Cou raide

Cou raide

Causes et Symptômes associés

Arthrite rhumatoïde – Crampes musculaires (parfois), douleurs, mouvements limités, parfois: fourmillements, membres engourdis (bras).

Arthrose cervicale – Douleurs intermittentes, étourdissements, maux de tète, mouvements limites, oscillation involontaire de la tête (parfois).

Encéphalite – Éruptions cutanées, fièvre, hoquet, léthargie, mal de tête, raideurs de la nuque (en cas de méningite), somnolence. Cas graves: convulsions, délire, vomissements.

Hernie discale cervicale – Douleurs aiguës, fourmillements dans les bras, spasmes musculaires.

Méningite – Chez l’adulte : délire, coma (si non traitée), convulsions, éruptions de petites taches rouges ou pourpres sur tout le corps, fièvre élevée, intolérance au bruit et à la lumière, maux de tête, raideurs de la colonne vertébrale, sensibilité à la la lumière, vomissements. – Chez le nourrisson: apparence maladive, irritabilité, manque d’appétit, vomissements (aucun des signes classiques : raideurs de la nuque, intolérance à la lumière cl au bruit, etc., ne s’applique au nourrisson). – Chez l’enfant: apparence maladive,
changement brusque de comportement, convulsions, maux de tête, vomissements.

Stress excessif – Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête, etc.). fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, pertes de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements.

Torticolis – Douleurs, menton tourné du côté opposé de la tête, mouvements réduits, tète penchée sur un côté.

Traumatisme (après un accident) – Douleurs, parfois : fourmillements dans les bras, vertiges.

Ce que vous pouvez faire 
La victoire n’est pas aussi lointaine que vous pouvez le croire
certains jours.
En tout premier lieu, faites-vous examiner par votre médecin ou
un rhumatologue, ou encore un chiropraticien. À moins que vous
n’ayez la certitude absolue de ne souffrir que d’un simple torticolis
ou d’un traumatisme consécutif à un léger accident de voiture, par
exemple, ne courez aucun risque.
Et même cela étant, consultez une autorité médicale. Un problème au cou peut en cacher un autre, surtout après un accident de voiture.
Par la suite, suivez les quelques recommandations dont nous vous
faisons part plus bas. Elles émanent toutes de spécialistes reconnus,
entre autres dans le domaine de la rhumatologie.

S’il s’agit d’arthrite rhumatoïde
C’est la forme d’arthrite la plus courante. Elle touche en moyenne 1 % de la population, avec une nette prédilection pour la gent féminine: 3 cas sur 4.
L’origine de l’arthrite rhumatoïde est inconnue. Comme dans le
cas de l’arthrose, la douleur est intermittente mais avec des périodes
de rémission beaucoup plus longues pouvant durer des semaines,
des mois, voire des années
Que faire iorsqu ‘elle se manifeste?
– Étape essentielle: voyez votre médecin pour qu’il établisse un
diagnotic sans ambiguïté.
– Suite à ce diagnostic, le médecin pourra vous prescrire une médication adaptée à votre condition si vous préférez vous faire traiter selon les méthodes classiques. La recherche sur l’arthrite évolue constamment et il ne se passe pratiquement pas de jour qui ne voie l’apparition d’un nouveau médicament. A vous d’en profiter.

L ‘établissement d’un tel diagnostic est indispensable même si vous préférez opter pour les médecines douces, qui ont elles aussi des choses – fort efficaces – à vous proposer. Pour plus de détails, consultez S’il s’agit de la polyarthrite rhumatoïde à la rubrique inflammation des articulations dans la section Muscles et squelette.

Dans l’immédiat, vous pouvez, par vos propres moyens, intervenir dans le processus de soulagement. En cas de raideur prononcée, par exemple, mettez votre cou au repos. Faites de légers exercices pour tempérer le mal, sans plus (voir le « toucher cervical » tel que décrit dans S’iljï’agit d’arthrose cervicale).
De 2 à 3 fois par jour, à raison de 20 minutes la séance, faites des
applications de compresses chaudes ou froides. Attention: s’il y
a inflammation, le froid seulement est de rigueur.
Lorsque vous vous sentirez mieux, ne commettez pas l’erreur de
laisser votre cou livré à lui-même. Faites-le bouger en pratiquant
régulièrement un sport ou en vous adonnant à une activité suivie
telle que la marche.

De l’arthrite à la polyarthrite, il n’y a qu’un pas
De fait, la moitié des personnes souffrant de monoarthrite rhumatoïde (une seule articulation atteinte) finissent par développer une polyarthrite. Raison de plus donc pour ne pas laisser les choses aller, pour vous soigner convenablement.

