Douleur à la poitrine

Douleur à la poitrine

Causes et Symptômes associés

Anévrisme cardiaque:  Battements de cœur rapides, douleurs thoraciques avec irradiation dans le dos, essoufflement

Angor (angin de poitrine):  Battements de cœur centre du sternum.

Ashme:  Anxiété, difficulté à respirer, essoufflement, respiration rapide/bruyante et sifflante, sécrétions abondantes, toux sèche avec ou sans mucosités (surtout le soir et la nuit)

Cancer du poumon:  Respiration bruyante, souffle court, sueurs nocturnes, toux avec mauvaise haleine, toux persistante avec parfois des mucosités sanguinolentes, voix rauque.

Hypertension artérielle:  Initialement, aucun dans 50 %. Sinon: bourdonnements d’oreille, étourdissements/vertiges, maux de tête la nuit ou au réveil, nervosité, troubles oculaires. Signes subséquents : mictions nocturnes fréquentes et excessives, paralysie passagère des membres, saignements du nez, respiration difficile, troubles oculaires sévères (les douleurs à la poitrine apparaissent dans la phase subséquente)

Infarctus du myocarde:  Angoisse avec impression de mort imminente, essoufflement, pâleur, pouls qui s’accélère, sensation d’avoir la poitrine serrée comme dans un étau (cette douleur peut irradier dans le bras gauche ou les deux bras, monter vers le cou ou les mâchoires), sueurs froides. Parfois : nausées, vomissements

Maladie de Bouveret:  Baisse de la tension artérielle, battements de cœur rapides, essoufflement, sensation de malaise

Pleurésie:  Douleurs lors de l’inspiration (côté gauche de la poitrine), fièvre (si d’origine infectieuse), respiration rapide, toux sèche

Pneumonie:  Battements de cœur rapides, douleurs thoraciques lors de l’inspiration, essouflement, fièvre, frissons intenses, lèvres violacées, odeurs corporelles, toux grasse avec mucosités sanguinolentes

Pneumothorax:  Douleurs en coup de poignard, sensation d’étouffement

Réflexe gastro-œsophagien:  Douleurs au sternum, sensation de brûlure au niveau de l’estomac

Tuberculose:  Essoufflement, fatigue, fièvre surtout le soir, perte de poids, sueurs nocturnes/froides, toux grasse avec crachats sanguinolents

Ne paniquez pas inutilement
Une douleur à la poitrine éveille instinctivement cette vieille angoisse: la crise cardiaque. En fait, selon le Dr Charles E. Chambcrs. maître assistant à la l’acuité de médecine de la Pcnnsylvania State University et cardiologue, mille et une causes peuvent expliquer ce symptôme à la fois si désagréable et intrigant.
Ainsi, le stress et l’anxiété sont de grands générateurs de douleurs à la poitrine. Pensez également au petit muscle pectoral : lui aussi, lors d’un effort, peut se manifester sous forme d’une douleur vrillante. Vous arrive-t-il également d’avoir mal après un repas chargé et plutôt bien arrosé ? Dans ce cas, il est tout à fait possible que vous
soyez victime du reflux gastro-œsophagien, un problème que l’on
rencontre souvent chez les personnes ayant plusieurs kilos en trop. Quant à l’infarctus du myocarde lui-même, sachez qu’il est très
peu fréquent chez les hommes de moins de 30 ans et les femmes de
moins de 40 ans, et qu’il n’est guère répandu chez les deux sexes avant 50 ans

Ce que vous pouvez faire 
Une douleur à la poitrine est toujours source de tourment, bien que celui-ci ne soit pas toujours fonde. Ne prenez donc aucun risque, faites-vous examiner dans les plus brefs délais. Toutefois, n’arrivez pas trop vite à une conclusion. Comme il vient d’être dit, il existe une multitude de causes aux douleurs thoraciques. Certaines (la minorité) sont l’indice de pathologies graves, alors que d’autres (la majorité) révèlent des problèmes qu’il est facile de traiter. Mais si vous avez des antécédents cardio-vasculaircs ou encore qu’un ou plusieurs membres de votre famille immédiate a déjà souffert d’une maladie du cœur, ouvrez l’œil.

