Démangeaisons cutanées avec éruptions

Démangeaisons cutanées avec éruptions

Causes et Symptômes associés

Choc anaphylactique (anaphylaxie) (suite):  Brusque et intense malaise doublé d’angoisse, changement de la voix, crampes abdominales, convulsions, diarrhée, difficulté à avaler, essoufflement (le décès survient par manque d’oxygène), étourdissements, nausée, palpitations, perte de conscience, plaques rouges et démangeaisons sur tout le corps (urticaire), œdème généralisé (en particulier gonflement rapide et spectaculaire du visage), toux, vomissement (ces symptômes peuvent survenir seuls ou en combinaison)

Dermatite du nageur: Éruption de petits boutons rouges qui disparaissent d’eux-mêmes

Dermatophagoïde pétronysium: Boutons rouges surmontés de vésicules assez rebelles (affecte surtout les enfants)

Eczéma atopique: Mêmes symptômes que pour l’eczéma de contact (voyez ci-dessous) + antécédents familiaux d’asthme, de migraine et de rhume des foins, hypersensibilité à de multiples contacts (eau de toilette, produits de nettoyage, sudation, vêtement de laine ou de nylon, etc.), peau plutôt sèche, tempérament nerveux (l’eczéma atopique tend à récidiver)

Eczéma de contact: Démangeaisons intenses, placards au niveau du visage, du cou, des coudes et des genoux, lâches rougeâtres à la surface granitée se couvrant de bulles suintantes qui s’assèchent et forment des croûtes (ces croûtes finissent par tomber sans laisser de cicatrices)

Engelure: Rougeur, sensibilité et picotements sur la partie touchée puis pâleur et insensibilisation de la peau et formation d’ampoules

Gale: Démangeaisons intenses, pustules, sillons de petits points rouges ou blanchâtres sur la peau, vésicules

Hépatite virale: Blanc des yeux jaune, démangeaisons avec ou sans éruptions, douleurs musculaires, faiblesse intense qui peut durer plusieurs mois, foie douloureux, hoquet, manque d’appétit, mauvaise haleine, maux de téte, selles couleur d’argile, teint jaunâtre, sueurs nocturnes, urines foncées

Impétigo (gourme): Lésions rougeâtres situées autour de la bouche, des nannes, sur le cuir chevelu, les bras et le creux des aisselles (ces lésions se transforment en bulles remplies de liquide jaunâtre cl tonnent des croûtes)

Lichen plan: Absence de sueur ; petites lésions rougeâtres qui forment des plaques prurigineuses apparaissant aux poignets, au tronc, aux jambes, aux organes génitaux et à la muqueuse buccale. Dans le cas de la bouche : bouche rêche, érosion de la couche superficielle de la langue, dépôts blanchâtres sur la langue, papules violacées

Mycose: Plaques circulaires d’aspect squameux et au contour rougeâtre (ces plaques s’agrandissent de façon circulaire tandis que la peau du centre cicatrise)

Mycose du pied (pied d’athlète): Bulles prurigineuses dans les cas plus sévères, démangeaisons, peau craquelée autour des orteils, taches rouges et blanches

Pityriasis rosé de Gilbert: Apparition d’une tache rosée sur la cage thoracique suivie d’une éruption de petits points roses un peu partout sur le corps durant 2 mois, démangeaisons bénignes

Polycythémic (maladie de Vaquez): Bourdonnements d’oreilles, coloration rouge ou violacée de la peau, démangeaisons cutanées intenses, essoufflement, fatigue, langue violacée, maux de tête récurrents, selles sanglantes, vertiges

Poux: Démangeaisons intenses, petites rougeurs au niveau du cou et des tempes

Urticaire aiguë: Démangeaisons intenses, douleurs aux articulations, fièvre plus ou moins importante, lésions cutanées plus ou moins étendues qui ressemblent à des piqûres d’orties

Varicelle: Boutons rouges qui apparaissent d’abord sur le tronc puis sur le cou, les membres et la tete (ces boutons forment des vésicules qui s’encroûtent), démangeaisons intenses – les épidémies sévissent généralement en janvier et en mai et affectent surtout les enfants

Ce que vous pouvez faire
Les démangeaisons cutanées avec éruptions sont un symptôme des plus courants. Elles peuvent être provoquées par mille et une
choses, ce qui rend parfois le diagnostic bien compliqué. Même un médecin chevronné y perd souvent son latin.
Pour lui faciliter la tâche, notez minutieusement tous les symptômes associés que vous aurez observés avant de vous présenter à son
cabinet. Au besoin, dressez également une liste des facteurs pouvant être liés à vos troubles cutanés : changement d’alimentation, changement de milieu de travail, nouveaux produits cosmétiques, nouveaux médicaments, facteurs psychologiques, contact possible avec des personnes infectées, etc.

