Démangeaisons cutanées sans éruptions

Démangeaisons cutanées sans éruptions

Causes et Symptômes associés

Allergie alimentaire ou autre: Asthme, démangeaisons avec ou sans éruptions cutanées, diarrhée, éternuements, maux de tête, maux de ventre, œdème local ou généralisé, respiration difficile, toux

Anémie: Amaigrissement, confusion mentale, diarrhée, douleurs diffuses, engourdissement et picotements dans les extrémités, essoufflement, étourdissements, faiblesse, frigidité, impuissance, insuffisance cardiaque, langue rouge et sensible, lèvres violacées, manque d’appétit, manque de coordination, nausées, pâleur extrême, palpitations, saignements de nez, teint jaunâtre, vertiges, vomissements

Diabete sucré: Bouche sèche, bourdonnements d’oreilles, crampes musculaires dans les jambes, engourdissement, faim excessive, fatigue générale, frigidité, gain de poids (dans le cas du diabète gras), impuissance, mauvaise haleine, perte de la libido, perte de poids (dans le cas du diabète maigre), soif excessive, urines abondantes et fréquentes, vision trouble (dans le cas du diabète gras), vulnérabilité aux affections cutanées et vaginales (dans le cas du diabète gras)

Goutte: Accélération des battements cardiaques, fièvre, frissons (la zone affectée devient rouge, luisante et terriblement douloureuse, 9 fois sur 10, c’est le gros orteil qui est affecté mais le poignet, la cheville et le pouce peuvent également l’être)

Grossesse: Arrêt des menstruations, augmentation du volume des seins, baisse de libido, démangeaisons cutanées au niveau abdominal lorsque le ventre commence à grossir, engourdissements, étourdissements, fatigue, jaunisse légère, lourdeurs dans les jambes, maux de tête, nausées, œdème localisé dans les extrémités (pieds et chevilles), perte d’appétit, pertes vaginales inhabituelles, pouls accéléré, prise de poids (mais amaigrissement quand la grossesse se déroule anormalement), sensibilité des seins qui dure plus de 2 semaines, varices, vomissements

Hépatite virale: Blanc des yeux jaune, courbatures, démangeaisons généralisées avec ou sans éruptions, fièvre modérée, hypertrophie et sensibilité du foie, fatigue extrême, hoquet, jaunisse, mauvaise haleine, nausées, perte d’appétit, selles claires, sueurs nocturnes, urines foncées

Leucémie: Amaigrissement ; anémie ; douleurs articulaires ; ecchymoses et hématomes sous-cutanés ; fatigue générale ; hémorragies nasales et gingivales ; hypertrophie des ganglions lymphatiques, du foie et de la rate ; maux de gorge ; organes douloureux à la palpation ; pâleur extrême ; pouls accéléré ; sensibilité aux infections ; sueurs nocturnes ; yeux protubérants

Mycose cutanée: Démangeaisons cutanées, desquamation, plaques circulaires dont le centre est squameux et le contour rougeâtre possiblement vésiculeux – les zones affectées sont le cuir chevelu (teigne), la peau, les aines, les ongles et les pieds (pied d’athlète)

Ce que vous pouvez faire
Lorsque vos démangeaisons résultent d’une maladie, prenez le taureau par les cornes et attaquez-vous à la maladie elle-même. Mais en attendant que vous soyez rétabli, vous pouvez néanmoins soulager sensiblement vos démangeaisons par des mesures fort simples.
Voici un bref rappel de ces mesures.
– Pour soulager des démangeaisons légères, il suffit souvent d’appliquer des compresses d’eau de source sur les zones affectées.
– Prenez un bain d’eau tiède à laquelle vous ajoutez du bicarbonate de soude, un peu d’huile d’amande douce ou de farine d’avoine colloïdale (Aveeno ).
– Evitez de vous gratter, car vous ne feriez qu’augmenter les démangeaisons.
– Appliquez localement une pommade à l’oxyde de zinc.

S’il s’agit d’une allergie alimentaire ou autre
Les allergies se manifestent par des symptômes très variables d’un individu à l’autre. La délicieuse soupe du pêcheur dont vous vous régalez régulièrement peut provoquer un léger malaise chez une personne allergique aux fruits de mer ou carrément mettre sa vie en péril. La peau est un des sites de prédilection des allergies. Et encore,
là, les réactions auxquelles vous pouvez vous attendre varient beau-
coup. Généralement, les réactions allergiques cutanées se manifestent par des démangeaisons plus ou moins intenses accompagnées d’éruptions mais il est également possible que vous ressentiez des démangeaisons sans que votre peau ne s’enflamme. Quoi qu’il en soit, tentez de mettre de doigt sur l’élément allergène et de l’éliminer. Cette étape devrait toujours précéder le
recours à un médicament potentiellement dangereux (corticoïdes, antihistaminiques).