S ‘il s’agit d’un angor (angine de poitrine)
Les crises durent en général quelques minutes. Elles surviennent souvent lors d’un effort. Elles sont causées par le rétrécissement d’une ou plusieurs artères coronaires, lesquelles sont chargées d’amener l’oxygène au cœur.
Les artères coronaires rétrécissent pour une raison particulière : à cause du dépôt de plaques d’athérome (corps gras) sur leurs parois.
Ce rétrécissement lui-même est dû à plusieurs facteurs : tabagisme, sédentarité, hypcrcholestérolémic, stress excessif, hérédité, diabète, obésité.  Le danger majeur avec l’angor, c’est qu’une ou plusieurs artères coronaires se bloquent complètement, provoquant ainsi un infarctus du myocarde.

Que faire si vous croyez souffrir d’angor ?
Il coule de source que vous devez voir votre médecin. L’angor, en effet, s’il n’est pas soigné ou suivi de près, peut être mortel. Le traitement de l’angor toutefois varie beaucoup, tout dépendant
du type dont vous souffrez. Car il existe 3 types d’angor.

Les 3 types d’angor
1. L’angor stable chronique. 11 se manifeste lors d’un effort important par des douleurs qu’il est facile de contrôler au moyen de médicaments : bêtabloquants, trinitrine, inhibiteurs calciques, aspirine.
2. L’angor instable. C’est le plus dangereux, car il est souvent le signe avant-coureur d’un infarctus. Au moindre effort, la douleur apparaît et il en va de même, parfois, lorsque la personne se couche. On le traite soit en pratiquant une angioplastie (dilatation du vaisseau obstrué au moyen d’un ballonnet), soit en faisant un pontage.
3. L’angor spastique. Il fait habituellement son apparition le matin, lorsque vous êtes encore couché. Pour le contrer, l’on utilise des vasodilatateurs.

Les 5 façons de prévenir l’angor

1. Adoptez une alimentation pauvre en graisses animales afin de diminuer votre taux de cholestérol (s’il y a lieu). À ce propos, l’Organisation mondiale de la santé recommande un régime alimentaire ne contenant que 15 % de graisses et encore faut-il qu’elles soient d’origine végétale ou marine (huiles, poissons).

2. Faites régulièrement de l’exercice : vos artères en ont besoin, n’ayez crainte.

3. Ayez des heures de sommeil régulières. En d’autres mots, soyez toujours reposé pour pouvoir faire face à l’effort.

4. Si vous fumez, cessez. Le tabac, tout autant que le cholestérol, contribue au rétrécissement des artères.

5. Fuyez le stress. Il n’est plus sûr moyen de s’attirer des problèmes que de s’abandonner à l’emprise de ce dieu maléfique.

 

S’il s’agit d’un infarctus du myocarde
C’est le tueur numéro 1 en Occident. Il devance même, et de loin, le cancer. En France, il foudroie en moyenne 120.000 personnes par année ci aux États-Unis, 1.500 000.
Ses causes ne varient pas : un taux de LDL cholestérol (mauvais cholestérol) supérieur à 1,6 gramme par litre (la normale étant de 1,3), le tabagisme, la sédentarité, le surmenage, le diabète, l’hypertension artérielle.
Dans 95 % des cas, un infarctus du myocarde est provoqué par une ou plusieurs artères coronaires obstruées. Le sang ne passant plus ou très difficilement, le myocarde (qui est le moteur du cœur) finit par se nécroser et par détruire son espace environnant.