S’il s’agit d’un choc anaphylactique (anaphylaxie)
Attention au choc anaphylactique ! Il est rare, mais souvent très dangereux. Il survient suite à l’absorption d’une substance allergène (fruits de mer, lait, œufs), à l’administration d’un médicament ou encore à une piqûre d’insecte. Il s’agit toujours d’une manifestation très vive, voire brutale de l’organisme qui se traduit par une importante défaillance circulatoire, accompagnée de symptômes cutanés très spectaculaires.
– Si une personne de votre entourage en est victime, conduisez-la le plus rapidement possible à l’hôpital après avoir fait « ce qu’il fallait faire ».

S’il s’agit de la dermatite du nageur
La dermatite des nageurs est causée par les larves d’un ver qui vous prennent pour… un oiseau aquatique. En effet, ces bestioles qui parasitent normalement les oiseaux peuvent se tromper de cible et coller à votre peau. Pour qu’une inflammation en résulte, il faut
cependant que le nombre de larves qui flottent à la surface de l’eau soit important. Deux à cinq jours après votre baignade dans des eaux « infestées », votre peau se couvre de petits boutons qui disparaissent d’eux-mêmes 1 ou 2 semaines plus tard. Ces boutons sont sans gravité bien que certaines personnes puissent réagir plus fortement.
Pour vous protéger :
– informez-vous auprès autorités locales afin de savoir si la plage où vous désirez vous baigner est infestée de puces de canard (c’est le nom du parasite) ;
– enduisez votre corps d’une lotion de protection contre les insectes et les larves. Ce type de lotion se vend en pharmacie, généralement sous forme de vaporisateurs.

S’il s’agit de dermatophagoïdepétronysium
Vous connaissez les acariens ? Ce sont des insectes microscopiques qui abondent dans nos maisons même les plus propres. Comme ces insectes se nourrissent de débris de peau, on en retrouve un nombre élevé dans les draps si ces derniers ne sont pas fraîchement lavés. Bien que la majorité des gens s’accommodent fort bien de ces hôtes, tel n’est pas toujours le cas. Chez certaines personnes, le dermatophagoïde pétronysium, une espèce spécifique d’acariens
peut provoquer des démangeaisons cutanées assez vives. Les enfants qui ont la peau fragile et les adultes que le terrain
prédispose y sont particulièrement sensibles.
– Chez l’enfant, l’organisme développe un anticorps qui règle le problème.
– L’adulte doit cependant consulter un dermatologue qui, après quelques tests de confirmation, envisagera une désensibilisation de l’organisme.

S’il s’agit d’un eczéma atopique ou d’un eczéma de contact
L’eczéma de contact résulte toujours d’un contact avec un agent allergène ou toxique. Il s’agit d’une réaction cutanée allergène qui n’a généralement rien à voir avec l’hérédité… Tel n’est pas le cas de l’eczéma atopique qui, surtout chez les nourrissons, résulte souvent d’une tendance héréditaire. Ce type d’eczéma est plus sévère. Sans être chronique, l’eczéma atopique tend à récidiver à des moments précis de la vie. Elle commence généralement dès les premiers mois (souvent suite à une vaccination) et atteint alors les joues, le front et le pouce que l’enfant porte à sa bouche. L’eczéma revient ensuite vers l’âge de 10 ans, disparaît durant la puberté pour revenir à l’âge adulte. Ses zones de prédilection sont le pli des coudes, des genoux, des aisselles et les jambes. Toute la surface du corps peut néanmoins être affectée.

