Chute de cheveux (ou calvitie)

Chute de cheveux (ou calvitie)

Causes et Symptômes associés

Absorption de substances toxiques (thallium, sels d’or, ergot de seigle, plomb, morphine, anesthésiants):  Variables selon la substance ingérée

Calvitie héréditaire (alopécie androgénétique):  Selon la forme de calvitie, la perte de cheveux peut être partielle ou totale. Celle-ci peut gagner le dessus du crâne, le crâne au complet ou s’effectuer par plaques plus ou moins nombreuses dans le cas de la pelade.

Carences alimentaires: Pour le manque de magnésium : chevilles qui se tordent facilement, crampes musculaires, douleurs articulaires, état dépressif, fourmillements dans les pieds, problèmes cutanés (neavi, verrues, papillomes, érythèmes, psoriasis), sommeil agité, vertiges

Carences alimentaires (suite): Pour le manque de fer : symptômes liés à l’anémie (faiblesse générale, pâleur extrême, essoufflement, palpitations, etc.)

Chimiothérapie:  Nausées et vomissements (en plus de ceux liés à la maladie traitée)

Eczéma: Perte des cheveux sur les zones affectées, zone affectée qui rougit, devient œdémateuse et suintante puis se couvre de croûtes

Hypothyroïdie:  Chez les enfants : allure trapue, distension de l’abdomen, goitre, hyposudation, œdème aux pieds, paupières et visage boursouflés, peau froide et moite, retard de développement physique et mental (petite taille, air hébété), traits grossiers jamnâataitteg, tensions; Chez l’adulte : apathie, baisse de la libido, changements dans les règles, constipation, fatigue et somnolence, dépression, difficulté à concevoir un enfant, douleurs musculaires accompagnées de crampes, frilosité, goitre, hyposudation, intolérance au froid, manque de concentration, ongles secs et friables qui poussent plus lentement, paupières et visage boursouflés, peau froide, sèche et rugueuse ; perte d’équilibre, perte de mémoire, ralentissement du rythme cardiaque, règles plus longues et plus abondantes (chez certaines femmes), rigidité des articulations surtout le matin, stérilité, surdité, voix basse et rauque

Ménopause: Augmentation ou au contraire, diminution des règles ; bouffées de chaleurs ; confusion ; état dépressif ; étourdissements ; frissons : gain de poids ; insomnie ; irritabilité ; manque de concentration : maux de tête ; miction fréquente et impérieuse ; perte de mémoire ; sécheresse vaginale ; transpiration excessive ; yeux secs

Psoriasis: Apparition de taches rouges qui se transforment en plaques épaisses aux bordures bien délimitées, formation de squames blanches et détachables sous lesquelles une peau rouge et lisse laisse perler de fines gouttelettes de sang, ongles pâles et cassants qui ont tendance à se détacher, peu de démangeaisons (les zones les plus souvent atteintes sont le cuir chevelu, les coudes, les genoux et la région des reins mais toutes les parties du corps peuvent être affectées)

SIDA: Amaigrissement, candidoses (infections de la peau causées par un champignon), courbatures, détérioration de l’état général accompagné de fièvre persistante, diarrhées chroniques, douleurs articulaires, éruptions cutanées, fatigue générale, gonflement des ganglions, lésions (sarcome de Kaposi), nausées, sensation de froid, sueurs nocturnes

Stress excessif: Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête, etc.), fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, pertes de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements

Teigne: Fortes démangeaisons sur la zone affectée, perte des cheveux situés sur les plaques lorsqu’il s’agit de la teigne tondante microsporique, plaques rouges

Traumatisme organique: En cas de maladie infectieuse : fièvre de plus de 39° et autres symptômes spécifiques à la maladie concernée; En cas de grossesse : symptômes liés à la ménopause (bouffées de chaleur, état dépressif, fatigue, frissons, manque de concentration, maux de tête, prise de poids, etc.) (Pour plus de détails dans ces deux cas, consultez le lexique des maladies et situations à problèmes)