Quand un infarctus du myocarde survient-il ?
Il survient souvent la nuit, pendant le sommeil. Mais il peut aussi se produire après un repas copieux, une marche au vent et/ou au froid, une période de fatigue intense et de stress excessif. Parfois, pour ne pas dire fréquemment, il arrive tout à fait à l’improviste, sans signe avertisseur. On parle alors d’infarctus foudroyant.

Comment vous comporter lors d’un infarctus
1. Il faut bien sûr appeler les secours d’urgence.
2. Si la victime est allongée, assurez-lui une bonne ventilation, en desserrant au besoin son col.
3. Si elle est consciente, ne l’obligez surtout pas à s’allonger. Certaines personnes se sentent davantage à leur aise quand elles sont assises.
4. Si la chose est possible, donnez-lui un sédatif, aspirine ou autre.

Le rôle du cholestérol dans l’infarctus
Le cholestérol est fabriqué par le foie, à partir de ce que nous mangeons et des réserves de graisse accumulées. Contrairement à la croyance populaire, toutefois, il ne sert pas qu’à boucher nos artères. Sous sa forme lipidique, en effet, il participe à la construction des cellules et entre dans la synthèse de plusieurs hormones, dont les corticostéroïdes.
C’est donc une substance éminemment utile dans le corps humain.
A vrai dire, il existe deux sortes de cholestérol : le HDL (« high density lipoproteins », plus communément appelé « bon cholestérol »)
et le LDL (« low density lipoproteins » ou « mauvais cholestérol »).
Le HDL accomplit une fonction capitale : il décrasse nos artères.
Suite à ce processus, il draine le résultat de son œuvre jusqu’au foie,
qui le ré-usinera, en quelque sorte. Quant au LDL, il fait tout le contraire. Il se dépose par plaques sur les purois des artères et, à la longue, il peut empêcher le passage du sang.

Comment faire pour avoir un bon taux de cholestérol
Un taux de cholestérol normal doit se situer entre 2,0 et 2,5 grammes par litre. On le calcule en additionnant le HDL (qui ne doit pas être inférieur à 0,6 gramme par litre) et le LDL (qui ne doit pas dépasser 1,6 gramme par litre).  Pour équilibrer votre taux de cholestérol, vous devrez vous efforcer d’observer quelques règles fondamentales. Les statistiques révèlent en effet que « le risque de développer une maladie coronarienne est multiplié par 2,5 chez un fumeur, par 2,4 chez une personne dont le taux de cholestérol est trop élevé, par 2,1 chez un hypertendu, et par 1,9 chez un sédentaire ».

1. Adoptez un régime alimentaire pauvre en graisses et riche en fibres.
Votre régime alimentaire exerce une influence significative sur votre taux de cholestérol. Vous devez donc surveiller votre assiette. Avec un tantinet de bonne volonté et un peu de vigilance, vous pourrez réduire de façon notable votre consommation de graisses et retrouver, le cas échéant, un taux de cholestérol normal. Mais pour ce faire, vous devez d’abord savoir où se cachent les graisses et plus particulièrement les graisses saturées. Car il existe deux grandes catégories de graisses : les graisses mono et poly-insaturées d’une part et et les graisses saturées d’autre part. Les graisses saturées sont les mieux douées pour… vous encrasser les artères. Vous pouvez néanmoins en réduire la consommation sans trop en souffrir. Pour ce faire :
• débarrassez vos viandes de leurs parties grasses ;
• faites une croix sur les abats (cervelle, rognon et ris deveau). Leur teneur en cholestérol est très élevée ;
• consommez des produits laitiers à faible teneur en graisses ;
• procurez-vous quelques livres de cuisine adaptés aux régimes faibles en matières grasses. Vous y découvrirez de nombreuses recettes faibles en graisses et néanmoins tout à fait délicieuses ;
• si vous ne pouvez dire un non définitif aux pâtisseries, réservez-les tout du moins pour des occasions spéciales. Ou mieux, cuisinez vous-même vos pâtisseries à l’aide de recettes-santé ;
• l’œuf de la poule est un aliment prodigieusement riche en cholestérol. Un gros œuf ne compte pas moins de 274 mg de cholestérol tandis que 100 g de poulet rôti (sans la peau) en compte 93. Donc, entre l’œuf et la poule, mieux vaut choisir la poule ;
• en ce qui a trait aux œufs, vous pouvez aussi vous rabattre sur les blancs d’œufs, nettement moins riches en cholestérol. Pour une omelette, par exemple, utilisez un seul jaune d’œuf mais deux ou trois blancs d’œufs. Assaisonnez en conséquence pour relever le goût.