S’il s’agit d’arthrose cervicale
La majorité des cas d’arthrose cervicale survient après la
cinquantaine. C’est une maladie à développement lent et qui se manifeste par poussées durant 3 à 6 semaines, puis la douleur s’estompe.

– Lors d’une crise, la seule chose à faire consiste à reposer votre
cou. Si vous disposez d’un collier cervical (que l’on appelle aussi
minerve), utilisez-le, vous n’en retirerez que des avantages.
– Les thérapies à chaud et à froid sont aussi vivement conseillées.
Certaines personnes ressentent un soulagement quasi immédiat
en appliquant simplement une compresse très chaude sur leur
articulation douloureuse, alors que d’autres préféreront le froid.
En tout état cause, essayez les deux, si ce n’est déjà fait, et arrêtez
votre choix. Il est tout à fait possible aussi que, selon les circonstances, vous pratiquiez tantôt l’un, tantôt l’autre. A vous de décider.
Le « toucher cervical » est une autre façon de déjouer la raideur du cou. Croisez simplement les mains derrière la nuque et lentement ramenez vos coudes l’un contre l’autre. Faites cet exercice 3 fois de suite et terminez en tenant la pause pendant 30 secondes.
Le toucher cervical non seulement calme la raideur du cou, mais
il soulage aussi les maux de tète et l’hypertension.
– Si vous en avez les moyens, faites-vous faire des massages intégrant le cou. Vous raffermirez ainsi vos trapèzes (muscles situés derrière le cou) et empêcherez la raideur de faire des progrès.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (plus communément
appelés AINS) ont aussi leur utilité. On entend par AINS certains
médicaments comme l’aspirine dont le rôle est de bloquer le
développement de la phase inflammatoire.
Mais attention, ils sont en général dommageables, entre autres
pour l’estomac. Il est conseillé de les prendre lors des repas seulement. En outre, n’excédez jamais la posologie indiquée par
votre médecin.
– Lors d’une période de rémission, ne vous contentez pas de crier
simplement victoire. Profitez-en pour accorder un répit encore plus long à votre cou en faisant un exercice régulier. Nombre de médecins, à ce propos, recommandent la natation, qui met en jeu tous les muscles du corps et en particulier ceux du cou. Si vous pouviez la pratiquer de 2 à 3 fois par semaine, vous auriez atteint un idéal.

Si cela s’avère impossible, marchez tous les jours. En même temps, massez votre cou et faites des applications de chaud et de froid.

Très important: soignez votre cou
Si vous n’en faites rien, des complications risquent de survenir.
La plus courante est le rétrécissement du canal cervical, qui à son
tour occasionne des troubles de la marche.

S ‘il s’agit d’une encéphalite
Consultez la rubrique fièvre dans la section Symptômes généraux.

S’il s’agit d’une hernie discale 
Une de vos vertèbres cervicales est sortie de ses « gonds ».
Cet accident de la nature accompagne en général les gestes très
brusques, qui sont le fait de personnes devant fournir d’intenses performances physiques; sportifs, artistes de cirque, comédiens, etc.
Dans ce cas, il ne faut pas hésiter. Il faut voir, si ce n’est déjà fait, son médecin dans les plus brefs délais. Celui-ci vous prescrira un ensemble de mesures auxquelles vous devrez inévitablement vous
soumettre:
– repos du cou;
– port d’une minerve;
– analgésiques.
Mais vous pouvez aussi prévenir ce genre de mésaventure en observant une stricte période d’echauffement avant chaque performance. Ce n’est là que l’affaire de quelques minutes et vous ne vous en porterez que mieux ensuite.

S’il s’agit d’une méningite
Consultez les rubriques:
Mal de tête dans la section Cerveau et système nerveux.

S’il s’agit d’un stress excessif
Le stress affecte bien souvent la région du cou, surtout si vous
passez le plus clair de la journée à travailler « avec la tête ». Dans
pareil cas, il est presque inévitable que des tensions musculaires s’y
installent ou que s’accentuent celles déjà existantes.
Mais rappelez-vous que la zone du cou est en quelque sorte le
pont entre votre cerveau (qui émet les messages nerveux) et le reste
de votre corps (qui doit bien les recevoir pour agir efficacement).
Si ce « pont » est bloqué – partiellement ou non -, la transmission
des messages cérébraux en sera ralentie ou carrément perturbée.

