Bourdonnements d'oreille

Bourdonnements d’oreille

Causes et Symptômes associés

Artériosclérose:  Baisse d’audition fluctuante, étourdissements

Cancer de l’oreille:  Bruits divers dans les oreilles (sonneries, sifflements, etc.), écoulement constant de sang et de pus, étourdissements/vertiges, paralysie partielle d’un côté du visage, surdité croissante du côté affecté

Causes indéterminées ou multiples:  Baisse d’audition, surdité de percepti vertiges peuvent être présents ou non

Désordre psychologique:  Perception de voix et de sons étranges, comportements suspicieux

Maladie Paget:  Augmentation du volume du crâne, baisse d’audition, courbures des jambes, fractures snontanées

Neurinome de l’acoustique: Surdité unilatérale, vertiges

Otite moyenne (aiguë ou chronique):  Pour la forme aiguë : baisse ou perte d’audition, douleurs vives pouvant irradier sur le côté du crâne, fièvre parfois élevée, sensation d’oreille bouchée; Pour la forme chronique : les mêmes + écoulements de pus et de sang

Ostopongiose:  Baisse d’audition, sensation d’oreille bouchée, surdité progressive, voix devenant inaudible

Surdité de perception:  Baisse d’audition, sans douleur, se manifeste généralement passé la soixantaine, voix grave.

Svndrome de Ménîère:  Baisse d’audition, sensation d’oreille bouchée, surdité intermittente, vertiges

Ce que vous pouvez faire 
Les bourdonnements d’oreille, encore appelés acouphènes, demeurent un phénomène beaucoup plus répandu qu’on pourrait le croire. Il est estimé, en effet, qu’l personne sur 5 perçoit à divers degré des bourdonnements, des sifflements, des chuintements ou destintements.
Bien sûr, la fréquence et l’intensité de ces phénomènes sonores sont déterminantes quant à la gravité du problème. Chez certaines personnes, les acouphènes sont si bruyants qu’il est possible de les entendre en écoutant directement dans leur oreille. Les scientifiques parlent, alors, d’acouphènes objectifs. Ils peuvent être dus à un défaut structurel de l’oreille interne, à une anomalie vasculaire ou à des contractions musculaires répétées.
Tous les autres acouphènes sont dits subjectifs puisqu’ils ne sont perçus que par les personnes qui en souffrent. Ils sont beaucoup plus répandus que les acouphènes objectifs et sont certainement moins bien compris des scientifiques.

S’il s’agit d’artériosclérose
L’artériosclérose se caractérise par un durcissement et un rétrécissement des artères. La circulation sanguine, ainsi rendue plus difficile, affecte votre oreille qui souffre alors d’un manque d’apport de sang. Parfois, le tympan lui-même peut devenir sclérosé et provoquer, en conséquence, des phénomènes de résonances sonores dans votre oreille.
L’artériosclérose est souvent responsable des acouphènes chez
les gens âgés. Il sont associés à des étourdissements éprouvés lorsque ces personnes se lèvent ou bougent brusquement de la tête.

Outre un traitement adéquat de la maladie, en évitant les mouvements brusques de la tête et en prenant votre temps lorsque vous passez de la position assise à debout, vous serez en mesure de diminuer l’intensité des acouphène.

S’il s’agit de causes indéterminées ou multiples
Si les scientifiques soupçonnent qu’une détérioration des terminaisons microscopiques du nerf auditif sont à la source des acouphènes, tout ce qui peut affecter votre oreille doit être pris en
considération. À commencer, bien sûr, par les affections de L’oreille moyenne ou interne mais, aussi, l’anémie, la malnutrition, les troubles hépatiques, les perturbations du métabolisme, le diabète, l’altération du sang, l’hypertension, les allergies, toutes les formes d’intoxication,
les migraines et les commotions cérébrales. Face à cet éventail de possibilités, il va de soi qu’un traitement ne peut être envisagé qu’en fonction de chaque personne. De plus, vous ne devez pas oublier que l’acouphène est, par sa nature même, un phénomène obsédant et stressant. Lorsque parallèlement à ce stress viennent s’ajouter des problèmes d’ordre personnel, familial ou professionnel, les conséquences peuvent être éprouvantes.
Et bien que les bourdonnements d’oreilles n’engendrent pas, généralement, de dépression chez les gens qui en souffrent, ils semblent pouvoir, dans les cas extrêmes, pousser au suicide. Une approche psychologique du problème semble donc tout aussi
indispensable.