Jouez les détectives
En présence de démangeaisons cutanées – avec ou sans éruptions – bien des médecins suspectent une allergie quelconque et, dès lors, tentent d’identifier l’élément déclenchant. Mais vous êtes généralement mieux placé que votre médecin pour mener ce genre d’enquête. Voici, dans un premier temps, la liste des allergènes les plus souvent incriminés et, ensuite, quelques recommandations pour vous aider à mener votre tâche à bien.
Les principaux allergènes
– Les allergènes environnementaux :
• pollen, moisissures, hydrocarbures domestiques ou automobiles, fumée de tabac, poils, plumes, laine, pellicules, poussière, eau chlorée, fibres textiles, cosmétiques, savons, parfum, pesticides, vaporisateurs chimiques, piqûres d’insectes, sumac vénéneux, ortie.
– Les allergènes alimentaires :
• lait de vache, blé, œufs, tomates, ail, agrumes, soja, beurre d’arachide, poisson, fruits de mer, additifs alimentaires (colorants, conservateurs, aromatisants, stabilisants).

Marche à suivre pour bien mener votre enquête 
– Observez minutieusement les détails de votre environnement en tenant compte des allergènes mentionnés ci-dessus. Le fait que
vos symptômes se manifestent toujours à la même période de l’année peut vous mettre sur une piste importante.
Par exemple, si vous souffrez de démangeaisons cutanées au printemps, il se pourrait que vous fassiez une réaction allergène à
certains produits utilisés pour le jardin (insecticides, herbicides) ou à une plante (ortie, sumac vénéneux).
– Si l’étude de votre environnement ne vous met sur aucune piste précise, jetez un coup d’œil dans votre assiette. Retirez de votre alimentation tous les aliments susceptibles de provoquer une allergie et ce, durant une dizaine de jours. Si, au terme de cet essai, vos symptômes ont disparu, il y a de bonnes chances pour que vous souffriez d’une allergie alimentaire. Pour découvrir à quel(s) aliment(s) vous êtes allergique, réintroduisez ensuite un à un les aliments en cause. Chaque fois que vous ajoutez un aliment, attendez une dizaine de jour avant d’en réintroduire un autre. N’oubliez pas, il est possible que vous soyez allergique à plusieurs aliments ! Cette méthode devrait vous permettre d’identifier les aliments qui provoquent une allergie. Sinon, consultez un allergologue compétent qui pourra vous aider dans votre démarche.

Méfiez-vous des tests cutanés 
Le Dr Robert S. Meldelsohn, le célèbre auteur du livre Des efants sains… même sans médecin (Éd. Soleil), recommande la plus grande circonspection en ce qui à trait aux tests cutanés de dépistage pour les allergies. Ce dernier est d’avis que la majorité des allergologues abusent de ce type de tests qui sont « douloureux, chers et potentiellement dangereux ». Sans compter que le traitement qui découle de ces tests est parfois plus dommageable que l’allergie elle-même.
Ainsi, toujours selon le Dr Mendelsohn, il serait tout à fait erroné d’enrayer un aliment de valeur de votre alimentation sur la seule foi d’un test. Avant de vous priver d’un aliment important soit-disant allergène, prenez tout du moins la précaution de contrevérifier sa nocivité en appliquant la méthode d’élimination mentionnée ci-dessus.

Agissez vite !
– En cas de réaction allergique sévère, rendez-vous rapidement au service des urgences le plus près de chez vous.
– Si la victime tousse abondamment, éternue et cherche son souffle, sa vie est probablement en danger.
– Si un œdème important bloque les voies respiratoires, la personne peut rapidement mourir d’asphyxie. Une injection d’adrénaline est alors requise le plus rapidement possible.

