Diarrhée aiguë

Diarrhée aiguë

Causes et Symptômes associés

Choléra: Crampes abdominales, gonflement de l’abdomen, déshydratation, lèvres bleutées, refroidissement des extrémités, vomissements, yeux excavés (la diarrhée est brutale et les selles très liquides ont l’aspect de grains de riz)

Dysenterie bacillaire (shigellose): Douleur à I abdomen, fièvre, nausées, selles douloureuses, vomissements.

Excès d’alcool (occasionnel): Agressivité, hoquet, impuissance, nausées et vomissements, perte de mémoire, ralentissement des réflexes, troubles de coordination

Fièvre typhoïde: Congestion du visage, courbatures, constipation (durant la 1 semaine) délire, diarrhée (à la 2e semaine), état de stupeur, fatigue, forte (lèvre qui dure une dizaine de jours, insomnies, langue chargée, peau sèche, points roses sur le tronc, pouls faible et accéléré, saignements de nez, vertiges, violents maux de tête

Gastro-entérite: Crampes abdominales, douleurs musculaires ou articulaires, fièvre occasionnelle, frissons, maux de tête, nausées, sang dans les selles, selles liquides, vomissements avec du sang Dans les cas les plus graves : choc, déshydratation, insuffisance rénale

Stress excessif: Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, maux de tête, etc.), fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, perte de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements

Pourquoi la diarrhée présente-t-elle des risques ? 
Le risque majeur lie à la diarrhée est la déshydratation. En effet, des selles normales contiennent 60 % d’eau et, quand elles sont liquides, ce pourcentage est bien sûr beaucoup plus élevé.
Ce qui signifie que, lors du transit intestinal, votre organisme n’absorbe pas autant d’eau qu’à l’accoutumée puisque vous allez sans cesse aux toilettes et que, de surcroît, le transit intestinal est. Or cette perte d’eau a des répercussions énormes puisqu’elle modifie l’équilibre des électrolytes (sodium et potassium) dans votre organisme. Et c’est donc toute votre « bio-électricité » qui en est affectée. Bref, vous avez alors de sérieux « problèmes de courant » ! Il s’ensuit que vos systèmes cardio-vasculaire et neuro-musculaire n’opèrent plus normalement. Et si vous ne refaites pas aussitôt le plein de liquide, c’est la mort à plus ou moins brève échéance.

Quand faut-il parler de diarrhée ? 
Tout dépend de chacun. Ce qui est une exonération normale pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Cependant, grosso modo, il y a diarrhée lorsque vous allez à selle beaucoup plus souvent que d’habitude et que vos selles sont plus ou moins liquides.

Ce que vous pouvez faire
S’il s’agit d’aliments non mûrs
Occasionnellement, une pomme trop verte par exemple peut occasionner une diarrhée légère. Ce n’est pas très grave et cela passe rapidement. Soyez donc vigilant en ce qui concerne vos aliments si vous êtes dans une période où vous avez tendance à produire des selles liquides.

S’il s’agit du choléra
Peut-être avez-vous visionné le film Le Hussard sur le toit, basé sur le célèbre roman de Jean Giono. Vous souvenez-vous de ces malades qui vomissaient en abondance une espèce de pouding au riz? En réalité, ces images répugnantes n’ont rien à voir avec les véritables symptômes du choléra. Pour Giono, le choléra représente plutôt ici un symbole du Mal absolu qui s’infiltre partout et déshumanise l’être humain.

Quoi qu’il en soit, le film rend bien la terreur qu’inspirait cette maladie. Le choléra sévissait jadis dans le delta du Gange. À présent, on le retrouve sur la plupart des continents, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Cette maladie est causée par la bactérie Vibrio choiera, essentiellement transmise à l’homme par de l’eau contaminée et des aliments mal cuits. Le choléra est une maladie grave contre laquelle il existe un vaccin mais qui n’est efficace que dans 50 % des cas et durant une période de 6 mois seulement.
– En cas d’atteinte, agissez très rapidement. Cette maladie commande une réhydratation rapide à base de solutions sucrées/salées. Des boissons glacées peuvent également s’avérer utiles.
– Très important aussi : il faut réchauffer le corps avec des couvertures et des frictions, car il perd très vite sa chaleur.
– La réhydratation peut se faire par voie orale, mais il n’est pas exclu qu’il faille procéder à des perfusions intraveineuses. On a également souvent recours à des antibiotiques et des sulfamides.
– L’issue risque fort d’être fatale si vous ne faites pas soigner les symptômes immédiatement. Heureusement, le taux de décès n’est plus que de 5 % quand le traitement est entrepris au plus tôt.