Notez que le blanc d’œuf est très riche en acides aminés et bien des adeptes du culturisme en consomment abondamment tous les jours.
– Les graisses mono et poly-insaturées se trouvent principalement dans les noix et les huiles végétales pressées à froid. Ce type de graisses demeure essentiel pour votre santé – mais en quantité raisonnable. Si votre taux de cholestérol est trop élevé, votre consommation de graisses mono ou poly-insaturées ne doit pas excéder 30 % de votre apport énergétique total. Ei si votre taux de cholestérol est particulièrement élevé, votre apport en graisses peut encore être réduit à condition de prendre quotidiennement 1 à 2 cuillerées à café d’huile de lin, de canola ou de tournesol pressée à froid. Cette mesure est nécessaire pour vous fournir les acides gras essentiels que réclame votre organisme.
– Les aliments bénéfiques pour vos artères : les mesures anticholestérol ne s’inscrivent pas toutes dans la colonne des restrictions alimentaires. En effet, certains aliments s’avèrent de véritables agents de propreté pour vos artères. Ainsi en est-il :
• de l’ail, qui renferme plusieurs substances bénéfiques ;
• de la carotte, qui abaisse le taux de mauvais cholestérol et fait monter le taux de bon cholestérol ;
• du pamplemousse, pour sa teneur en pectine surtout concentrée dans la pellicule blanche qui l’enveloppe ;
• de la graine de lin, un véritable « balai » artériel ;
• de certaines espèces de poissons dont notamment le maquereau, le saumon, la sardine, le thon et le hareng, pour leur teneur en acides gras oméga-3 ;
• de l’amande, car l’huile qu’elle contient aide à augmenter votre taux de bon cholestérol ;
• de l’avoine, pour sa haute teneur en fibres solubles ;
• du soja et de ses dérivés (tofu, lait et farine de soja, etc.), pour ses phyto-œstrogènes qui favorisent la diminution du mauvais cholestérol ;
• du vin (dans la mesure où vous n’excédez pas la dose thérapeutique: deux verres par jour) ;
• des légumes secs, peu importe la variété ;
• des aliments riches en fibres (fruits, légumes, céréales entières, légumes secs), car ceux-ci favorisent l’élimination du cholestérol absorbé ;
• du thé vert qui, en plus de tonifier les vaisseaux sanguins, inhibe l’absorption du cholestérol grâce aux phénols qu’il renferme.

Voilà donc autant d’aliments à consommer couramment.

2. Faites de l’exercice régulièrement.
Une étude de l’Université de Stratford a démontré que des hommes qui s’étaient adonné à des exercices 45 minutes par semaine tout en suivant un régime alimentaire faible en graisses avaient obtenu une réduction en LDL de 10 % supérieure à leurs confrères qui suivaient un régime faible en graisses non combiné à de l’exercice.
L’effort physique intense vous rebute ? Voici une bonne nouvelle : même pratiqué de façon modérée, l’exercice contribue à la santé de votre cœur et de vos artères, à condition toutefois que vous vous y adonniez au moins trois fois par semaine et ce, durant une vingtaine de minutes. Une marche au grand air, un peu de natation, du jardinage, du yoga, etc., vous avez le choix. Optez pour ce qui vous fait le plus plaisir. Autrement, vous risquez de vous décourager et d’oublier vos bonnes résolutions.

