Crampes menstruelles

Crampes menstruelles

Causes et Symptômes associés

Arthrite gonococcique (chez la femme) – Douleurs abdominales intenses, fièvre, inflammation le plus souvent localisée au genou, à la cheville ou au poignet; tissus environnants qui deviennent rouges, chauds et très douloureux au toucher et au mouvement (le mauvais temps aggrave les douleurs), mictions douloureuses, pertes blanches.

Complications de grossesse (avortement spontané, grossesse extra-utérine, décollement placentaire) –  Douleurs abdominales, pertes sanguines importantes avec caillots.

Descente de l’utérus (prolapsus vaginal) – Impression d’avoir une boule dans le vagin, sensation de pesanteur dans le bas-ventre, troubles d’incontinence urinaire.

Endométriose – Douleurs abdominales durant les règles et/ou lors de rapports sexuels avec pénétration profonde, désordres intestinaux, fausses couches, grossesses extra-utérines, maux de tête, stérilité, miction et défécation difficiles, vomissements.

Hernie inguinale – Douleurs plus ou moins vives au niveau de l’aine, perte de connaissance, saillie dernière la toison pubienne (cette saillie peut disparaître en position couchée), vomissements.

Kyste ovarien – Règles irrcgulières, douleurs et sensation de pesanteur dans le bas-ventre, vomissements.

Règles douloureuses – Douleurs plus ou moins intenses dans le bas-ventre et dans la région lombaire, transpiration abondante.

Stérilet – Douleurs pelviennes, fièvre, perles guinés.

Ce que vous pouvez faire

S’il s’agit d’une arthrite gonococcique (chez la femme)
L’arthrite gonococcique, complication habituelle de la blennorragie, peut provoquer des crampes abdominales qui, si elles surviennent pendant les règles, risquent d’être confondues avec des crampes
menstruelles. Mais il n’en est rien. L’arthrite gonococcique est une
maladie vénérienne qui concerne aussi bien l’homme que la femme.
Pour plus de détails sur l’arthrite gonococcique, consultez les squelette; – Miction douloureuse (arthrite gonococcique chez l’homme) dans la section Appareil urinaire.

S’il s’agit de complications de grossesse
Avortcmcnt spontané, grossesse extra-utérine et décollement prématuré du placenta sont autant de complications de grossesse qui
risquent de provoquer des crampes abdominales. Ces crampes sont
alors accompagnées de pertes sanguines sous forme liquide ou en caillots. Consultez immédiatement votre médecin.
Ne confondez pas contractions et crampes!
À partir du 5e mois de grossesse, la femme enceinte peut commencer à ressentir des contractions utérines. Ces contractions qui ressemblent fort à des crampes sont tout à fait normales dans la
mesure où elles sont isolées et qu’elles ne sont pas accompagnées de
pertes sanguines.

S’il s’agit d’une descente de l’utérus (un prolapsus vaginal)
La descente de l’utérus survient le plus souvent après la ménopause. File résulte d’un relâchement du plancher pelvien et entraîne des problèmes d’incontinence urinaire. Ht ce problème est loin d’être rare: le quart des femmes de plus de 50 ans présente des problèmes d’incontinence!
L’accouchement vaginal constitue la principale cause de relâchement du plancher pelvien. Il va sans dire que plus les accouchements sont nombreux, plus le risque augmente et. à plus forte raison, s’il s’agit d’accouchements longs et difficiles.
La baisse d’œstrogènes qui caractérise la ménopause accentue
encore plus le relâchement du périnée.

Un exercice incontournable
Pour prévenir la descente de l’utérus et les problèmes d’incontinence qui viennent en prime . tonifiez votre plancher pelvien par des exercices réguliers. Ces exercices sont simples mais, pour obtenir de bons résultats, vous devez les pratiquer une quinzaine de minutes tous les jours. Voici comment vous devez procéder: – en position assise, allongée ou debout, peu importe, contractez fermement la musculature de votre vagin; – maintenez cette contraction quelques secondes puis, relâchez votre périnée.

Les solutions chirurgicales
S’il s’agit d’une intervention de dernier recours, peu souhaitable,
voire même contre-indiquée chez bien des femmes. Si vous optez
pour cette solution, assurez-vous de l’expertise de votre chirurgien.
Prenez le temps de vous informer sur ses compétences.

S’il s’agit d’endométriose
Le terme « endométriose » vient du mot « endomètre » lequel désigne les tissus qui tapissent la paroi interne de l’utérus. L’endométriose résulte d’une prolifération de ces tissus en dehors de l’utérus.
Il s’agit d’une affection très fréquente puisqu’elle touche de 10 à 30 % des femmes ayant leurs règles. Environ un cinquième de ces femmes n’éprouve aucun symptôme mais pour les autres, l’endométriose s’avère parfois très douloureuse et nécessite un traitement.
– Le traitement classique repose sur la prise d’hormones synthétiques sous forme de comprimés, d’injections ou de vaporisations nasales. Ces hormones visent à réduire ou, le cas échéant, à éliminer les règles. Elles empêchent ainsi rendométriose de se propager davantage.
– Si cette solution échoue, une chirurgie ou une radiation de
l’endomètre s’avère incontournable.