S`il s’agit de la diarrhée du voyageur (intoxication alimentaire d’origine virale, bactérienne ou parasitaire)
Cette forme de diarrhée est souvent associée aux touristes qui s’adaptent mal à l’alimentation d’un pays étranger, en particulici
dans le cas des pays tropicaux ou subtropicaux. D’où le surnom de « turista » (prononcer « tourista ») pour la « diarrhée des voyageurs »
(Les Américains, quant à eux, parlent aussi de la « vengeance de
Montezuma »). Cette sensibilité intestinale varie bien sûr d’une personne à l’autre. Néanmoins, même celui qui possède des « intestins d’acier » a tout intérêt à prendre les précautions de base pour éviter de passer ses vacances sur la lunette des toilettes.

Comment éviter la diarrhée des voyageurs
Certaines précautions sont bien connues, mais encore faut-il bien en saisir toutes les implications.
– Il faut effectivement ne jamais boire l’eau du robinet. Optez pour l’eau en bouteille, le thé, le soda et les boissons gazeuses (qui,
dans le contexte, deviennent véritablement des boissons-santé en dépit de leur fâcheuse réputation !).
– Si vous prenez un cocktail tropical, renoncez aux glaçons, puisqu’ils sont faits avec de l’eau potentiellement contaminée.
– Quand vous êtes forcé d’utiliser de l’eau courante, faites-la bouillir pendant 1 minute pour tuer les divers micro-organismes à problèmes.
Vous brosser les dents avec l’eau du robinet peut aussi présenter des risques. Servez-vous d’une eau en bouteille ou bouillie. (Il serait fort utile de vous constituer une petite réserve d’eau bouillie pour faire face aux urgences ou aux besoins habituels).
– Une précaution très simple et incontournable : au début, à tout le moins, ne mangez que des aliments cuits. Soyez très vigilant en ce qui concerne la cuisson de la viande. Même dans nos pays, les intoxications alimentaires ne sont pas rares.
– Attention aux fruits et légumes crus que l’on a coupé ou pelé ! Ils ont sans doute été nettoyés avec de l’eau et celle-ci pourrait être contaminée.

C’est aussi une question d’habitude
Il ne faut pas oublier que les micro-organismes qui provoquent la diarrhée des voyageurs n’en veulent pas à vous en particulier. C’est
tout simplement que votre organisme réagit à ce qu’il ne connaît pas.
Après un certain temps, vous pourrez prendre quelques risques. Mais allez-y à petites doses. Il s’agit en somme d’apprivoiser votre système gastro-intestinal de façon à éviter que votre système immunitaire ne s’emballe inutilement.
Dès lors, même si celui-ci reste en alerte, il ne vous causera plus de troubles intestinaux. Comme dit le proverbe arabe : « Les chiens aboient, mais la caravane passe. » Par ailleurs, pour les cas où vous n’avez pu éviter la diarrhée, il est possible d’en réduire l’intensité et la durée.

S’il s’agit d’un excès d’alcool (occasionnel)
En quantité modérée l’alcool possède bien des vertus comme en témoigne notamment Boire du vin pour rester en bonne santé. Mais, comme toute bonne chose prise en excès, l’alcool peut aussi vous jouer de vilains tours. Et notamment, au niveau de vos intestins. Une bonne « cuite » conduit souvent à la diarrhée et, par là menu à la déshydratation, qui explique les fameux maux de tête associés à la « gueule de bois ». Boire beaucoup d’eau est une excellente façon de prévenir ou d’endiguer le mal. La diarrhée chronique est aussi l’une des nombreuses conséquen ces d’un abus d’alcool prolongé. Et ses effets dépassent de beaucoup le simple désagrément lié à la diarrhée.