Ce que vous pouvez faire
Il en va des cheveux comme des cellules. En principe, de nouvelles repousses remplacent les quelques 50 à 150 cheveux qui tombent quotidiennement. Si on calcule qu’un cheveu vit environ 5 ans, la petite glande sébacée qui est à sa base devrait assurer une vingtaine de renouvellements durant le cours d’une vie. ;
– Certains facteurs peuvent toutefois interférer avec cette programmation capillaire. Si, comme c’est le cas pour plus ou moins 9 millions de Français, un jour ou l’autre vos cheveux se mettent à
tomber par poignées, il y a tout lieu de vous poser quelques questions. Une visite chez votre médecin ou votre dermatologue ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Et quelle que soit la raison sousjacente à votre perte de cheveux, n’attendez pas que votre crâne ait l’air « d’une piste d’atterrissage » avant de consulter. !
Dans bien des cas, plus vous perdez de cheveux, plus il devient difficile de regarnir votre crâne.

S’il s’agit de l’absorption de substances toxiques
Plusieurs produits toxiques peuvent avoir des répercussions sur votre chevelure mais de tous ces produits ce sont certainement ceux, souvent indispensables, qui sont absorbés lors des traitements anticancer qui touchent le plus de gens. En effet, aussi désolant cela soit-il, il est rare qu’un traitement pour le cancer n’entraîne pas une perte de cheveux. C’est souvent un choc terrible mais sachez que cette calvitie n’est que temporaire. Elle dure généralement entre 3 et 6 mois.
En attendant que vos cheveux repoussent, voici quelques conseils très valables extraits du programme « Belle… et bien dans sa peau », un service canadien à l’intention des femmes atteintes de cancer. Ces conseils vous aideront un tant soit peu à préserver vos cheveux… et votre moral.

Pour ralentir, apprivoiser et composer avec votre chute de cheveux
Prenez plusieurs photos de vous tandis que vous possédez encore une fière chevelure. Ces photos vous serviront de référence si vous désirez éventuellement vous acheter une perruque.
– Faites-vous couper les cheveux courts et, si possible, conservez de grosses mèches de vos cheveux. Plus tard, vous souhaiterez peut-être utiliser ces cheveux pour vous faire une queue de cheval que vous pourrez fixer à une casquette ou pour vous faire fabriquer un postiche, voire une perruque entière.
– Pour ralentir la chute de vos cheveux, utilisez un revitalisant léger lorsque vous vous lavez la tête. Ne frottez surtout pas la tête pour sécher vos cheveux. Tapotez tout simplement avec une serviette pour enlever l’excès d’eau et laissez sécher à l’air libre.
– Recouvrez votre oreiller d’une taie en tissus satiné. Vous réduisez ainsi la friction et la perte de cheveux.
– Commencez à porter des chapeaux et des turbans même si vos cheveux ne sont pas encore tous tombés. La transition sera moins difficile le temps venu.
– Le chapeau est souvent la plus simple solution pour camoufler une tête dégarnie. Mais il faut choisir un chapeau adéquat.
Choisissez un chapeau :
• à larges bords, qui saura vous protéger des rayons de soleil ;
• qui cache bien l’arrière de la tête – jusqu’à la nuque ;
• qui ne soit pas trop étroit afin que votre cuir chevelu puisse bien respirer ;
• vous pouvez aussi couvrir votre tête d’un turban (certaines têtes s’y prêtent à merveille), ou encore vous procurer une perruque. Demandez alors à un(e) ami(e) de vous accompagner et de vous aider à choisir. Prenez le temps de comparer les prix, car la dépense est assez importante.

S’il s’agit d’une calvitie héréditaire (alopécie androgénétique)
Si les femmes sont plus enclines que les hommes à avoir de la cellulite, il en va tout autrement de la calvitie. Les malheurs ne peuvent tout de même pas tous incomber au même sexe !
La calvitie vous concerne donc plus particulièrement si vous êtes de sexe masculin. Et encore davantage si votre album de famille compte plusieurs crânes chauves. « Si le père est chauve, le fils le sera aussi ! » dit l’adage populaire.
Mais est-il vraiment impossible de contrer cette chute profondément inscrite dans vos gènes ? Malheureusement, tel est à peu près le cas. Mais, si vous réagissez vite, vous pourrez peut-être sauver quelques « plumes ».