Les traitements maison
Un petit eczéma se soigne très bien à la maison.
– Tentez d’abord d’identifier l’élément allergène afin d’éviter d’éventuels contacts (parfums, cosmétiques, savons, désodorisants, teintures et fixatifs à cheveux, bijoux, vêtements neufs ou fraîchement nettoyés, serviettes et papier sanitaires, plantes, médicaments, pesticides, solvants, peintures, etc.)
– Portez des vêtements amples en coton ou en lin. Il existe sur le marché des vêtements confectionnés dans des tissus de fibres
naturelles, issus de culture biologique. Certaines personnes ne supportent rien d’autre.
– Si vous êtes allergique au caoutchouc, portez des gants de coton sous des gants de caoutchouc pour effectuer des taches qui nécessitent la manipulation de produits allergènes.
– Appliquez de l’eau de source sur la zone affectée. Cette mesure suffit souvent à soulager des démangeaisons légères. Si les lésions sont nombreuses ou très étendues, prenez des bains tièdes dans une eau à laquelle vous aurez ajouté une tasse de bicarbonate de soude, un peu d’imile d’amande douce ou de farine d’avoine colloïdale
– Si vous avez tendance à vous gratter, ce qui risque d’infecter les lésions et de transformer l’eczéma en impétigo, optez pour une des précautions suivantes :
1. Appliquez des compresses désinfectantes durant 15 minutes et ce, plusieurs fois par jour. Pour la compresse, immergez une gaze dans une eau additionnée d’alcool à 90 % (1/3 d’alcool et 2/3 d’eau).
2. Demandez à voire pharmacien de vous préparer une lotion à base de sulfate de zinc el de chlorure de sodium (sel) avec laquelle vous effectuerez des compresses.
3. Les pommades grasses, les huiles et les baumes ne doivent pas être utilisés tant et aussi longtemps que la peau reste suintante. Comme la transpiration aggrave les démangeaisons, mieux vaut ne pas trop suer. Délaissez les bains chauds et l’activité physique et gardez la température ambiante assez basse.
Chez la personne qui souffre d’eczéma, le foie ou le pancréas fonctionnent souvent mal. Quelques mesures internes s’avèrent dont utiles :
1. Prenez des tisanes dépuratives.
2. Surveillez votre alimentation de près. Le sucre de betterave et le lait de vache, notamment, sont souvent responsables des poussées d’eczéma.

Les traitements médicaux
– Si l’eczéma s’aggrave, consultez votre médecin. Sachez toutefois que le seul traitement médical disponible est à base de cortisone, laquelle est susceptible de provoquer des effets secondaires. De plus, son action n’est que temporaire. Lorsque les démangeaisons sont très vives, le médecin peut aussi prescrire des antihistaminiques.

S’il s’agit d’une engelure
Les engelures affectent surtout les extrémités : les doigts, les orteils, les pieds, les oreilles et le nez. Les personnes dont l’état de santé laisse à désirer et celles qui souffrent de problèmes de circulation y sont plus sujettes.

Quelques mesures de prévention
Pour mieux conserver votre chaleur corporelle, portez plusieurs épaisseurs de vêtement. Les couches superposées fournissent une meilleure isolation.
– Ce conseil est tout aussi pertinent pour les pieds : deux paires de bas minces sont plus chauds qu’une paire de bas épais.
– Ne portez pas de bottes ou de vêtements trop serrés. Ils entravent la circulation sanguine et vous prédisposent aux engelures.
– Vous pratiquez des activités qui vous font transpirer ? Portez des sous-vêtements de polypropylène ou de polyamide sous un vêtement de laine. Comme ces fibres n’absorbent que très peu d’eau, la transpiration est repoussée vers les couches de vêtements extérieurs et le corps reste bien au sec.
– Les moufles gardent mieux la chaleur que les gants.
– Méfiez-vous des temps venteux ! La combinaison du froid et du vent augmente les risques de gel. Munissez-vous alors d’un foulard, de moufles et d’un chapeau.

Et si le froid a déjà sévi…
– Pour prévenir les conséquences d’une engelure, réchauffez les parties gelées le plus vite possible. Vous pouvez tout simplement les laisser se réchauffer à la température ambiante d’une pièce chauffée ou encore, immergez la partie affectée, si possible, dans une eau dont la température varie entre 37,5 et 40,6°C.
– Évitez de placer la partie gelée près d’une source de chaleur. Comme les engelures insensibilisent la peau, les risques de brûlure sont à craindre.
– Évitez de frotter une partie gelée ou de marcher sur un pied gelé. En plus de favoriser la formation d’ampoules, vous risqueriez alors de vous tordre une cheville.
– Buvez un liquide chaud mais non alcoolisé.
– Au fur et à mesure que Pengelure disparaît, la peau retrouve sa coloration rougeâtre et sa sensibilité. Bougez alors lentement la partie affectée.
– Une zone qui a subi une engelure reste plus sensible au froid et ce, assez longtemps dans certains cas. Vous devez donc redoubler de prudence lorsque vous vous ré-exposez au froid.
– Si la région gelée n’est pas encore dégelée au bout de 60 minutes, que des bulles cutanées se forment ou que la peau prend une coloration bleutée ou noirâtre, consultez un médecin.