Le travail sur ordinateur: l’important c’est la pose
La plupart des personnes travaillant sur ordinateur se sont un
jour ou l’autre plaintes de raideur dans le cou. Rien de plus normal, dans un sens, car ce type de travail oblige à une rigidité posturale souvent néfaste.
Que faire pour y échapper?
1. Placez l’écran de façon qu’il soit droit devant vous et non de côté; son centre doit se situer au niveau de vos yeux ou légèrement plus bas.
2. Une fois assis, observez une posture correcte: torse et tête droits, genoux à peine plus bas que la ligne de vos hanches, pieds bien à terre.
3. Le dossier de votre chaise doit vous ramener quelque peu vers l’avant.
4. Quant au clavier, il ne doit pas dépasser la hauteur de vos coudes.

S’il s’agit d’un torticolis
Les faux mouvements en sont l’origine, de même que tout ce qui
s’appelle mauvaise posture en général.
Mais rassurez-vous, pour gênant, voire très gênant qu’il soit, le
torticolis n’a pas tendance à s’installer à demeure. Sauf exception, il
dure 2 ou 3 jours au plus.
La façon de le traiter est simple.
Reposez-vous complètement.
Prenez des bains ou douches très chauds.
Appliquez une compresse chaude de 2 à 3 fois par jour, à raison
de 20 minutes la séance (à moins que le froid ne vous apporte
davantage de soulagement, ce qui est le cas chez certaines
personnes).
Faites des exercices légers du type « toucher cervical » (voyez plus
haut S’il s’agit d’une arthrose cervicale).
Ne dormez pas dans une position incorrecte.
N’employez qu’un seul oreiller.

S’il s’agit d’un traumatisme (après un accident)
Lors d’un accident de voiture, le cou rebondit 3 fois: une fois en avant, une fois en arrière et à nouveau une fois en avant. On appelle ce phénomène « le coup du lapin ».
Il va sans dire qu’il soumet cette partie de votre anatomie à très rude épreuve. Il peut même être mortel, dans certains cas.
Si l’accident n’a pas été grave, le traumatisme lui-même ne devrait être que passager. Mais tout de même, ne courez aucun risque, demandez à passer une radiographie.
– Si le verdict n’annonce rien de grave, la thérapie à chaud ou à
froid devrait suffire à remettre les choses en place. (Pour plus de
détails sur ce point, voyez plus haut S’il s’agit dune arthrose cervicale).
– L’emploi d’un myorelaxant de même que des automassages fréquents compléteront votre traitement.

Mais aussi…
N’oubliez pas : si la douleur dure plus de 3 jours, consultez un médecin.
Évitez autant que faire se peut les siestes sur un divan. Ce meuble
n’est pas conçu pour le sommeil. Il vous obligera à faire une
gymnastique qui ne pourra être que néfaste pour votre cou.
Les courants d’air froids sont les ennemis de votre cou. Éloignez-
vous-en sans délai. Ne négligez pas les exercices d’échauffement, si vous faites  sport. Ils diminuent le risque d’accident et de blessure dans ui très large proportion. N’oubliez pas: le stress se loge aisément dans le cou.

Les tortues ont beaucoup à nous apprendre
Pour prévenir ou soulager les douleurs au cou, essayez l’exercice de la tortue, une technique qui nous vient du yoga chinois. Comme son nom l’indique, cette pratique est inspirée du comportement de la
tortue que les anciens sages taoïstes avaient observé tout à loisir.
Vous pouvez utiliser cet exercice de la tortue aussi bien dans votre salon que dans votre voiture lors d’un arrêt. Voici comment
procéder:
1. Exécutez lentement quelques rotations du cou vers la gauche, puis vers la droite.
2. Respirez profondément.
3. Penchez légèrement le cou vers l’avant.
4. Abandonnez ensuite toute résistance et laissez tomber la tête
comme vous si vous vous endormiez. En aucune façon ne forcez
le cou à s’incliner, car il n’est pas nécessaire qu’il penche complètement. L’important, c’est l’état de souplesse et d’abandon qui va s’installer dans la région du cou.
Prenez conscience des subtiles tensions qui se logent dans votre
cou. N’essayez pas de les chasser de force. Le simple fait de les observer suffit à les disperser progressivement.
(Notez que cet exercice d’étirement favorise le passage de l’influx nerveux dans l’ensemble de votre système nerveux, étant donné que le cou est un « pont » entre le cerveau et le reste du corps. D’où l’effet de détente et de revitalisation profonde que cet exercice peut produire).

Attention!
En présence de symptômes tels que fièvre, maux de tête et/ou éruptions cutanées, tirez la sonnette d’alarme. Tous ces maux sont le signe que votre cou n’est pas la seule partie de voue corps à être mal en point.

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