La cortisone
L’injection de cortisone sur les zones dégarnies est encore le meilleur traitement selon le Dr Michel Journet, dermatologue de l’hôpital Saint-Luc de Montréal. Malheureusement ce traitement n’est pas sans conséquences.

Le Minoxidil ? Peut-être !
Aucune lotion ne peut faire repousser les cheveux si les follicules sébacés de votre cuir « plus ou moins chevelu » ne fonctionnent plus. Mais lorsque ces derniers ne sont pas complètement refermés, ce qui est encore le cas pour les sujets âgés d’une vingtaine d’années, vous pouvez iairc l’essai d’une Iption à base de Minoxidil. Les traitements capillaires à base de Minoxidil sont les seules lotions qui aient donné quelques résultats significatifs. Le traitement convient tout aussi bien pour les calvities que pour la pelade. Une étude a démontré qu’environ 40 % des hommes qui ont eu recours à Regaine ont pu constater une légère repousse. Par contre, chez les 60 % des hommes restants, seul un ralentissement de la chute a pu être constaté.
Les résultats furent nettement meilleurs du côté féminin puisque la quasi-totalité des femmes qui avaient utilisé le traitement ont
obtenu d’une repousse variant entre 12 à 15 %. Pour traiter votre cuir chevelu, vous devez appliquer quotidiennement 2 ml de l’un ou l’autre produit à base de Minoxidil et frictionner. Il vous en coûtera environ 100 F par mois. Consultez un dermatologue spécialisé dans les soins capillaires.

Les solutions correctives
Si vous avez passé l’âge d’un traitement à la cortisone ou au Regaine ou si ces traitements ne vous ont pas donné les résultats escomptés, vous devez alors vous rabattre sur des solutions correctives.
Deux possibilités s’offrent à vous : un postiche ou une perruque, selon l’étendue des dégâts, ou encore une greffe.

Le postiche et la perruque
Le postiche présente un inconvénient majeur : il tient fort mal. Et s’il est vrai que ce dernier peut être cousu sur place, des risques d’infection chronique sont alors à craindre.
À toute fin pratique, la perruque reste préférable. Bien choisie, elle donne un très bon effet. Il semble également que l’habitude de mettre sa perruque ne soit pas plus difficile à prendre que celle d’enfiler son imper.
Mais si, pour une raison ou une autre, cette possibilité ne vous enchante pas, vous pouvez peut-être opter pour une greffe de cheveux.

La greffe de cheveux
Toute greffe implique un donneur et un receveur. Et lorsqu’il s’agit de cheveux, le meilleur donneur possible… c’est vous. À condition toutefois que vous ayez conservé suffisamment de cheveux pour que le chirurgien puisse y puiser. Par ailleurs, il faut aussi que votre calvitie ou votre pelade se soit stabilisée. Vous seriez sans doute désagréablement surpris de constater après vous être fait greffer des cheveux que ceux-ci commencent à tomber à leur tour.
Pour éviter une telle déception, mieux vaut ne pas vous faire greffer de cheveux avant d’avoir franchi le cap de la trentaine.

Question d’argent
Calculez entre 15.000 et 30.000 F par séance. Chaque séance permet de greffer entre 800 et 900 cheveux.
Vous avez, bien sûr, tout intérêt à bien choisir votre chirurgien. La qualité du travail accompli varie beaucoup selon la dextérité et la compétence de ce dernier.

Est-ce douloureux ?
L’intervention se pratique sous anesthésie locale mais les injections ne sont pas particulièrement agréables. Attendez-vous aussi à ce que les zones traitées restent douloureuses durant les quelques semaines qui suivent l’intervention.

S’il s’agit de carences alimentaires
Plusieurs oligo-éléments jouent un rôle important dans la santé des cheveux. Citons notamment le magnésium mais aussi le calcium, le fer, le potassium et le zinc.
– Pour éviter une éventuelle carence de l’un ou l’autre de ces oligoéléments, alimentez-vous de façon saine et équilibrée.
– Évitez les régimes amaigrissants trop sévères. Un régime qui fournit trop peu de calories peut provoquer une perte temporaire mais significative des cheveux.