S`il s’agit de la gale
La gale, dont on croyait s’être débarrassé après la dernière guerre mondiale, est provoquée par un acarien nommé sarcopte. La femelle s’introduit dans l’epiderme où elle pond ses œufs. Ses zones de prédilection : entre les doigts, aux poignets, au pénis, aux seins, aux coudes et dans les plis poplités. La bestiole affectionne particulièrement les corps sales mais n’épargne pas ceux qui sont propres pour autant. La gale se transmet par un objet (vêtement, draps de lit, etc.) ou par contact direct avec quelqu’un qui en est porteur.
– Pour la traiter, vous devez appliquer sur tout le corps une solution pharmaceutique prescrite par votre médecin. Suivez le mode
d’emploi à la lettre afin de ne pas devoir tout recommencer au bout de quelques semaines.
– Lavez tous les vêtements, les serviettes et la literie à l’eau chaude. Rangez les vêtements qui ne peuvent être lavés à l’écart durant 3 ou 4 jours. Puisque les sarcoptes ne peuvent se passer de chair humaine ou animale, cette « mise en quarantaine » leur sera fatale. Si la maisonnée compte plusieurs personnes, tout le monde doit être traité afin d’enrayer tous les risques.

S’il s’agit d’impétigo (gourme) 
L’impétigo affectionne les peaux d’enfants mais il peut aussi se satisfaire de la peau plus coriace d’un adulte. C’est une maladie
bénigne et facile à traiter, dans la mesure où des soins rapides sont apportés. Autrement, sous l’effet du grattage, la contagion a vite fait de s’étendre. Les staphylocoques ou les streptocoques qui sont les agents microbiens responsables de l’infection peuvent rapidement se propager à d’autres enfants, créant ainsi une véritable épidémie. Une bonne hygiène corporelle, et des mains en particulier, s’avère une bonne mesure de prévention.

Pour soigner un impétigo bénin :
• désinfectez soigneusement les lésions par des nettoyages fréquents à l’eau savonneuse ;
• appliquez des compresses désinfectantes ;
• complétez le traitement par l’application d’une pommade antibiotique ;
Attention ! Chez le nouveau-né, un impétigo même bénin nécessite d’emblée une consultation médicale. Un traitement aux antibiotiques sera sans doute nécessaire.
Pour soigner un impétigo plus sévère :
Consultez votre médecin. Là encore, une antibiothérapie s’impose.

S ‘il s’agit du lichen plan
Le lichen plan affecte principalement les personnes nerveuses ou hypertendues, âgées de 30 à 60 ans. Les éruptions se manifestent
souvent suite à une période particulièrement éprouvante sur le plan affectif, ce qui laisse croire que la cause de la maladie serait peut-
être psychologique. L’hypothèse d’un virus est également envisagée.
Si les soins à domicile ne suffisent pas à soulager les démangeai-sons (compresses d’eau froide, bains au bicarbonate de soude, calamine, etc.), votre médecin pourra vous prescrire une crème à base de corticoïdes, des tranquillisants légers et/ou des antihistaminiques.
Mais armez-vous de patience, car les plaques peuvent mettre jusqu’à 6 mois avant de disparaître complètement !

S’il s’agit du lupus érythémateux
On distingue 2 formes de lupus érythémateux. Le lupus érythémateux discoïde, plus inoffensif, n’affecte que la peau tandis que le lupus érythémateux disséminé s’en prend aussi aux organes vitaux – à savoir le cœur, les poumons, la rate et les reins. Il s’agit d’une maladie auto-immunc plus fréquente chez les femmes que chez les hommes et dont la cause reste mystérieuse. Peut-être avez-vous observe, toutefois, que les éruptions cutanées sont souvent déclenchées par une exposition au soleil ou aux rayons X, ou encore par des épisodes de stress intense ? C’est souvent le cas. La prise d’hydralazine (un antidépresseur) ou d’isoniazide (un médicament pour soigner la tuberculose), de même que de tous les anti-épileptiqucs, ont parfois un effet similaire.

