé juste dernière l’estomac et à proximité du duodénum, auquel il est relié par le cholédoque.
Lors d’une pancréatite, les enzymes digestives, au lieu de lain leur travail, se retournent contre leur propre géniteur, le pancréa. Dans certains cas très sévères, il peut en résulter des saignements à l’intérieur du pancréas lui-même, ainsi que des dommages sériai au tissu de la glande. Dans d’autres, les enzymes sécrétées par le pancréas malade se retrouveront dans la cavité péritonéale, causant ainsi une péritonite. On distingue 2 types de pancréatite, chacun ayant sa proforme de traitement : aigu et chronique.

La pancréatite aiguë
C’est la plus grave des 2. Elle compte pour 15 % des cas et elle frappe en majorité les femmes de 40 ans et plus. Ses causes principales sont l’alcoolisme et la soudaine migration d’un ou plusieurs calculs biliaires (voyez plus haut S’il s’agit de calculs biliaires). S’il s’agit d’un ou plusieurs calculs, celui-ci (ou ceux-ci) se trouve à bloquer le canal cholédoque, empêchant ainsi l’évacuation des sucs pancréatiques (ou enzymes).

Les crises surviennent en général après un solide repas. Les douleurs sont très sévères, mais difficiles à distinguer d’une infection de la vésicule biliaire, par exemple, ou d’un ulcère gastro-duodénal. C’est pourquoi dans ce cas-ci des examens approfondis sont nécessaires.
Chose certaine, une pancréatite aiguë est une urgence médicale. Il ne faut pas tarder car, dans certains cas, un état de choc peut survenir – et même la mort.

Le traitement de la pancréatite aiguë
Il dépend de la cause et de la gravité de l’attaque.
Si un ou des calculs biliaires sont en cause ou s’il y a saignement à l’intérieur du pancréas : on opérera. Un traitement préventif pour
les reins et les poumons pourra aussi être entrepris. Si le responsable est l’alcool, celui-ci sera bien sûr supprimé et une panoplie d’autres traitements sera appelée à ia rescousse : alimentation sous perfusion, antibiotiques, inhibiteurs enzymatiques, réhydratation, etc.

La pancréatique chronique
Elle est parfois difficile à distinguer de la forme aiguë. Elle est caractérisée par la destruction plus ou moins complète de la glande elle-même ou ce que Ton appelle sa sclérose. Ses principales victimes sont les hommes d’environ 40 ans et grands buveurs d’alcool devant l’Éternel. Outre de sévères douleurs abdominales, une pancréatite chronique peut être cause de perte de poids entraînée par la malabsorption des aliments (vos enzymes digestives ne fonctionnent plus, rappelez-vous) et de diabète.
Les crises sont périodiques mais atroces. Instinctivement vous recherchez une position susceptible de calmer la douleur : tête entre les genoux, par exemple.

Le traitement de la pancréatite chronique
– La suppression totale de l’alcool s’impose.
– Vous devrez aussi prendre des comprimés à base d’enzymes pancréatiques pour suppléer à votre propre carence.
– L’insuline sera peut-être aussi nécessaire pour équilibrer votre taux de sucre.
– Enfin, si le cholédoque est bloqué (il permet le passage des enzymes digestives), on aura recours à la chirurgie.

S’ils ‘agit d’une rectocolite hémorragique
La rectocolite hémorragique est une maladie à prédominance féminine. Elle frappe en général entre 15 et 40 ans. Ici, rectum et côlon sont enflammées. Cette double inflammation pousse à aller à la selle jusqu’à 10 fois par jour, parfois plus. Les selles elles-mêmes contiennent un mélange de pus, de mucus et de sang. Le traitement consiste notamment à supprimer les aliments gras et épicés, et à manger beaucoup de fibres.