Un tonique capillaire à base de suppléments .
Quelques suppléments alimentaires sont tout indiqués pour contrer la désertification de votre crâne. Citons notamment les vitamines PP (biotine), B5 et B6, le fer, le cuivre, le zinc, l’huile de bourrache ou d’onagre pour leurs acides gras essentiels et certains acides aminés riches en soufre. (Des moutons shetland dont la nourriture avait été enrichie d’un acide aminé – la cytine – ont donné 20 % de laine en plus au bout de l’année !)
– Vous trouverez sur le marché des traitements qui contiennent l’ensemble de ces suppléments sous forme de comprimés, d’ampoules ou d’injections.

S’il s’agit d’une chimiothérapie 
Voyez ce qui est dit ci-dessous dans S’il s’agit de l’absorption de substances toxiques ainsi que dans les rubriques :
– Chute des poils pubiens dans la section Organes sexuels et reproducteurs ;

S`il s`agit de mauvais traitements
Les shampooings, décolorations, teintures ou permanentes sont autant de produits qui agressent vos cheveux. Vos glandes sébacées peuvent réagir en sécrétant une plus grande quantité de graisses, ce qui risque de provoquer une séborrhée qui, si elle n’est pas soignée, finit par affaiblir la racine de vos cheveux. Ceux-ci se détachent donc plus facilement.
– Attention aux rouleaux, aux bandes élastiques et aux barrettes. Si la tension exercée sur vos cheveux est trop forte, ceux-ci risquent de se détacher.

S’il s’agit de la ménopause
L’arrivée de la ménopause provoque souvent un déséquilibre hormonal. Certaines femmes sécrètent alors trop de testostérone, ce qui entraîne un éclaircissement du cuir chevelu.
En plus des traitements préventifs mentionnés ci-dessus, vous pouvez alors profiter d’un traitement spécifique à base d’acétate de cyprotérone. Ce médicament tend à neutraliser l’action androgénique de la testostérone. Les résultats sont excellents mais ce type de traitement exige un suivi médical serré. En revanche, il est remboursable.

S’il s’agit d’un stress excessif
Votre crâne est largement vascularisé, ce qui permet de bien alimenter la racine des cheveux. Sous l’effet du stress cependant, le cuir chevelu se tend, le sang parvient plus difficilement à la racine
du cheveu et celui-ci, à défaut de recevoir les nutriments essentiels à
sa survie, s’amenuise et tombe. Dans ce type de calvitie, il est mal-heureusement difficile de faire marche arrière. La prévention reste
votre meilleure alliée.
– Le simple fait de pratiquer régulièrement des massages délicats du cuir chevelu représente déjà un très bon moyen de prévenir la calvitie. Demandez conseil à un spécialiste des soins capillaires.

S’il s’agit de la teigne
La teigne est un champignon qui se nourrit de kératine, la principale substance du cheveu. Il s’agit d’une maladie infectieuse – et à déclaration obligatoire – qui affecte surtout les enfants. Elle est
facile à reconnaître aux ronds caractéristiques qu’elle laisse sur le crâne.
– Le traitement se fait à l’aide d’anti-fongistatiques.

S`il s’agit d’un traumatisme organique 
Si vos cheveux tombent suite à une maladie infectieuse ou une grossesse, vous n’avez rien à craindre pour votre crâne. Vous n`avez rien à craindre pour votre crâne. Vous reprendrez rapidement « du poil de la bête »!

Mais aussi…
Voici quelques petites attentions que votre cuir chevelu affectionne particulièrement.
1. Pratiquez le massage du cuir chevelu. Inclinez votre tête vers Pavant puis, du bout des doigts, effectuez des rotations sur toute la surface de votre crâne afin de faire bouger la peau du crâne. I
2. N’abusez pas de produits trop « agressifs » (teinture, fixatif, etc), de coiffures qui tirent sur vos cheveux (queue de cheval, tresses, etc.), des chapeaux étroits et des bains de soleil. L’eau des piscines souvent fortement chlorée et l’eau de mer abîment aussi les cheveux.
3. Buvez suffisamment afin d’évacuer vos toxines qui autrement s’acculent aussi bien dans la racine de vos cheveux qu’ailleurs.

Attention ! 
Si aucune raison apparente n’explique la chute de vos cheveux, consultez votre médecin. Ce dernier pourra procéder à des analyses du sang, des cheveux et/ou du cuir chevelu.

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