Évitez le stress excessif, Vanxiété et le surmenage 
Vous n’êtes pas sans savoir le rôle important que joue le stress sur votre système immunitaire. Plusieurs recherches ont démontré qu’en situation de stress, le taux de lymphocytes (globules blancs indispensables pour votre défense immunitaire) était sensiblement réduit.
Par conséquent, il n’est pas rare de voir survenir une maladie suite à une période éprouvante. C’est particulièrement le cas en ce qui concerne le lupus érythémateux qui, rappelons-le, est une maladie auto-immune.

Méfiez-vous des microbes !
Le lupus érythémateux de type disséminé vous rend très sensible aux infections. Autant que possible, évitez donc de vous exposer dans les milieux particulièrement à risque : hôpitaux, crèches, écoles, etc.

Des soins incontournables
Bien que certaines mesures préventives puissent vous protéger contre les crises de lupus, un suivi médical reste indispensable surtout si vous souffrez de lupus érythémateux dissiminé. Celui-ci évolue parfois de façon fulgurante. Dans un cas comme dans l’autre, le traitement médical repose sur la prise d’antipaludéens associés à une corticothérapie.

S’il s’agit d’une mycose
Les mycoses peuvent affecter différentes parties de votre anatomie. Le cuir chevelu, les pieds, les aines, les ongles sont des sites privilégiés mais elles peuvent se développer un peu partout sur le corps.
Elles sont provoquées par des champignons extrêmement contagieux qui peuvent vous être transmis aussi bien par une autre personne que par un animal ou un objet.
– Consultez votre médecin qui vous prescrira sans doute un remède antifongique à prendre par voie orale.
– Pour compléter le traitement, appliquez localement des compresses d’acide salicylique.

S’il s’agit d’une mycose du pied (pied d’athlète)
La mycose du pied affiche une nette prédilection pour les pieds masculins. Selon le dermatologue Michel Lassonde, les hommes, généralement plus actifs, sont plus susceptibles d’avoir des blessures aux pieds, un facteur qui favorise l’implantation des champignons. Ces derniers s’installent généralement entre les orteils et, plus particulièrement, entre le 4 et le 5e – pourquoi ? On n’en sait
rien ! – avant de gagner les tissus avoisinants.
Une prédisposition organique aux infections par des champignons constitue le facteur le plus déterminant, mais d’autres facteurs entrent aussi en ligne de compte.
Ainsi donc, même si vous représentez un terrain favorable à la mycose du pied, les quelques mesures d’hygiène préventives qui suivent sauront tout de même vous en préserver.
– Comme tous les champignons, les micro-organismes dont il est ici question (nous vous épargnons les noms) raffolent des milieux humides. Le port de chaussures et de chaussettes qui n’emprisonnent pas l’humidité de vos pieds s’avère donc essentiel.
– Lavez fréquemment vos pieds à l’eau et au savon et asséchez-les soigneusement. Saupoudrez ensuite vos pieds et vos chaussettes avec une poudre antifongique (disponible en pharmacie),
– Si vous êtes sujet au pied d’athlète, portez des sandales lorsque vous vous déplacez dans un vestiaire, sur les bords d’une piscine, dans un gymnase, etc. Le fait de marcher pieds nus dans des salles publiques augmente de beaucoup les risques de contamination. Le passage d’une seule personne infectée répand suffisamment de microchampignons pour infecter plusieurs autres personnes.
– Le port de sandales est par ailleurs indiqué en tout temps – lors-que la température le permet – puisqu’il favorise une bonne aération des pieds.
– En cas d’infection :
• quelques cataplasmes utiles à appliquer tous les jours jusqu’à guérison complète : feuilles de plantain broyées, argile, ail broyé;
• prenez tous les jours des bains de pieds d’une durée de 15 à 20 minutes. A l’eau du bain, ajoutez à votre choix : quelques gousses d’ail broyées, un verre de vinaigre, une infusion de feuilles de noyer ou de prêle ;
• il existe également des préparations commerciales conçues spécialement pour soigner le pied d’athlète ;
• si ces mesures ne suffisent pas à évincer vos hôtes, consultez un dermatologue.