S’il s’agit de facteurs psychologiques
Si vous souffrez de démangeaisons « psychosomatiques » – elles ne sont pas moins réelles pour autant -, posez-vous des questions sur votre mode de fonctionnement.
– Êtes-vous anxieux?
– Avez-vous tendance à trop vous en faire pour des détails ?
– Manquez-vous de confiance en vous-même et en l’avenir ?
Au besoin, faites un peu de ménage dans votre vie. Changez vos priorités si nécessaire. De bonnes amitiés, un climat familial agréable, des loisirs, de bonnes nuits de sommeil, un zeste de curiosité, voilà autant d’ingrédients essentiels à votre bien-être. Si vous avez l’impression que les ressources vous manquent pour pouvoir remettre de Tordre dans votre vie, consultez une personne qualifiée pour ce type d’aide. Un rendez-vous chez un psychologue ou toute autre personne qualifiée dans ce domaine fait parfois des merveilles lorsque l’heure est venue d’une « mise au point » avec soi-même.

S’il s’agit d’une grossesse 
L’étirement de la peau de l’abdomen provoque souvent des démangeaisons que vous pouvez atténuer en hydratant généreusement votre peau avec une huile riche en vitamine E.
– L’huile d’amande douce – de première pression à froid idéalement -,convient parfaitement.

S’il s’agit d’une leucémie
On distingue 2 formes de leucémie : la leucémie chronique qui affecte surtout les personnes de plus de 50 ans, et la leucémie aiguë qui frappe principalement les jeunes enfants. Bien que le pronostic varie grandement d’une forme à l’autre, la leucémie demeure une maladie grave et souvent mortelle. Mais si les espoirs sont mitigés en ce qui concerne la leucémie chez l’adulte, c’est tout le contraire pour les enfants. Des succès remarquables ont été obtenus ces dernières années : 9 fois sur 10, la petite victime guérit complètement.
– La greffe de moelle osseuse avec donneur, de même que l’autogreffe, donnent des résultats remarquables.

Pouvez-vous prévenir une leucémie ?
– Les lignes électriques à haute tension, qui ont souvent été soupçonnées – études à l’appui – d’augmenter le risque de leucémie, sont-elles vraiment nocives ?
C’est moins certain si l’on se fie à des études plus récentes portant sur la question. D’autres résultats restent toutefois à venir avant que les experts n’adoptent une position claire en ce domaine. Et il faut se rappeler que de gros intérêts économiques sont ici enjeu, ce qui peut biaiser certaines données.
Dans ce contexte, il serait donc préférable que vous adoptiez une attitude de prudence mais sans exagération.
– Par ailleurs, la majorité des chercheurs croient maintenant que des expositions répétées à des polluants chimiques représentent un risque accru. Des études font effectivement ressortir que les enfants qui grandissent à proximité des terres de culture fortement arrosées de pesticides sont plus souvent victimes de leucémie.
– Comme c’est aussi le cas pour plusieurs autres types de cancers, l’alimentation semble jouer un rôle important. D’une manière plus générale, des aliments sains et variés, provenant idéalement de culture biologique et incluant des fruits et légumes en abondance offre une bonne protection contre plusieurs types de cancer dont la leucémie.

Une tisane qui peut vous faire beaucoup de bien 
Dans son livre bien connu La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu, Maria Trében recommande la tisane suivante pour toute personne souffrant de leucémie:

– Utilisez une cuillerée à café bombée de ce mélange d’herbes par quart de litre d’eau. Buvez au moins 2 litres de tisane par jour à
raison d’une gorgée toutes les 15 à 20 minutes, tout au long de la journée. L’auteur insiste sur l’importance de se procurer des
plantes fraîches si possible.
– Pour soigner la rate dont le mauvais fonctionnement est souvent responsable de la leucémie, Maria Trében recommande de boire 6 gorgées de tisane d’acore odorant (Acorus calamus) à raison
d’une gorgée avant et après chaque repas, mais pas davantage.
– Pour obtenir la tisane, laissez macérer une cuillerée à café rase de racine d’acore odorant dans un quart de litre d’eau froide pendant toute la nuit. Au matin, réchauffez la préparation, passez.
– L’herboriste recommande encore de faire des enveloppements aux Herbes du suédois d’une durée de 4 heures sur la région du foie et de la rate, ainsi que des enveloppements à la prêle des champs (Equisetum arvensé).

• les aliments acides (oranges, citrons, pamplemousses) ;
• les jus de fruits acides ou semi-acides ;
• les aliments très salés et épicés ;
• les charcuteries et les viandes grasses.
– Le traitement par les plantes n’est pas sans risques et certaines recommandations doivent être scrupuleusement respectées.

Commentaires