S’il s’agit d’une salpingite
Cette infection des trompes de Fallope est la forme de maladie pelvienne la plus répandue. De fait, sa prévalence est élevée : 1 femme sur 3 pourrait en être affectée durant sa vie sexuelle active. Sont particulièrement à risque les adolescentes à la sexualité débridée et non protégée. Généralement invisible et silencieuse, cette maladie peut vous faire beaucoup de tort avant d’être dépistée. Or, 3 conséquences majeures vous guettent en particulier :
– des douleurs persistantes au ventre ;
– la stérilité ;
– des grossesses extra-utérines.

Ses causes
Cette maladie apparaît lorsque certaines bactéries traversent l’utérus et viennent parasiter les parois internes de vos trompes de Fallope. Des infections aiguës ou chroniques vont alors se développer
dans les trompes au point d’y produire du pus. II s’en suivra une obtruction ou encore une lésion majeure de la muqueuse des trompes, ce qui perturbera donc profondément les mécanismes normaux de la descente des ovules et de la fécondation. Fréquemment, des adhérences peuvent aussi se former en divers endroits de votre appareil génital. Celles-ci entraîneront des douleurs chroniques dans la région du pelvis. Plusieurs types de bactéries peuvent expliquer votre salpingite (colibacille, gonococoque, bacille de Koch, etc.)- La salpingite est en somme une complication d’une infection vaginale.

La salpingite est-elle une MST ?
Non, pas comme telle. Reste qu’une MST négligée ou non soupçonnée en est le plus souvent la cause. Deux MST fort « populaires » se retrouvent souvent au banc des accusées : le Chlamydia ou la blennorragie. Néanmoins, toute forme de germe qui se transmet via les rapports sexuels risque d’infecter vos trompes.
Notez que l’infection peut aussi s’installer dans les cas suivants :
– pose d’un stérilet;
– accouchement ;
– curetage;
– invervention médicale au niveau de l’utérus ou des trompes.

Vos moyens de défense
– Pas facile de détecter ce mal ! En revanche, vous pouvez soupçonner la présence d’une salpingite aiguë lorsque vous avez affaire aux symptômes suivants :
• fièvre ;
• douleurs abdominales ;
• maux de dos ;
• pertes ou saignements vaginaux anormaux.
Reste que ces symptômes correspondent aussi à des maladies similaires, ce qui rend le diagnostic souvent fort délicat. Si vous avez des doutes, il est donc indispensable de vous soumettre à une laparascopie sous anesthésie générale afin de faire déceler les anormalités des trompes.
– Ne laissez pas vos symptômes empirer. Agissez vite, car tout retard dans le traitement augmente de beaucoup les risques de stérilité. L’abcès qui s’est formé va bloquer la descente des ovules.
– En l’absence de symptômes évidents, les médecins devront travailler « au hasard ». Le plus souvent, ils essayeront en premier les antibiotiques avant de recourir à des techniques plus exigeantes (chirurgie, etc).
– La solution, c’est bien sûr la prévention – surtout si la « variété » est pour vous le sel de l’amour. Ne négligez donc jamais les moyens habituels de protection : diaphragme, préservatif, etc.
– Côté prévention, notez aussi tout symptôme anormal qui survient après un accouchement, un avortement, la pose d’un stérilet ou une intervention intra-utérine.
– Enfin, notez que si vous avez déjà été victime d’une salpingite, vos risques de rechute varient entre 20 et 30 % dans Tannée qui suit. Si vous êtes enceinte, passez les tests nécessaires pour détecter toutes possibilités de récidives. Vous éviterez ainsi les risques de grossesse extra-utérine.
– Il va de soi que, si vous soupçonnez la présence d’une salpingite, il est essentiel d’avertir votre ou vos partenaires éventuels. N’attendez pas que le diagnostic soit confirmé.

S`il s`agit d’un ulcère duodénal
Autrefois, c’était une maladie pouvant avoir des conséquences mortelles. L’un des plus grands écrivains de ce siècle, James Joyce, en est d’ailleurs mort. Mais aujourd’hui, rassurez-vous, l’ulcère duodénal est parfaitement curable.