Surveillez vos habitudes alimentaires
Il est reconnu qu’une alimentation pauvre ou mal équilibrée peut aggraver tout problème d’acouphènes. Il n’existe pas, bien sûr, de « cure alimentaire miracle » pour venir à bout de vos bruits intérieurs.
Néanmoins, en évitant certaines erreurs, vous serez peut-être en mesure d’améliorer votre sort.

Le sel
Selon le Dr David Marty, oto-rhino-laryngologiste à Jcefferson, dans le Missouri, un excès de sodium provoque à la fois une rétention des fluides et une augmentation du flux sanguin au niveau de l’oreille. La pression qui s’en suit sur l’appareil auditif est alors suffisante pour engendrer des bourdonnements.
Les personnes qui consomment trop de sel et souffrent d’hypertension vont même, parfois, entendre dans leurs oreilles un son semblable aux battements de cœur. Une alimentation faible en sodium est, bien souvent, suffisante pour faire disparaître bourdonnements et bruits percussifs.

Les aliments riches en graisses saturées
Tout ce qui entraîne des problèmes cardio-vasculaires et affecte votre circulation sanguine peut, également, avoir un impact sur le bon fonctionnement de votre oreille. Les aliments riches en cholestérol sont donc à éviter.
En conséquence, n’abusez pas des viandes grasses, de la charcuterie et du beurre. Évitez, aussi, de consommer des huiles commerciales ou de la margarine faite à base d’huile hydrogénée.
Vous tirerez un bien plus grand profit en choisissant des huiles
– comme l’huile d’olive ou de tournesol – de première pression à froid. Dans un juste équilibre avec les gras saturés, ces huiles riches en graisses insaturées et en acide linoléique sont en mesure de contrer l’accumulation de cholestérol dans vos artères.

Les aliments source d’allergies
P Les allergies alimentaires, qu’elles soient source de maux de tête ou de congestion nasale, peuvent être responsables des bourdonnements d’oreille.
Ainsi, des personnes constatent, parfois, une aggravation de leurs symptômes après avoir consommé du chocolat, du lait, du fromage, des produits à base de soja, de l’avocat, des bananes très mûres ou, encore , des agrumes.
Si vous souffrez d’une allergie alimentaire, essayez d’en déterminer la cause précise. Il vous suffira, alors, d’éviter le fruit défendu pour éliminer – ou, tout au moins, alléger – votre bruyant châtiment !

Les stimulants
L’alcool, le café et la cigarette sont, également, au banc des accusés en ce qui concerne les acouphènes. Ces stimulants peuvent, en effet, irriter le nerf auditif et exacerber sa sensibilité.

Choisissez bien vos médicaments
Certains médicaments sont capables d’augmenter la perception des acouphènes et même de les engendrer. Tel est le cas de l’aspirine et de certains antidépresseurs.
Il en va de même des anti-inflammatoires non stéroïdiens, de la quinine, des contraceptifs oraux, de certains diurétiques et de la
chimiothérapie. Les antibiotiques de la famille des streptomycines, reconnus pour leur action toxique sur l’oreille, peuvent eux aussi intensifier les bourdonnements d’oreilles.
Généralement, les effets de ces médicaments ne sont pas irréversibles. Les acouphènes devrait donc disparaître lorsque vous arrêtez de les consommer.
Néanmoins, il est toujours préférable de consulter votre médecin ou votre pharmacien pour vous assurer que vos médicaments ne peuvent produire de tek effets secondaires.

Ne négligez plus vos oreilles
L’exposition aux bruits forts est un facteur qui peut augmenter l’intensité des acouphènes. Ainsi, que vous souffriez ou non d’une baisse d’audition, vous devez en tout temps éviter le bruit ou protéger vos oreilles.

Le réfrigérateur dans votre chambre à coucher ?
On raconte qu’une personne souffrait d’acouphcncs si bruyants qu’elle en fut réduite à dormir à côté de son réfrigérateur pour ne plus entendre ses bruits intérieurs. Aujourd’hui, fort heureusement, il n’est plus nécessaire d’en arriver là, même si vos bourdonnements troublent votre sommeil.
En effet, il existe des petites machines électroniques qui produisent ce qu’on appelle un « son blanc » et qui servent, ni plus ni moins, à masquer vos acouphènes.
Cette façon de détourner l’attention semble donner de bons résultats. Par ailleurs, vous pouvez obtenir le même effet en allumant et en réglant votre radio entre deux stations ou en écoutant un enregistrement de bruit de mer.

