Boulimie

Boulimie

Causes et Symptômes associés

Anorexie mentale – Accès d’hyperactivité, amaigrissement, arrêt du cycle menstruel, crises de boulimie alternant avec le refus de se nourrir, peur maladive de grossir, phases dépressives, refus de la sexualité, sensation de froid.

Dépression – Grandes fluctuations de poids, habitude de se faire vomir, ingestion de grandes quantités de nourriture, usage abusif de laxatifs et de diurétiques.

Frustration sexuelle – Mêmes symptômes que ceux mentionnés ci-dessus dans Dépression.

Stress excessif – Accélération du pouls, agitation, anxiété, baisse de la libido, bouche sèche, chute de cheveux, difficultés psychologiques, irritabilité, déprime, divers ennuis de santé (allergies, cou ou dos raide, diarrhée, maux de tête, etc.), fatigue généralisée, insomnie, manque de concentration, pertes de mémoire, sueurs froides, tensions musculaires, tremblements.

Un symptôme qui frappe au féminin
Tout comme sa consœur l’anorexie, la boulimie est un symptôme
qui frappe surtout la gent féminine. On compte en effet 1 homme
boulimique pour 20 femmes.

Les causes profondes de la boulimie
N’est pas considéré boulimique qui veut. Pour faire partie la
confrérie il faut en effet avoir eu en moyenne 2 crises par semaine,
dans les 3 derniers mois.

Ce que vous pouvez faire
Qu’il s’agisse de vous ou de l’un de vos proches, la boulimie est un symptôme de mal-être qu’il faut prendre très au sérieux.
Le boulimique, très souvent, a honte de lui-même, vit un sentiment très profond d’isolement et si rien n’est fait pour le remettre sur la bonne voie, des comportements autodestructeurs sont à craindre.

S’il s’agit d’une anorexie mentale
50 % des anorexiques ont à l’occasion des crises de boulimie.
Ces crises durent peu, même si elles sont parfois la cause de gains
de poids.
Malgré tout, il ne faut pas confondre boulimie et anorexie.
Le boulimique mange pour calmer une angoisse, alors que l’anorexique, même s’il lui arrive de se gaver, retourne toujours fatalement à son comportement de refus de la nourriture.

Si votre enfant est boulimique
Ne faites pas l’erreur commune, à savoir tenter de régler vous-même le problème. Malgré toutes vos compétences de parent, vous êtes sans doute la personne la plus mal placée pour agir.
Un comportement boulimique, en effet, tire très souvent son origine de relations parents/enfant passablement chaotiques.
Il faut donc éclaircir tout cela. Aussi, n’ayez pas peur, consultez votre médecin de famille. Il vous indiquera les ressources appropriées, de même que les moyens pour trouver une solution aux difficultés de votre enfant.
En attendant, soyez calme, patient, autrement dit. à l’écoute de votre enfant. Plutôt que de le réprimander ou de le corriger, essayez de le faire parler. Sans doute, ce faisant, trouverez-vous l’origine de son mal – qui consiste, la plupart du temps, en un criant manque d’amour.

S’il s’agit d’une dépression
Elles ne sont pas rares les personnes qui cherchent consolation
dans la nourriture lorsqu’elles traversent une phase dépressive. Un
deuil, une séparation, une perte d’emploi, tout peut les pousser vers
un comportement alimentaire irréfléchi.
Si c’est votre cas, vous pouvez vous en sortir. Mais à une seule condition: consultez. Ou, à tout le moins, parlez de vos angoisses à un proche.
– Si vous consultez – de préférence voyez un médecin -, sans doute vous prescrira-t-on des antidépresseurs. Ce sera pour votre plus grand bien.
– En même temps, un régime alimentaire plus équilibré vous sera proposé. Suivez-le à la lettre car il est très important que vous preniez des habitudes nouvelles et plus saines.

S’il s’agit d’une frustration sexuelle
Souvent chez les femmes la frustration sexuelle s’exprime par des accès de boulimie. Elles ne font alors qu’aggraver leur état, car les crises de boulimie ont très souvent comme corollaire la perte de
l’estime de soi. Ce qui n’est pas le meilleur passeport pour trouver
l’âme sœur, vous en conviendrez!
Il faut donc agir. Quelques remèdes sont à considérer.

S’il s’agit d’un stress excessif
Pour calmer votre angoisse, voire pour oublier vos soucis, vous mangez ad nauseam. D’autres se lancent plutôt dans l’alcool. Ce qui n’est guère mieux au bout du compte, voire pire, car rien de la sorte n’est réglé, bien au contraire.
Consultez à ce propos les exercices antistress recommandés à la
rubrique Stress excessif dans la section Cerveau et système
nerveux.
D’autres remèdes sont aussi à prendre en considération. Par
exemple:
mangez toujours vos 3 repas par jour, même en période de crise.
En d’autres mots, restez régulier sur le plan alimentaire; évitez de vous peser. La balance, dans votre cas. n’exerce qu’une
fonction: accroître votre degré de stress; faites l’inventaire, quotidiennement, de tout ce que vous pouvez avaler, même les jours où vous n’avez pas de crise.

Mais aussi…
Quelle que soit la cause de votre boulimie, il serait bon que vous fassiez l’inventaire de votre vie passée et présente. Avez-vous, par exemple, été victime d’abus sexuels dans votre enfance? Vos relations avec vos parents ont-elles été harmonieuses ou au contraire
marquées du sceau du conflit perpétuel?
On remarque aussi chez nombre de boulimiques une tendance marquée à surconsommer de l’alcool, des médicaments, etc. Est-ce votre cas?
De même, avez-vous des problèmes d’ordre névrotique? En
d’autres mots, souffrez d’une phobie en particulier, de panique, de
peur des autres, etc.?
En sachant tout cela, en tentant de débroussailler votre existence, vous accroîtrez vos chances de succès lors de votre traitement. Rien de mieux, en effet, que de mettre le doigt sur le bobo pour le faire disparaître.

 

 

 

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