Quelques autres solutions
Par ailleurs, avanl d’intervenir avec des hormones synthétiques qui, on le sait, ne sont pas toujours sans effets secondaires, pourquoi
ne pas essayer quelques approches plus « douces?
Si ces traitements ne donnent pas les résultats escomptés, vous pourrez toujours vous rabattre sur la prise d’hormones synthétiques.
Il est tout de même exceptionnel que rendométriose requière des
soins d’urgence. Vous disposez donc d’un peu de temps pour faire
des essais.
Et ce ne sont pas les possibilités qui manquent du côté des solu-
tions naturelles!
– Plusieurs femmes ont obtenu de bons résultats grâce à la naturopathie, l’ostéopathie et/ou l’acupuncture.
Surveillez également votre alimentation. L’élimination des viandes rouges – surtout si elles contiennent des résidus d’hormones de croissance – et les produits laitiers aident à réduire la douleur
liée à l’endométriose.
– En contrepartie, mangez régulièrement du riz, de l’orge, du sarra-
sin et des légumes frais.
– Si votre naturopathe n’y voit pas d’objections, prenez des suppléments de vitamines C et E. deux vitamines particulièrement indiquées pour régler les désordres féminins.
On recommande généralement une posologie variant entre 5.000 à 10.000 mg de vitamines C par jour et 800 mg de vitamine E. Vous pouvez également prendre 150.000 à 200.000 mg de bêta-carotène.
– Faites de l’exercice. L’exercice régulier aide à réduire le taux d’oestrogènes sanguins, ce qui diminue la durée des règles et en
réduit le flux.

S’il s’agit d’une hernie inguinale
L’hernie inguinale, plus fréquente chez l’homme que chez la femme, résulte d’une faiblesse des muscles du bas-ventre ou d’un effort trop intense. Le muscle qui cède à une pression interne occasionne la formation d’une saillie de l’intestin. Si l’anse formée s’étrangle – ce qui risque toujours de se produire -, une gangrène se développe rapidement. Dès les premiers symptômes (douleurs abdominales aiguës, vomissements, etc.), consultez un médecin de toute urgence. L’issue peut être fatale.

S’il s’agit d’un kyste ovarien
Il existe deux types de kystes ovariens: les kystes fonctionnels et
les kystes organiques.
1. Les kystes fonctionnels
Les kystes fonctionnels, qui sont de loin les plus fréquents, fluctuent en fonction du cycle menstruel. Us grossissent avant les règles puis régressent lorsque celles-ci sont terminées. Dans bien des cas, ils disparaissent d’eux-mêmes quelques mois après leur apparition.
Dans certains cas, assez rares toutefois, un kyste volumineux peut
entraver le fonctionnement des hormones sexuelles, provoquer une
infection et même bloquer le passage de l’urine dans l’urètre.
– Si vous avez un kyste problématique, votre médecin vous prescrira sans doute un médicament qui régularise ou inhibe l’activité ovarienne. Si les trompes sont infectées, il vous prescrira un traitement anti-infectieux.
Un peu de repos? Si vous êtes sujette aux kystes fonctionnels,
vous avez peut-être besoin de repos.
2. Les kystes organiques
Contrairement aux kystes fonctionnels qui sont généralement sans gravité, les kystes organiques peuvent devenir cancéreux.
Pour écarter tout risque, vous n’avez d’autre choix que de subir une intervention chirurgicale.

S’il s’agit de règles douloureuses
Les crampes menstruelles ne sont généralement pas liées à un trouble d’ordre médical. Elles peuvent s’expliquer:
1. Par rétroitesse du col utérin – les femmes chez qui le col de l’utérus a été dilaté lors d’un accouchement ou d’une intervention gynécologique sont moins sujettes aux crampes menstruelles.
2. Par des fluctuations hormonales provoquant des contractions utérines plus fortes et plus violentes que la normale.
3. Par un taux de prostaglandincs utérines élevé qui, encore là, accentue l’intensité des contractions utérines.
Heureusement, quelle que soit la cause de vos douleurs menstruelles, vous pouvez les soulager en appliquant les quelques recommandations qui suivent.
– Faites-vous masser le bas du dos ou appliquez-y des compresses chaudes.
– Autant que possible, évitez les surfaces dures, aussi bien si vous devez marcher que si vous devez rester sur place. Si votre travail
vous oblige à rester debout durant de longues heures, procurez-vous un tapis que vous placerez sous vos pieds.
– Prenez un ou deux verres de vin rouge. L’alcool aide à relâcher la paroi utérine.
– Faites l’amour. L’orgasme exerce aussi un effet décontractant sur l’utérus.
– Faites un peu de phytothérapie ! La gaulophylle faux-pigamon en teinture ou en décoction (avec la racine) est tout à fait indiquée.

L’exercice permet à votre cerveau de sécréter davantage d’endorphines, des substances biochimiques qui agissent comme analgésiques. Tous les athlètes connaissent cette agréable sensation d’euphorie qui résulte d’une activité physique intense.
Vous pouvez mettre à profit cette aptitude de votre cerveau à sécréter des endorphines pour soulager vos crampes menstruelles.
Peut-être n’aurez-vous pas le goût de parcourir des kilomètres au
pas de course? Essayez alors la natation. L’état d’apesanteur créé
par l’eau facilite les mouvements.

S’ils ‘agit d’un stérilet
Le stérilet est un petit appareil contraceptif que le médecin insère
dans l’utérus. A l’occasion, ce dispositif peut provoquer des crampes ou des douleurs pelviennes qui disparaissent habituellement d’elles-mêmes au bout de quelques mois.
Si le port du stérilet ne cause pas d’autres problèmes (infection, saignements trop abondants lors des règles, saignements entre les règles et après le coït), votre médecin peut vous prescrire des médicaments visant à soulager les douleurs.
Si les douleurs ne sont pas trop intenses, une bouillotte chaude placée sur le bas-ventre et/ou de l’aspirine peuvent suffire.

 

 

 

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