Des vitamines et des plantes pour calmer vos bourdonnements
S’il existe des produits qui n’arrangent rien et même empirent la situation, d’autres peuvent en revanche vous faire le plus grand bien.

La vitamine B3 ou niacine
Parmi ses propriétés remarquables, la vitamine B3 améliore la circulation sanguine et fait baisser le taux de cholestérol. De plus,
prise sous forme de supplément, la niacine agit comme un vasodila-
tatcur qui fournit, temporairement, à votre oreille interne un supplément d’oxygène.
Il faut être prudent avec l’utilisation de cette vitamine puisqu’elle peut être très toxique à fortes doses.
– Contre les acouphènes, il est donc recommandé de ne prendre que 50 milligrammes de niacine 2 fois par jour, de préférence l’estomac vide.
Il est à noter, cependant, que certaines personnes n’éprouvent aucune atténuation de leurs symptômes en prenant de la niacine.

Le zinc
Aucune étude scientifique n’a été faite spécifiquement sur l’utilisation du zinc dans le traitement des acouphènes. Néanmoins, bien des gens disent avoir obtenu une amélioration de leur état en prenant des suppléments de zinc. Une explication probable d’un tel bienfait est que la cochlée est la partie du corps qui détient la plus haute concentration en zinc.
Puisque le zinc peut interférer avec l’absorption du cuivre et con-
duire à l’anémie, vous devez l’utiliser avec prudence.
Contre les acouphènes, des doses de l’ordre de 100 à 150 mg par
jour peuvent être prises sur de très courte période de temps. (La
toxicité du zinc est estimée à 100 mg.)

 

Le gingko
Contrairement au zinc, le ginkgo (Ginkgo biloba) a fait l’objet de nombreuses recherches. En 1992, le journal scientifique The Lancet rapportait les résultats de plusieurs études scientifiques qui avaient étudié les effets de cette plante sur, entre autres, les troubles cardio-vasculaires et les acouphènes.
La plupart des résultats confirmait, ainsi, que de 30 à 70 % des sujets avaient éprouvé une réduction de leurs symptômes sur une période de 6 à 12 semaines. De plus, chez 35 % d’entre eux, les acouphènes disparurent complètement après seulement 70 jours de traitement.
Le gingko agit, principalement, en augmentant la circulation sanguine à travers le corps et au niveau du cerveau.
– Les dosages quotidiens varient de 120 à 160 mg et les effets secondaires sont minimes.

La sauge
Contre les bourdonnements qui proviennent d’un problème glandulaire, la sauge (Salvia officinalis) semble être particulièrement
efficace.
– Faites simplement infuser pendant 10 minutes 40 grammes de sauge dans un litre d’eau. Buvez à volonté.

Le biofeedback à votre rescousse
Des expériences menées par le Dr Clough Shelton, un oto-rhinolaryngologiste à l’Université de Californie, ont montré qu’il est
possible, grâce à des techniques de biofeedback, de réduire considérablement la manifestation des acouphènes.
Le biofeedback consiste à placer des récepteurs électroniques sur la peau pour mesurer et afficher sur un écran les réactions de stress de l’organisme. En les visualisant ainsi, les patients sont plus aptes,
par le biais de techniques de relaxation, à contrôler leur stress. Il est possible, par exemple, d’apprendre à éliminer des tensions inconscientes qui se manifestent au niveau du visage et du crâne. Et comme le stress est lié à la manifestation des acouphènes, les résultats obtenus parlent d’eux-mêmes.
Ainsi, après avoir suivi 12 séances de biofeedback, à raison de
2 par semaine, les patients du Dr Shelton virent leurs symptômes diminuer de 80 %. De la même manière, la relaxation et l’hypnose peuvent, chez certaines personnes, être bénéfiques.

S ‘il s’agit d’un désordre psychologique
Divers troubles névrotiques ou psychotiques peuvent provoquer des hallucinations sonores sous la forme de voix intérieures, de bourdonnements ou d’autres bruits étranges. Ce n’est qu’en traitant la cause profonde de ces phénomènes que l’on peut éliminer ou contrôler les problèmes auditifs.
Une bonne psychothérapie et, sans doute, l’usage de certains médicaments s’imposent.