Un peu de physiologie
Le duodénum constitue la partie inaugurale de l’intestin grêle.  Il est en effet branché directement à l’estomac. Son rôle dans le processus digestif est capital.
C’est dans cette partie de l’intestin, de fait, que se déversent les sels biliaires et les enzymes pancréatiques, essentiels entre autres à la digestion des graisses. C’est également à ce niveau que sont absorbés certains minéraux (calcium et fer) ainsi que les vitamines et les lipides. En d’autres mots, un duodénum en mauvais état est un duodénum qui risque de priver l’organisme d’un apport alimentaire important.

Les causes
Dans le cas d’un ulcère duodénal (et de tous les types d’ulcères, du reste), la paroi seule du duodénum est attaquée. Elle devient plus mince et donc plus susceptible de céder. La cause fondamentale est un déséquilibre entre le taux d’acide gastrique dans l’estomac (trop élevé) et la pepsine, une enzyme qui transforme les aliments en chyme (c’est-à-dire en une masse prête à être absorbée par le duodénum). Ce déséquilibre, toutefois, n’apparaît pas spontanément. II est le produit de facteurs extérieurs : consommation excessive d’alcools forts (ce qui était le cas de James Joyce) et/ou de certains médicaments (aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens), tabagisme, stress et un germe appelé Helicobacter pylori.

Y a-t-il des facteurs de risque ?
Oui. En dehors de ce qui vient d’être dit (consommation excessive d’alcool et/ou de médicaments, tabagisme, etc.), vous êtes considéré à risque si l’un de vos proches parents a déjà souffert d’ulcère gastroduodénal, si vous avez plus de 30 ans, êtes de sexe masculin et du groupe sanguin O.

Comment traite-t-on Vulcère duodénal ?
– Il faut évidemment s’attaquer à la cause. S’il s’agit du tabac, de l’alcool ou de médicaments, leur suppression, dans la mesure du
possible, s’impose.
– Dans le cas du stress, diverses voies s’ouvrent : apprendre à mieux gérer son temps, éviter de s’emballer inutilement, ne pas tout prendre à cœur et surtout savoir se détendre. Si vous n’arrivez pas à vous détendre (c’est le cas de nombreuses personnes trop prises dans le quotidien), un bon conseil : regardez plus avant dans cet ouvrage, vous y trouverez plusieurs techniques de détente, dont une qui, très certainement, sera adaptée à vos besoins.
– Si le germe Helicobacîer pylori seul est en cause, des antibiotiques seront prescrits.

Autres conseils pratiques
– Sentez-vous soudain une vive brûlure au niveau de l’épigastre (sous l’estomac) ? À tout prendre, prenez un antiacide. Il vous soulagera au moins temporairement.
– Certaines personnes évitent de manger, lorsqu’elles sentent leur ulcère les harceler. C’est une erreur, selon les chercheurs de la Clinique Mayo. Cela ne fait qu’empirer les choses. II faut au contraire ne pas hésiter à avaler quelque chose, mieux encore :
prendre de petits et fréquents repas.
– Certaines boissons sont reconnues pour stimuler l’acidité gastrique.
Ce sont : le lait (eh oui !), la bière, le café décaféiné ou non, le thé et le Coca.
– Un aliment à déconseiller, en cas d’ulcère duodénal : le riz blanc (voyez l’encadré).
– D’autres aliments, au contraire, favoriseront la guérison de votre ulcère. Ce sont : l’ail, la banane, les haricots blancs et rouges, le
jus de chou pommé, le plantain, la réglisse en bâtons et le thé
déthéiné.
– Les fibres, contrairement à ce qu’on a longtemps cru, contribuent également à la guérison des ulcères. C’est du moins ce qu’avance Jean Carper, citant les résultats d’une expérience faite à Oslo auprès de sujets ulcéreux : 80 % de ceux ayant suivi une alimentation pauvre en fibres, au bout de 6 mois, avaient fait une rechute, alors que la proportion n’était que de 45 % parmi les mangeurs de fibres.