S’il s`agit de lapolycythémie (maladie de Vaquez)
La polycythémie est due à une surabondance de globules rouges. Elle frappe plus souvent les hommes que les femmes et elle est aussi plus fréquente chez les personnes de race juive. Souvent lié à la goutte et à l’hypertension, la polycythémie évolue lentement mais ses complications sont parfois fatales. L’hémorragie cérébrale et la thrombose coronarienne sont à craindre. À la longue, la maladie peut aussi conduire à une leucémie, ce qui n’est guère plus réjouissant.

Ce que peut faire votre médecin
Bien qu’il n’existe aucun traitement spécifique, votre médecin peut tout de même contrôler les symptômes par des saignées régulières permettant de réduire le nombre de globules rouges. Tout comme dans les cas de cancers, la radiothérapie, des traitements à base de moutarde azotée et de phosphore radio-actif peuvent aussi être utilisés.

S’il s`agit de poux
Les épidémies de poux sont fréquentes dans les crèches et les écoles ainsi que dans les groupes d’adultes dont l’hygiène laisse à désirer.
– Pour vous débarrasser des poux, appliquez un shampooing « antipoux » sur la tête infestée et passez la chevelure « au peigne fin ». Vous délogerez ainsi les larves que le shampooing n’affecte pas.
Répétez l’opération 2 ou 3 fois.
– Tous les vêtements doivent être lavés à l’eau très chaude de même que la literie, les peignes, les brosses à cheveux ou tout autre objet qui aurait pu entrer en contact avec les poux.

S’il s’agit de poux de pubis (morpions)
L’horrible chose ! Rien de tel pour regretter une « aventure » parfois longuement désirée. Car si les morpions peuvent s’attraper sur un siège de toilettes ou par l’intermédiaire d’une literie, c’est généralement au contact d’un corps infesté qu’ils vous envahissent à votre insu.
– Pour vous en débarrasser, appliquez le même traitement que pour les poux de tête mais pas sur la tête, bien sûr…
– Pour vous faciliter le travail, rasez-vous d’abord le pubis. .
– Afin d’éviter toute recontamination, nettoyez soigneusement vos vêtements, vos draps de lits, etc.

S’il s’agit d’une réaction allergique à une plante 
Que ça pique ! Mais il ne faut surtout pas vous gratter sous peine d’aggraver l’intensité des démangeaisons, de même que l’ampleur des lésions. Les phytodermatites sont assez faciles à reconnaître. Elles laissent généralement sur la peau des trajets linéaires d’une grande netteté et qui correspondent au frôlement de la plante.

Les mesures à prendre
Pour vous protéger :
– apprenez à reconnaître les plantes allcrgènes et détruisez les plants incriminés de votre voisinage ; lorsque vous vous aventurez sur des terrains à risques, ayez soin de porter des vêtements longs. Si, malgré ces précautions vous contractez une infection, appliquez les recommandations suivantes.
– Après être entré ‘en’ contact avec une planté vénéneuse, lavez-vous aussi rapidement que possible.
– Lavez également les vêtements, chaussures, outils, etc., qui sont entrés en contact avec la plante.
– Lavez les zones affectées avec de l’alcool à friction dès que la peau commence à démanger.
– Pour soulager les démangeaisons parfois intenses, vous pouvez également prendre des bains tièdes au bicarbonate de soude ou à l’avoine colloïdale
– Appliquez de la lotion calamine ou du gel d’aloe vera sur le site de l’inflammation. (Pour en savoir plus sur Paloe vera, voyez plus loin.)
– Si la réaction allergène est très intense, que les lésions sont suintantes et accompagnées de vésicules, consultez un médecin. Ce dernier pourra vous prescrire un corticostéroïde topique.

2 complications possibles
– Comme le précise le Dr Louis-Philippe Durocher, dermatologue à l’Hôpital Maisonncuve-Rosemont de Montréal, les lésions inflammatoires peuvent prendre une pigmentation différente de celle de la peau en guérissant. Pour éviter une telle complication, évitez de trop vous exposer au soleil tant que la cicatrisation de la peau n’est pas complète, ce qui peut prendre environ 3 semaines.
– Une deuxième complication possible est celle de la surinfection. Les lésions cutanées sont toujours une porte ouverte aux infections. Vous devez donc éviter de vous exposer inutilement. Faites particulièrement attention aux baignades dans les cours d’eau douteux.