S’il s’agit d’une otite moyenne (aiguë ou chronique)
Cette infection de l’oreille provoquée par un virus ou une bactérie suit toujours une infection des voies respiratoires supérieures. Les acouphènes, symptômes secondaires, disparaissent normalement
après guérison de la maladie. Toutefois, lorsqu’il y a complication, une visite chez le médecin est nécessaire pour vous faire prescrire des antibiotiques. N’oubliez pas, alors, que certains antibiotiques peuvent, justement, être responsable.
Si votre otite est donc en voie de guérison, que votre oreille ne vous fait plus mal mais que vous entendez encore des bourdonnements,
attendez que le traitement soit complètement fini. Tout devrait redevenir à la normale une fois l’effet des antibiotiques terminé.

S`il s’agit d’otospongiose
Les bourdonnements d’oreille sont, généralement, les premiers symptômes à apparaître chez les personnes atteintes d’otosclérose. Bien qu’elle se manifeste souvent dans une même famille, l’otospongiose est plus commune chez les femmes pour qui les symptômes s’aggravent lorsqu’il y a grossesse.
Cette maladie qui affecte la mobilité de l’un des petits os chargé de transmettre les vibrations sonores à l’oreille interne entraîne, éga-
lement, une baisse d’audition. Bien que ce problème puisse se corriger par la chirurgie, l’utilisation d’une prothèse auditive demeure le traitement de base. Ainsi, en vous permettant d’entendre à nouveau normalement, un appareil d’audition diminuera grandement l’intensité des acouphènes.

S’il s’agit d’une surdité de perception 
L’exposition répétée au bruit et le vieillissement de l’oreille qui entraînent, à divers degrés, une surdité de perception, demeurent une cause importante des bourdonnements d’oreille.
Bien sûr, la résistance de l’appareil auditif – et donc son usure -peut varier d’un individu à l’autre. Néanmoins, dites-vous bien que si, après avoir été exposé à du bruit, vous entendez de façon temporaire des bourdonnements, vous pouvez vous considérer comme une personne hautement à risque quant à la surdité et aux acouphènes.
– Lorsque le mal est déjà fait, vous pouvez cependant avoir recours à une prothèse auditive. Le grand avantage que représente un tel appareil est, ici, double : d’une part, il vous permettra d’entendre à nouveau les hautes fréquences que vous ne perceviez plus, d’autre part, il vous permettra de reléguer au second plan vos bruits intérieurs.
– Enfin, n’oubliez pas qu’il est important de ne plus vous exposer au bruit. Pour plus de détails, consultez la rubrique Baisse d’audition dans la section Oreille.

S`il s’agit du syndrome de Ménière 
Le syndrome de Ménière se distingue par des attaques soudaines de vertige et de perte du sens de l’équilibre. Celles-ci s’accompagnent de bourdonnements dans les oreilles, de nausées et parfois de vomissements. De plus, chaque crise qui dure généralement de 30 minutes à 4 heures vous laisse exténué.
– Alors que les causes du syndrome de Ménière sont inconnues, le traitement consiste en une alimentation faible en sodium et en un
apport d’acide nicotinique.
– Dans les cas plus graves, il faut procéder à une chirurgie pour diminuer la pression dans l’oreille du patient.

Mais aussi… 
– Un taux élevé de cholestérol sanguin peut contribuer à obstruer les artères qui alimentent les nerfs de l’oreille interne. En réduisant simplement votre taux de cholestérol, vous devriez être mesure de réduire vos bruits d’oreilles. (Pour plus de détails, consultez la rubrique Douleur à la poitrine dans la section Cœur).
– II arrive que les artères à proximité de l’oreille interne exercent une pression trop forte sur le nerf auditif. Une telle anomalie vasculaire peut se corriger par le biais d’une intervention chirurgicale délicate.

Attention!
Lorsque des acouphènes s’accompagnent de vertiges, de douleurs ou d’une perte soudaine de l’ouïe, consultez sans tarder un Spécialiste.
Des problèmes de santé plus graves tels une infection, une maladie immunologique, des troubles cardio-vasculaires ou métaboliques pourraient bien être responsables de vos bourdonnements d’oreilles. Pour avoir plus de renseignements à ce sujet, vous pouvez vous mettre en rapport avec une association s’occupant des problèmes d’acouphènes.

 

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