Yoga et cholestérol

Dean Ornish, un chercheur de l’Université de Californie a remarque que la pratique du yoga combinée avec un régime végétarien et l’exercice produit des effets très heureux sur les patients souffrant de problèmes coronariens. Cette méthode entraîne une baisse significative du taux de cholestérol sanguin ainsi que du degré d’obstruction des artères. Par contraste, les patients d’un groupe-témoin – qui n’avaient suivi qu’un régime alimentaire doublé d’une thérapie médicamenteuse – ont obtenu des résultats moins importants. (Agence Science-Presse).

 

Le cholestérol est-il la seule cause de Vinfarctus du myocarde ? 

Non. Beaucoup de personnes ont une crise cardiaque alors qu’elles ont un taux de cholestérol parfaitement normal. Tout simplement, soit elles fument (le tabac, c’est prouvé, participe au rétrécissement des artères), soit elles sont tendues en permanence, surmenées ou souffrent d’une maladie systémique comme le diabète ou l’hypertension artérielle. Incidemment, en plus de soigner votre alimentation et de vous mettre à l’exercice, voici quelques mesures supplémentaires à ne pas négliger.

2 autres façons de prévenir l’infarctus du myocarde
1. Supprimez le tabac, cause certaine de l’athérosclérose.
En fait, ce sont d’abord vos artères coronariennes qui ressentent les effets néfastes du tabagisme. Celui-ci entraîne souvent des lésions coronariennes associées à des troubles généraux du système artériel. La nicotine provoque un rétrécissement et un durcissement des vaisseaux sanguins, ce qui finit par affecter le fonctionnement même du cœur. Il en résulte une incidence plus élevée de maladies circulatoires.
Par ailleurs, comme le rapporte le U.S. Surgeon General’s Report
(1990), les bienfaits liés à l’abandon du tabac se manifestent rapidement.
Un an après avoir cessé de fumer, les risques de maladie coronarienne sont réduits de moitié. Après 3 ans, le risque d’avoir une crise cardiaque est à peine plus élevé que celui d’une personne n’ayant jamais fiimé. Au bout de 15 ans, les risques de maladie coronarienne sont les mêmes que ceux observés chez les personnes qui n’ont jamais fumé. Voilà qui devrait vous encourager à arrêter de fumer. Pour en savoir plus sur la question, consultez la rubrique Rythme cardiaque irrégulier dans cette même section.

2. Fuyez le stress.
Il est Tune des causes majeures des maladies coronariennes. Comme le mentionne le Dr Dupuis, cardiologue au Centre Epie de l’Institut de recherche en cardiologie à Montréal : « Il est clair que le stress a un effet au niveau cardiaque; il peut provoquer une vaso-constriction des artères. Cela est prouvé. Maintenant, quant à ce qui déclenche la maladie cardiaque, c rest là que c ‘est un peu moins absolu. Une personne avec un taux de cholestérol très bas et souffrant de stress peut développer un problème cardiaque au même titre qu ‘une personne stressée dont le taux de cholestérol est élevé. »
Pour combattre le stress, ayez des heures de sommeil régulières. Ne vous surmenez pas inutilement, vous finirez par le payer cher, de toute façon. Au besoin, pratiquez régulièrement une méthode de relaxation. (Pour plus de détails sur la gestion du stress, voyez la rubrique Stress excessif dans la section Cerveau et système nerveux.)

S`il s’agit de la maladie de Bouveret
Consultez la rubrique Battements de cœur rapides dans la section Cœur et système circulatoire/respiratoire.

S’il s’agit d’une péricardite aiguë
Soyez vigilant par rapport à la péricardite, une maladie qui touche l’enveloppe externe du cœur. Elle n’est pas très fréquente et, en général, son pronostic est favorable après traitement. Mais elle risque de mettre votre cœur sérieusement à mal, si vous tardez à la faire diagnostiquer.