S`il s`agit d’urticaire aiguë
L’urticaire aiguë ou la « crise d’urticaire » est souvent une réaction allergène. Elle peut être déclenchée par une allergie alimentaire (fraises, poissons, fruits de mer, noix, lait et fromage, porc, œufs, tomates) ou médicamenteuse (pénicilline, aspirine, codéine, morphine, sulfamides).
– Quoique plus rarement, divers autres allergènes peuvent être en cause : le pollen, les plumes, les moisissures, la poussière, les produits en aérosol, les insecticides, la survaccination, le venin d’abeille ou de guêpe, de même que la chaleur, le froid, l’eau et le soleil. Dans bien des cas, c’est l’exposition constante à l’ensemble de tous ces petits poisons qui finit par miner votre organisme.

Les traitements maison
– La première mesure consiste à identifier et à enrayer l’agent causal.
– Pour soulager les démangeaisons, prenez un bain tiède – une chaleur un tant soit peu élevée augmente les démangeaisons – à l’eau duquel vous aurez ajouté 250 ml de bicarbonate de soude ou d’avoine colloïdale.
– Lavez les régions affectées à l’eau vinaigrée (1/3 de vinaigre de vin ou de cidre pour 2/3 d’eau).
– Appliquez de la lotion calamine sur le site de l’inflammation.
– Evitez de frotter ou de gratter.
Pour favoriser le bon fonctionnement de la vessie et de l’intestin, buvez suffisamment (2 litres par jour, incluant l’eau de vos aliments). En cas de constipation, consommez des aliments qui favorisent l’élimination : légumineuses, fruits et légumes, céréales et pain complet. Par ailleur, évitez les viandes, les fromages et le lait.
– Consultez votre médecin d’urgence si l’urticaire se généralise et qu’elle s’accompagne d’une respiration sifflante ou d’une difficulté à avaler.
– Une urticaire généralisée provoquée par une piqûre d’insecte nécessite aussi une intervention médicale rapide.
– Dans les 2 cas, le médecin pourra administrer des antihistamimques ou pratiquer une injection d’épinéphrinc.

Mais aussi… 
N’abusez pas de produits à base de goudron et de cortisone
Dans la mesure du possible, ne recourez pas trop rapidement aux pommades ou autres produits d’usage externe à base de goudron et de cortisone (corticoïdes).
Bien qu’un court traitement à la cortisone n’ait que peu de répercussions négatives, les effets d’un traitement prolongé sont autrement plus redoutables (notamment à cause des pertes importantes en potassium !). Vous pourriez ainsi subir en particulier :
– une perte de masse osseuse (ostéoporose) ;
– des manifestations cutanées (mauvaise cicatrisation, purpura, acné – généralement dorsale -, etc.) ;
– des troubles visuels (cataracte, augmentation de la pression intra-oculaire, etc.) ;
– des désordres digestifs (ulcèrçs gastro-duodénaux, hémorragies ulcéreuses, etc.) ;
– une faiblesse suivie d’une atrophie musculaire ;
– des désordres cardiaques (perturbation du rythme cardiaque, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque congestive, etc.) ;
– des désordres endocriniens (syndrome de Cushing, diabète sucré, etc. ) ;
– des troubles neuropsychiques (agitation, euphorie, insomnie, céphalées, désordres psychotiques en cas de prédisposition, etc.)

L’aloe vera : une merveille pour la peau
– Par ailleurs, s’il est une plante toute indiquée pour les démangeaisons cutanées avec ou sans éruptions, c’est bien l’aloe vera. Son gel que vous appliquez sur les lésions désinfecte en même temps qu’il soulage les démangeaisons. Vous trouverez ce précieux gel dans les boutiques de produits diététiques.
– Dans les cas où l’irruption cutanée résulte d’un mauvais fonctionnement du foie ou du pancréas, un traitement interne s’impose.
En plus de tisanes dépuratives (radis noir, pissenlit, chiendent, etc.), vous pouvez avoir recours à l’aloe vera sous forme de gel buvable.
Pour plus de détails sur cette plante exceptionnelle, consultez aussi :
– Un mot sur l’aloe vera à la rubrique Lésions de la muqueuse buccale dans la section Bouche ;
– À la Cléopâtre à la rubrique Acné dans la section Peau, cheveux et ongles;
– La plante des brûlures à la rubrique Ampoule dans la section Peau, cheveux et ongles.

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