S’il s’agit d’une gastro-entérite
Votre estomac et votre intestin sont enflammés au point que vous souffrez de désordres digestifs qui peuvent être sévères. Mais rassurez-vous : une gastro-entérite, pour désagréable qu’elle soit, dure rarement plus d’une journée ou deux. Au delà, il faut bien sûr bien voir un médecin.

Les 3 causes d’une gastro-entérite
1. La plus fréquente, du moins sous nos latitudes, est un virus : Rotavirus en hiver et Enterovirus en été. Les deux se transmettent par la salive : lors d’un éternuement par une personne infectée, par
exemple.
2. Une bactérie : celle-ci est surtout à l’œuvre dans les aliments qui sont entrés en contact avec des matières fécales infectées.
3. L’intolérance au lactose, un problème qui affecte 1 personne sur
5.

Comment prévenir la gastro-entérite et ne pas contaminer votre entourage

– Si vous êtes déjà infecté :
1. Lavez-vous toujours les mains après être allé aux toilettes et avant de manger.
2. Ne partagez pas vos objets de toilette ; mettez-les à part pour ne pas qu’il y ait confusion.
3. Prenez quelques jours de congé si vous travaillez dans un milieu où vous devez manipuler des aliments ou êtes en contact avec des enfants ou des personnes âgées.

– Si vous n’êtes pas infecté :
1. Faites toujours bien cuire les aliments les plus susceptibles d’abriter la bactérie responsable de la maladie, notamment les viandes, la volaille et les œufs.
2. Ne buvez pas d’eau de provenance douteuse, surtout en forêt: dites-vous qu’elle a pu être contaminée par des animaux.
3. Évitez tout contact avec des personnes infectées.

S il s’agit d’un stress excessif 
Le stress est la « mère de tous les maux » et il peut donc aussi dégénérer en diarrhée. On le retrouve associé en particulier à la diarrhée des voyageurs. In cas de diarrhée due à des parasites absorbés par la nourriture ou les boissons, le stress peut venir aggraver la situation. Comme le dit fort crûment l’expression « faire dans son pantalon », la peur – ou toute tension psychique extrême affecte directement le système digestif.  Outre l’impact strictement émotionnel du stress, il y a aussi le fait que celui-ci affaiblit votre système immunitaire et, donc, vous rend plus sensible aux agents pathogènes. Le stress est évidemment omniprésent en voyage. Vous pouvez éprouver des craintes – conscientes ou non – liées au moyen de transport lui-même (avion, bateau, etc.), mais il y a aussi I inquiétude associée aux heures de départ, la peur de l’inconnu, etc. Tout ce qui vous aidera à vous relaxer est donc le bienvenu pour prévenir la diarrhée, y compris une meilleure gestion de votre temps pour ne pas trop courir avant le départ. Notez cependant qu’en cas de stress chronique, les solutions maison ne suffisent pas forcément. Vous aurez alors tout intérêt à consulter un thérapeute, psychologue ou masseur.

Mais aussi…

Les meilleurs trucs pour accélérer la guérison
Trouble souvent lié à l’alimentation (solide ou liquide), la diarrhée aiguë se traite avant tout par des moyens alimentaires. Vous devrez donc éviter certains aliments courants et en privilégier quelques-uns en particulier.