S’il s’agit d’une pleurésie
La plèvre, c’est-à-dire la membrane qui entoure les poumons, est enflammée. L’infection est probablement d’origine bactérienne, mais elle peut aussi être consécutive à une tuberculose ou à un cancer de la plèvre elle-même.
Un sérieux examen médical s’impose donc.

S’il s’agit d’une pleurésie
La plèvre, c’est-à-dire la membrane qui entoure les poumons, est enflammée. L’infection est probablement d’origine bactérienne, mais elle peut aussi être consécutive à une tuberculose ou à un cancer de la plèvre elle-même.
Un sérieux examen médical s’impose donc.

Le traitement
– Si l’infection est effectivement d’origine bactérienne, des antibiotiques vous seront prescrits.
– Sinon, il faudra soigner la cause elle-même : cancer ou tuberculose.

S’il s’agit d’un pneumothorax
De Pair s’est introduit dans la cavité pleurale. Dans certains cas, la cause est inconnue. On parle alors d’un pneumothorax idiopathique (maladie asymptomatique). Dans d’autres, le responsable peut être une blessure aux poumons, une ponction pulmonaire mal exécutée ou une maladie pulmonaire déjà bien en place (l’emphysème, par exemple). Le terme employé pour décrire ce type d’effraction est pneumothorax non idiopathique.

Comment vous en sortir
– Dans le premier cas (pneumothorax idiopathique), le remède est simple : repos au lit pendant 1 à 2 semaines, pour permettre aux
poumons de reprendre leur forme. La récidive est toujours possible cependant. Elle est de l’ordre de 30 %.
– Dans le deuxième cas, il faut procéder à un drainage de l’air. Pour ce faire, on introduit une canule entre 2 côtes.

Mais aussi…
On l`a dit et redit, et ce n’est que trop vrai : le régime méditerranéen constitue l’une de meilleures armes contre les maladies coronariennes. Ce régime est très riche en acide oléique, une
substance présente dans l’huile d’olive et qui contribue à normaliser le taux de cholestérol. La valeur exceptionnelle de cette forme d’alimentation est notamment confirmée par des statistiques récentes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Son action préventive s’étend même à divers autres problèmes de santé graves : cancer, diabète, ostéoporose, obésité, maladie d’Alzheimer, cataracte.

Bref, voilà d’excellentes raisons de l’adopter !
Résumons donc ici la base du régime méditerranéen :
– poisson et volaille (peu de viandes grasses) ;
– fromage et yaourt ;
– olives, ail, oignon, safran, thym, romarin et fenouil ;
– céréales sous forme de pain, riz, galettes, pâtes, semoule.
(En ce qui a trait aux effets bénéfiques généraux de ce régime, précisons cependant que des équipes de nutritionnistes français et étrangers – INRA – ont récemment conclu que les bienfaits de l’alimentation méditerranéenne s’expliquent surtout par la part
très importante qu’on y fait aux fibres – et donc aux micronutriments qu’elles renferment : oligo-éléments et vitamines).
– Plusieurs études le démontrent : la vitamine E diminue le risque de maladies coronariennes.
– L’une de ces études, menée récemment (1996) par des chercheurs britanniques auprès de personnes ayant des problèmes cardiaques, indique une réduction du risque de maladies coronariennes de l’ordre de 75 %, suite à la prise de vitamine E sous forme de suppléments (400 U.L par jour). Une autre étude, parue dans le New England Journal of Medicine et réalisée auprès de femmes suivant une alimentation riche en vitamine E et ayant elles aussi des problèmes cardiaques, fait état de résultats à peu près identiques, soit 66 %. Bref, elle représente un atout intéressant, d’autant plus qu’elle possède une propriété unique : elle est liposuble. C’est-à-dire qu’elle se dissout dans les graisses, où elle peut agir par la suite.
– Vous trouverez surtout de la vitamine E dans les huiles végétales, plus particulièrement dans l’huile de germe de blé, l’huile de soya et l’huile de tung. L’huile d’olive, pour sa part, en contient très peu (seulement 4,6 mg par 100 g, alors que la proportion pour l’huile de germe de blé est de 190) ; en revanche, elle est riche en acide oléique.
– Vous surveillez votre cœur ? Dans ce cas, vous connaissez peut-être la coenzyme Q10. Sinon, rassurez-vous. Dans les années qui viennent, vous allez en entendre de plus en plus parler.