Deux aliments mythiques : le riz blanc et le laitIls ont longtemps été reconnus comme des aliments favorisant la guérison des ulcères. Or, des données récentes démontrent tout le contraire. Le riz blanc, d’abord, n’apaise pas les tiraillements dus aux
ulcères. À l’inverse, il les exacerbe. Des études faites auprès de peuples grands consommateurs de cet aliment le démontrent : Japonais, Chinois, Indiens et Africains connaissent tous une incidence très élevée d’ulcère gastro-duodénal (la palme revenant aux Japonais). Quand au lait, non seulement il n’aide pas à guérir les ulcères mais tout comme le riz blanc, il empire les choses. C’est ce que semble établir une expérience réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles, en 1976,
auprès d’un premier groupe de personnes souffrant d’ulcère duodénal, et d’un second de sujets parfaitement sains. Après avoir été soumises à une alimentation lactée (lait entier, lait faible en graisses, lait écrémé), toutes ces personnes, sans exception, ont vu leur taux d’acidité gastrique s’élever
de façon significative (davantage encore chez les sujets souffrant d’ulcères). Le lait n’est donc plus la panacée qu’on nous vantait.

 

– Selon certaines études, piments forts et plats épicés ne provoquent pas d’ulcérations. Cependant, il vaudrait mieux les éviter en cas de crise. Ils ne feront qu’allumer davantage le feu.

Mais aussi…
– Vous avez mal au ventre ? Très mal même ? Ne prenez surtout pas de laxatifs dans l’espoir de faire passer la douleur. Si une inflammation est en cause, vous ne ferez qu’aggraver votre problème.
– Beaucoup de maux de ventre sont dus à une digestion trop lente, elle-même causée par une alimentation pauvre en fibres. Des fibres, dans toute alimentation il en faut, jusqu’à proportion de 30 grammes en moyenne par jour. En consommer régulièrement, c’est s’assurer des intestins en meilleure santé. (Voyez à ce propos notre tableau sur les fibres, à la rubrique Constipation dans la section Système gastro-intestinal). Oubliez toutefois ce conseil si vous souffrez de la maladie de Crohn ou d’un trouble digestif caractérisé par des diarrhées. Sinon, vous vous en repentirez !
– Connaissez-vous le Toucher thérapeutique ? Il s’agit à vrai dire d’une forme de transfert d’énergie de personne à personne capable de calmer beaucoup de douleurs, dont celles au ventre. Le médium utilisé : les mains, tout simplement. Cette méthode s’apparente d’ailleurs avec le magnétisme traditionnel, mais elle a été étudiée plus systématiquement au niveau scientifique.
– La principale propagandiste de cette technique est une infirmière enseignant à l’Université de New York, Dolores Kricgcr. Mme Krieger a beaucoup écrit sur le sujet et aussi beaucoup enseigné.

La base de la technique est simple :
1. Vous étendez les mains à 10 ou 15 cm au-dessus de la zone à soulager du patient et vous vous concentrez.
2. Vous prenez de grandes respirations et vous laissez vos mains survoler la région endolorie. Vous ne touchez JAMAIS directement. Vous ne faites encore une fois que survoler.
3. Scion Mme Kricger, aussitôt que la douleur s’estompe, il faut cesser le traitement. Il vaut mieux, dit-elle, en faire moins que trop. Si vous en faites trop, le traitement n’aura aucun effet.

Le Toucher thérapeutique, ajoute-t-elle, est efficace non seulement dans le cas des maux de ventre mais aussi dans celui des douleurs aux ovaires, chez les catatoniques et les maniaco-dépressifs, les enfants hyperactifs, les personnes agitées et anxieuses. Il Test moins avec les schizophrènes et chez les gens souffrant de la glande pituitaire. Pourquoi ne pas l’essayer ?

Attention !
Les maux de ventre ne sont pas toujours à prendre au sérieux, tant s’en faut. Toutefois, si vous notez aussi la présence de sang dans vos selles, même en quantité minime, sonnez l’alerte. Il ne s’agit peut-être que d’un problème bénin, mais ne courez aucun risque. Cela n’en vaut pas la peine.

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