À ne pas manger ou boire
Parmi les aliments problématiques – dont la plupart sont néanmoins fort recommandés en d’autres temps -, écartez tout spécialement :
– les fibres en excès. Ce qui signifie pas de céréales entières (surtout du maïs) ni de pain de blé entier, de son d’avoine ou de seigle, de porridge, etc. ;
– les pâtes alimentaires ;
– les pommes de terre et les légumes en général – à l’exception des carottes cuites ;
– les fruits en général, dont en particulier les prunes et les
pruneaux
– les produits laitiers (sauf les produits laitiers fermentes) ;
– les aliments très concentrés en protéines : viande, fromagi etc. Â ces aliments sains, il faut ajouter tous ceux qui, même en temps normal, mettraient votre appareil gastro-intestinal à rude épreuve. C’est le cas en particulier des aliments gras et frits – et pire, ceux qui sont en plus fortement épicés. Même si boire beaucoup est de rigueur dans ces circonstances, vous devez en revanche éliminer – outre le lait les boissons suivantes :
– les jus de légumes (et plus spécialement : le jus de tomate) ;
– certains jus de fruit (en particulier : jus d’orange ou de pamplemousse) ;
– l’alcool sous toutes ses formes.

En d’autres termes, vos intestins se comportent en ce moment comme un écorché vif et vous devez tout faire pour éviter de froisser sa susceptibilité.

Aliments ou boissons qui combattent la diarrhée et ses conséquences
Vos choix alimentaires sont sans doute singulièrement réduits quand vous avez la diarrhée. Il n’en reste pas moins qu’il vous reste suffisamment de choix pour calmer temporairement votre appétit et vous donner des forces.

Parmi les aliments 

Ce sont:
– le riz – complet si possible ;
– le pain blanc grillé (n’oubliez pas : le pain de blé entier est contre-indiqué) ;
– les bananes (leur action constipante est bien connue et, en plus, elles contiennent beaucoup de potassium – ce qui peut aider à compenser les grosses pertes en potassium liées à vos pertes hydriques) ;
– les carottes cuites ;
– les produits laitiers fermentes : yaourt, petit-lait, etc. (voyez l`encadré).

Quand vous vous sentirez mieux, vous pourrez consommer un pou de poulet (sans la peau) ou de poisson. Par ailleurs, il faut dire un bon mot pour le sucre – cet aliment tant honni de beaucoup de diététiciens. Une seule cuillère à café de sucre vous permet en effet d’améliorer la rétention et l’absorption des liquides. Buvez donc beaucoup de thé ou de tisanes et n’hésitez pas à y jouter un peu de sucre.

Parmi les boissons
Côté boisson, une abondante consommation d’eau non contaminée (donc bouillie si nécessaire) est indispensable pour compenser les énormes pertes hydriques occasionnées par la diarrhée. Et vous avez vu plus haut à quel point c’est important.
Outre l’eau, buvez aussi :
– du thé, réputé pour son action non constipante ;
– des tisanes à base de plantes astringentes : achillée millefeuille, aigremone eupatoire, fraisier, framboisier, myrtille, sauge, etc ;
– de l`eau de riz. À l’instar du riz, l’eau de riz exerce une action anti-diarrhéique. C’est un remède vieux comme le monde et qui a fait ses preuves. Voici comment la préparer :
1. Pour chaque litre d’eau que vous verserez dans une casserole, ajoutez 20 à 25 g de riz (basmati par exemple) ;
2. Faites chauffer sur un feu doux durant une demi-heure ;
3. Versez un peu d’eau dans la casserole dès que le niveau d’eau faiblit trop.

Il ne vous reste plus qu’à boire à volonté de cette eau de riz ; du Cola-Cola (eh oui !). Dans ces circonstances, le Coca-Cola devient même un véritable médicament ! En plus de sa remarquable action anti-diarrhéique, il constitue une bonne alternative à l’eau embouteillée dans les pays où l’eau du robinet constitue un gros risque.
Bien entendu, ne l’utilisez pas sous la forme « allégée », sinon vous perdrez 1′ »effet sucre » Par ailleurs, il est souhaitable que la bouteille de Coca-Cola reste ouverte un certain temps pour permettre au gaz carbonique de s’échapper. Normalement, les boissons gazeuses ont tendance à irriter la paroi de l’estomac.

Autres recommandations
– En période de diarrhée, il est important de très bien mastiquer pour faciliter le travail de vos intestins. Vous l’avez compris : il a besoin de vacances.
– Dans le même ordre d’idées, mangez plutôt tiède. Si l’aliment est chaud, il a un transit intestinal plus rapide.

 

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