La coenzyme Q10, en effet, est une substance étonnante. Au dire de Jean Carper, auteur du livre Les Aliments pour rester jeune, elle est un antioxydant reconnu, dans la lutte contre les maladies coronariennes. Elle ajoute même, citant Karl Folkers, de l’Institute for Biomédical Research affilié à l’Université du Texas à
Austin : « Les maladies cardio-vasculaires pourraient être attrihuables, en grande partie, à un apport déficitaire en coenzyme
Bref, il s’agit là d’un élément intéressant.

Mais d’où nous vient la coenzyme Q10 et comment fonctionne-t-elle? 
La coenzyme QIO nous vient en grande partie des poissons vivant en eau salée. Mais elle est aussi déjà présente, à l’état naturel, dans notre organisme. Toutefois, pour une raison sans doute liée au processus d’oxydation des tissus (le vieillissement), dès que nous atteignons l’âge de 20 ans, cette présence commence à se faire moins sentir, pour disparaître quasi complètement vers 50 ans. Ce qui expliquerait peut-être, selon Mme Carper, la fréquence des crises cardiaques survenant à partir de cet âge.
Quant à son fonctionnement, il est le suivant : elle active la production d’énergie chez les mitochondries, éléments du cytoplasme (ou noyau de la cellule) chargés d’assurer entre autres l’oxygénation des cellules. Il est bon de savoir que lorsque cette oxygénation ne se fait pas ou mal (le cœur, rappclons-lc, a un énorme besoin d’oxygène : il bat 100.000 fois par jour), il y a un risque certain de défaillance chez l’organe touché.
Où trouver la coenzyme QIO ?

– Comme nous le disions, les poissons d’eau salée en contiennent beaucoup, et notamment ceux à chair grasse : saumon, maquereau, sardine, etc. Pour le reste, vous en trouverez, mais en quantité moindre, dans les abats, l’huile de soya et l’huile d’arachide.
La coenzyme QIO existe également sous forme se suppléments, chose que recommande d’ailleurs Mme Carper aux personnes âgées de 50 ans et plus. Un conseil, cependant : optez pour les capsules à base d’huile. Si vous choisissez les comprimés de
poudre sèche, vous devrez, pour qu’ils soient efficaces, avaler en
même temps un peu de matière grasse (huile d’olive ou d’arachide).
Si vous êtes amateur de bon vin, vous connaissez sûrement la nouvelle : les autorités médicales recommandent maintenant d’en
boire l’équivalent de 2 verres par jour. Mais attention : du rouge
uniquement. Le rouge seul contient du rcsvcratrol, une substance
découverte récemment et qui possède des propriétés antioxydantes et anticholestérol. Le resvératrol se trouve immédiatement sous la peau du raisin.
A propos de raisin, sachez que si vous en mangez, vous profiterez des mêmes bienfaits que ceux prodigués par le vin. Faites-vous de l’exercice ? Non ? Très peu ? Vous devriez pourtant. L’exercice renforcera votre capacité cardio-respiratoire et vous mettra par conséquent à l’abri de nombreuses affections touchant ces deux parties du corps.

Attention !
Répétons l’avertissement : méfiez-vous de toute douleur à la poitrine. Elles n’ont pas toutes le caractère de gravité qu’on leur prête trop souvent, mais ne courez aucun risque, faites-vous examiner si le cas se présente. Ayez-en le cœur net !

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