Absence de bruits abdominaux

Absence de bruits abdominaux

Causes et Symptômes associés

Iléus paralytique: Douleurs à l’abdomen, nausées, ventre distendu, vomissements

Dressez l’oreille
Un système digestif normal n’agit pas dans le silence. Il émei des
bruits : borborygmes, flatuosités, gargouillis, etc. Ces bruits indiquent tout simplement que le processus de la digestion suit son cours. Mais il y a bruits et bruits. Si ceux qui se disputent la palme dans votre ventre prennent une véritable allure de cavalcade ou de symphonie cacophonique, posez-vous des questions (voyez Bruits abdominaux dans la section Système gastro-intestinal). Demandez-vous s’il n’y a pas une raison à cette suractivité, raison qui devrait peut-être vous pousser à consulter.
Posez-vous également des questions si c’est tout le contraire qui se produit, à savoir une totale absence de bruits abdominaux. Une totale absence de bruits abdominaux laisse également subodorer certains problèmes, entre autres et surtout d’ordre digestif. Mais une totale absence de bruits abdominaux n’est pas chose facile à détecter, pour le simple mortel. Pour y arriver, il faut souvent l’oreille exercée d’un médecin. Dans le doute, donc, consultez. Par ailleurs, comme vous le verrez un peu plus loin, certaines substances (ou médicaments) et certains actes médicaux peuvent considérablement ralentir l’activité abdominale. Aussi, avant de troubler la quiétude de votre médecin, lisez d’abord S’il s’agit de causes diverses. Peut-être y trouverez-vous la raison de la brusque accalmie de votre ventre.

Ce que vous pouvez faire
Si votre ventre observe un repos un peu trop suspect, de deux choses l’une : ou bien ce repos est dû à une cause tout à fait extérieure (médicament, intervention chirurgicale, etc.), auquel cas il vous faudra tout simplement prendre votre mal en patience ou consulter votre médecin s’il y a lieu ; ou bien il s’agit d’un trouble d’ordre intestinal qui requiert des soins immédiats. Comment savoir si c’est cette dernière hypothèse qui doit être retenue ? Faites l’inventaire de vos autres symptômes, si vous en avez. Avez-vous souvent mal au ventre, par exemple ? Éprouvez-vous des nausées, vomissez-vous ? Si c’est le cas, le besoin de consulter s’impose. À l’inverse, ne vous alarmez pas inutilement. Il y a tout lieu de croire que votre abdomen n’a été l’objet que d’une fausse alerte.

S ‘il s’agit de causes diverses 
Au Moyen-Age, le ventre était souvent comparé à une marmite d’alchimiste. Il s’y passe d’étranges choses, disait-on. C’était un lieu de transformations que Ton ne comprenait pas toujours. De fait, le ventre a ses secrets bien à lui. Un rien le perturbe. Un rien également le pousse à s’assoupir. C’est ce que font, par exemple :
– certains médicaments, tels les anticholinergiques (inhibiteurs du système nerveux), les opiacés (codéine) et ceux de la famille des phénothiazines (calmants) ; l’anesthésie de type général ou péridurale ; une radiothérapie de la région abdominale ;
– une intervention chirurgicale à l’abdomen (ses effets paralysants peuvent durer de 1 à 5 jours).

Comment réagir face à ces situations
Dans certains cas (anesthésie ou intervention chirurgicale), il faut bien sûr laisser le temps faire son œuvre. Lui seul réussira à réinsuffler un peu d’activité à vos viscères.  Si vous suivez un traitement en radiothérapie, par contre, ou prenez des substances inhibitrices, parlez-en à votre médecin. Il vous indiquera sûrement quelques moyens pour réveiller votre volcan. Vous pouvez aussi agir en modifiant votre alimentation de façon à ce que votre système digestif se régularise.

S’il s’agit d’un iléus paralytique
L’activité nerveuse commandant votre intestin grêle est en panne. Mais cette panne est transitoire. Elle peut être due à l’un ou l’autre des problèmes suivants :
– une dilatation anormale de l’intestin (qui peut impliquer la présence d’une tumeur, la torsion de l’intestin grêle, etc.) ;
– une infection intra-abdominale ayant donné naissance à un abcès ;
– une obstruction de type vasculaire ;
– une erreur survenue lors d’une intervention chirurgicale :
– une perte importante de potassium causée par des diarrhées ou des vomissements (une carence en potassium peut être cause de paralysie musculaire) ;
– une colique néphrétique, c’est-à-dire une dilatation brusque des voies urinaircs (celles-ci exercent en retour une pression sur l’intestin grêle, le paralysant par le fait même).

La conséquence d’un iléus paralytique
II entraîne nécessairement une occlusion intestinale, en d’autres mots, l’arrêt de l’évacuation des matières fécales et des gaz. C’est donc un problème de santé sérieux et auquel il faut remédier sans délai.

Le traitement de l’iléus paralytique
Il dépend essentiellement de la cause. La chirurgie figure parmi les modalités d’intervention (dans les cas d’obstruction et de torsion de l’intestin grêle, par exemple), de même que la succion du contenu des voies digestives et la réhydratation.

Mais aussi…
Douleurs abdominales, nausées et vomissements sont des signes certains de dérangements intestinaux sérieux. N’hésitez donc pas à leur accorder toute l’importance qu’ils méritent. Consultez. N’attendez pas d’être déshydraté.
– Si vous êtes constipé, rempli de gaz depuis plusieurs jours et avez mal au ventre, demandez-vous si vos voies intestinales ne sont pas obstruées. Si c’est le cas, agissez, car vos viscères risquent de vous jouer de bien mauvais tours. Une perforation gastro-intestinale (voyez Abdomen rigide dans la section Système gastro-intestinal) est vite arrivée et celle-ci peut être mortelle.

Attention !
L’absence de bruits abdominaux étant difficile à diagnostiquer par soi-même, soyez plutôt à l’écoute de vos autres symptômes. Si vous n’en notez aucun, tant mieux pour vous. Sinon, ne tentez surtout pas de vous autotraiter en prenant, par exemple, des laxatifs. Si vous suspectez une forme d’occlusion intestinale, les laxatifs ne pourront qu’AGGRAVER VOTRE MAL.

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